Il y a cent ans, mon grand-oncle Henri mourait pour une France que les socialistes détruisent

VERDUN-VOIE_SACREECela fera 100 ans le 10 septembre prochain…

Ce jour-là, le 10 septembre 1914, mon grand-oncle Henri mourait au champ d’honneur, tué au combat d’une balle au front, dans les derniers jours de la bataille du Grand-Couronné de Nancy. Il mourait pour la France comme les milliers de ses frères d’armes qui l’avaient précédé et comme les centaines de milliers qui allaient le suivre dans la tombe.

Il aurait eu 32 ans cent jours plus tard, mais il ne les a pas vécus, non plus que les quelques décennies qu’il était en droit d’espérer de sa condition humaine.

Pendant des semaines, des hommes valeureux s’étaient battus pied à pied, disputant à l’ennemi chaque pouce du sol de la Patrie ; certains points stratégiques furent gagnés et reperdus jusqu’à huit fois au cours d’une même nuit ! Grâce à cette bataille quelque peu méconnue, grâce au sacrifice de tant de ces héros, Nancy ne fut pas occupée de toute la guerre. En outre, sans cette résistance opiniâtre, les troupes allemandes fixées en ces lieux auraient pu rejoindre la Marne : quelle eût été, alors, l’issue de cette autre grande bataille ?

Pour ces hommes-là, à coup sûr, la Marseillaise n’était pas un « karaoké d’estrade » !

En entendant, il y a quelques mois, rapporter ces mots odieux prononcés, hélas ! hélas ! trois fois hélas ! par un ministre de la République, c’est à lui, c’est à Henri que j’ai pensé aussitôt. À lui et à tous les autres qui périrent avant leur temps, sans rien avoir vécu, ou presque, de ce qui fait une vie d’homme.

Ils avaient vingt ans, vingt-cinq ans, trente ans et faisaient le sacrifice de leur vie au nom d’un idéal patriotique dont les symboles étaient le drapeau et l’hymne national. Ils aimaient la France physiquement, charnellement, passionnément. Ils étaient Français de souche et de racines, de tronc et d’écorce, de branches et de feuilles. Ils étaient Français de cœur et de sang, de peau et de frisson, de corps et d’âme, même lorsque leurs parents ou grands-parents étaient nés ailleurs : ceux-là leur avaient appris à aimer la terre qui les avait accueillis et qui était, désormais, celle de leurs enfants.

Rien n’égale la haine d’un indépendantiste, quel qu’il soit, pour le pays dont il veut divorcer (sans renoncer, toutefois, à une confortable pension alimentaire : on veut être indépendant, certes, mais on acceptera et même on réclamera d’abondants subsides du cochon de payant tellement honni), rien n’égale cette haine, donc, pas même celle de l’ennemi héréditaire ! J’ai entendu, il y a peu, un indépendantiste corse – à qui l’on demandait ce qu’il pensait de Napoléon 1er – déclarer ceci, en substance : « Il (Bonaparte) avait juré, en quittant la Corse, de faire à la France tout le mal qu’il pourrait. Eh bien, il a tenu parole ! »

J’ai alors compris le noir dessein de l’indépendantiste guyanaise qui occupe aujourd’hui un ministère régalien dans le gouvernement d’un pays qu’elle vomit.

Cayenne Taubira, Garde des Sots et ministre de l’a-justice, femme-sandwich du mur des cons, arme de destruction massive du Syndicat de la Magistrature, celui-là même qui, il y a quelques années, représentait, sur un document de propagande électorale, un policier sous la forme d’un porc revêtu d’un uniforme (au fait, à quoi ont-ils été condamnés pour cette injure publique et collective à l’endroit d’hommes et de femmes qui risquent leur vie pour assurer notre sécurité ? Si elle avait su, Anne-Sophie Leclère aurait choisi un autre animal qu’un singe pour brocarder la funeste), Cayenne Taubira, donc, grande prêtresse vaudou aux yeux qui roulent, a décidé de zombifier la France.

Lorsqu’une armée étrangère envahit un pays, elle s’empresse d’ouvrir les portes des prisons et d’en libérer la racaille qui s’y trouve. D’abord, cela libère de la place pour les patriotes à venir, les résistants qui s’emploieront à la combattre. Ensuite, une population menacée quotidiennement de viol, de pillage, d’agression, d’assassinat même, par la canaille triomphante et sûre de son impunité, n’aura plus l’énergie nécessaire pour combattre l’ennemi qui occupe son sol.

Voilà donc le but inavoué de Cayenne Taubira : en 2017, des délinquants passibles de vingt ans de prison – en cas de récidive légale – pourront rester libres de leurs mouvements (avec un bracelet électronique, et encore : quel châtiment, quelle dissuasion, quelle exemplarité !) et défier leurs victimes, les menacer, les faire vivre dans la terreur. Nous restera-t-il alors assez de force pour nous rebeller contre cette oppression, pour chasser les félons qui nous gouvernent ? On peut faire confiance aux juges, devenus aujourd’hui les gardiens sourcilleux de l’orthopensée, pour traquer impitoyablement… les criminels des mots interdits, les déviants de la pensée unique, les téméraires pourfendeurs de l’islamoperie ! En revanche, ils pourront déployer leur infinie mansuétude au bénéfice de tous ces fils de France issus de la diversité – tellement enrichissante – quand nous ne sommes, nous souchiens de souche, Français de France, Gaulois de Gaule, qu’issus de la triste et morne uniformité (pourquoi pas des fins de race, des consanguins, tant qu’ils y sont !). Finalement, les juges d’aujourd’hui en France sont comme Allah (ça tombe bien), grands et miséricordieux ! Oui, mais pas avec tout le monde ! Pas avec Christine, ni avec Pierre, ni avec Pascal. Pas avec Éric Zemmour. Pas avec ces Hommes debout qui comptent dans leurs rangs tant de femmes valeureuses…

Aujourd’hui, donc, un ministre conchie notre hymne national. Aujourd’hui, la rue arabe, la racaille étrangère, même quand elle est née sur notre sol, brûle notre drapeau pour lequel sont morts tant d’hommes de noble pensée. Elle se livre, sans coup férir, à de nouvelles nuits de cristal, chaque fois qu’elle en trouve le prétexte, saccageant, brûlant, dévastant des commerces ou des lieux de prière de mes chers compatriotes juifs. Je vois des voitures de police lapidées par la canaille et obligées de fuir piteusement, et je me sens comme cet homme, plus très jeune, assistant sur le trottoir au défilé des troupes allemandes sur les Champs-Élysées dans la France vaincue de 1940 ; on l’aperçoit, sur une photographie célèbre prise alors, contemplant le désastre, le visage tordu de chagrin, de honte et de colère.

Ce que je ressens aujourd’hui n’est pas le chagrin et la pitié, pour reprendre les mots de Marcel Ophüls, c’est le chagrin et la colère.

Aujourd’hui, alors que nous pensions avoir connu le pire de la présidence du gastéropode de l‘Élysée qui, comme ses congénères, ne sort que quand il pleut, la funeste prêtresse venue d’ailleurs vient de se voir adjoindre les services d’une cadette prometteuse, Vau-l’eau Belkacem la bien nommée, Marocaine d‘abord et Française (si peu), issue comme elle de cette mystérieuse école des sorciers où l’on apprend à cahuzacer avec un aplomb d’airain, une impassibilité de bronze, un culot d’acier trempé ! Non vraiment, de telles prouesses sont hors de portée de simples mortels : il y a là du balai que l’on chevauche les nuits de pleine lune…

« Les yeux dans les yeux, en vérité je vous le dis : la théorie du genre n’existe pas ! C’est une rumeur malveillante, une invention abracadabrantesque de personnes malintentionnées, réactionnaires à coup sûr, fascistes sans doute, des résidus de France moisie aux idées nauséabondes et qui votent probablement pour le Front national, tellement éloigné de nos communes valeurs républicaines. Notre seul but est de promouvoir, auprès des enfants, l’égalité entre les hommes et les femmes… »

Comment fait-elle ? Comment font-ils ? Même si je le voulais, je ne le pourrais pas. Je me troublerais, m’empourprerais, me trahirais… Le remords, le long remords baudelairien viendrait ensuite, qui ne me laisserait plus une nuit de répit…

La théorie du… quoi, déjà ?

La plus grande ruse du Diable, c’est de faire croire qu’il n’existe pas !

Ainsi donc, la grande prêtresse et la petite sorcière (pas malade, celle-là, mais maléfique à coup sûr), la Guyanaise et la Marocaine, Cayenne et Cobra vont-elles achever de détruire ce qu’il restait de la Justice et de l’École, de la loi et du savoir, de l’ordre et de la morale.

Ainsi donc, sous la haute autorité de Matamore Valls, dit El Caïdo, dit le Samouraï en raison de l’unique expression de son visage à la télévision – mâchoires serrées et sourcils froncés, comme qui vous savez dans le film éponyme –, ainsi donc, disais-je, vont-elles poursuivre l’œuvre entreprise de destruction massive et définitive de cette France qu’elles haïssent et dont elles veulent remplacer le peuple qui est pourtant, ou qui devrait être dans une démocratie digne de ce nom, leur unique et légitime souverain.

Alors, je songe au film de Raymond Bernard (fils de Tristan) : « Les croix de bois ».

J’imagine, sortant de leur tombe, ces millions de Morts pour la France, ces gueules cassées, ces mutilés, ces broyés de l’Histoire ; je les vois défiler dans nos villes et dans nos campagnes, sombres et muettes cohortes, masse ondulante de mémoire et de nuit, peuple silencieux des catacombes affrontant à nouveau la lumière de nos jours.

J’ai devant les yeux ces spectres innombrables, ces fantômes familiers venus de toutes les guerres de notre violente et belle Histoire, morts souvent sans postérité, avant d’avoir vécu vraiment, ou alors si peu, si peu que rien.

J’aperçois Henri, mon grand-oncle, fauché à trente ans passés, c’est-à-dire à un âge où l’on a compris que l’on était mortel, où l’on n’est plus protégé par la bienfaisante inconscience de la prime jeunesse persuadée, elle, que la mort est pour les autres et pour eux seuls ; Henri qui, marié, n’eut pas le temps de faire un enfant, ni de planter un arbre, ni d’écrire un roman…

Je perçois leur muet reproche : « Nous avons consenti au sacrifice de notre vie, nous avons accepté de mourir pour la France, quand vous n’aviez, vous, qu’à vivre pour elle. On crache sur notre hymne national, on souille notre drapeau, on traîne quotidiennement dans la boue notre pays et son Histoire, son peuple, son âme et sa mémoire… Que faites-vous, frères français qui après nous vivez ? »

Et moi, devant Henri, mort pour la France le 10 septembre 1914, moi, transi de honte et de remords, de chagrin et de colère,

 

« Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,

Voyant couler des pleurs de sa paupière creuse ? »

 

Raphaël Delahaut

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