Il y a quarante ans, le Général Jean-Paul Etcheverry…

livreetcheverryDans l’époque particulièrement trouble dans laquelle notre Patrie est entrée, et alors que tant de moutons bêlent, il est intéressant de relire (ou de lire pour ceux qui n’ont pas encore eu cette chance) le livre du général Jean-Paul ETCHEVERRY.
Lettre ouverte à tous ceux qui la ferment … … ou le prix de la liberté 
Cet ouvrage a été publié en janvier 1976 aux Éditions FRANCE – EMPIRE Il est probable qu’il ne soit plus disponible que dans des bibliothèques ou chez des libraires présentant des livres anciens. Le texte suivant est en préface à cet ouvrage :   « Il a toujours existé dans notre pays des hommes désintéressés, appliqués à sauvegarder l’intérêt national en dépit de l’avidité, de l’indifférence, et du laisser-aller.  
Marqués du sceau de la responsabilité, et l’assumant par devoir, souvent contre le goût de plaire, ils appartiennent à tous les milieux, partis politiques, administration, armée, enseignement, presse. Ils sont les vigiles attentifs et parfois méconnus des libertés des français, sentinelles sur les remparts.  
C’est à eux que je dédie ce livre. Mais c’est pour « la majorité silencieuse » que je l’ai écrit. Les idées qui y sont exprimées n’engagent que ma stricte responsabilité » Dans le premier paragraphe du premier chapitre, le Général ETCHEVERRY a écrit : La lettre ouverte est à la mode … Tout le monde en écrit à tout le monde… Alors, moi aussi, j’ai eu envie d’en commettre une sur un problème qui ne passionne pas les foules mais qui me tient à coeur : la Défense.
Dans les derniers paragraphes du dernier chapitre , le Général ETCHEVERRY a écrit : « Amis de la majorité silencieuse, qui avez peur de passer pour des fossiles, vous risquez de travailler toute votre vie pour vous faire un bel enterrement ! Réveillez-vous … Le décor est planté…   
Je n’ai pas écrit ce livre pour vous plaire mais pour vous alerter, vous faire comprendre que lorsque l’on dine avec l’ours il faut une longue cuillère, pour vous inciter à mieux aimer votre pays et ce qu’il représente et à défendre l’État et ses structures, garantes de votre art de vivre et de vos biens matériels.   
Vous pouvez un jour être mis au pied du mur : ou vous coucher ou vous battre. Si vous préférez vivre couchés, cette lettre n’a aucune raison d’être. La maison brûlera et les cendres qui resteront seront celles de vote pays. Réfléchissez … Il n’est pas trop tard …   Mieux vaut se battre à Verdun que mourir à Dachau.   
La défense c’est le prix de la liberté ! »
Un livre qui aurait pu être écrit hier !
Jean-François Cerisier

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