Ils annoncent 40 000 mineurs isolés, il y en an 160 000 en France !

Publié le 5 août 2020 - par - 23 commentaires - 1 592 vues

Un article du Figaro du 30 juillet reflète le traumatisme ressenti devant « l’inquiétante violence des mineurs clandestins, passés de victimes à bourreaux », notamment à Bordeaux, métropole de caractère paisible, devenue un haut lieu de l’insécurité où les agressions au couteau sont, paraît-il, devenues quotidiennes.
Dès la première ligne, le journaliste indique que les MIE-MNA (mineurs isolés étrangers-mineurs non accompagnés) seraient 41 000 sur le territoire français. Mais ceux-ci sont, en principe, pris en charge par les départements et ne sont plus des clandestins. Il apparaît donc une confusion sur la nature de ces mineurs et sur leur nombre.

En réalité le chiffre des MIE-MNA présents sur le sol français à la fin de 2019 peut être estimé, si l’on prend en compte, en plus de ceux pris en charge par les départements, les jeunes qui n’ont pas été évalués et ceux qui ont fait l’objet d’un refus de prise en charge, entre 150 000 et 200 000.

Un historique court mais foudroyant
À l’échelle nationale, selon les chiffres de l’Assemblée des Départements de France (ADF), le nombre de MIE, sur l’année 2013, évalué initialement à 1 500, était plus proche de 2 500. En réalité le nombre d’enfants et d’adolescents étrangers livrés à eux-mêmes sur le territoire français était estimé autour de 8 000. Seulement un tiers de ces jeunes auraient été repérés et pris en charge par l’État chaque année.

De 2014 à 2016 les chiffres ont progressé sensiblement pour s’établir à environ 10 000 à fin 2016.

Au 31 /12/2018 le stock de MIE-MNA pris en charge par l’ASE (Aide sociale à l’enfance) par décision judiciaire a été estimé par l’ADF à 41 000, répété ad nauseam par les médias et non actualisé aujourd’hui au 31/12/2019.

Ce chiffre est lui-même approximatif et imprécis car on ne sait pas clairement s’il comprend ou non les MIE-MNA en cours d’évaluation en plus de ceux pris en charge par les ASE départementales.

Une tentative d’évaluation des MIE-MNA pris en charge au 31/12 /2019.

Il est loisible d’estimer le nombre de MIE-MNA pris en charge par les départements au 31/12/2019 sur la base des statistiques de la MMNA (Mission MNA).

– stock au 31 /12/2016 : 10 000
– prise en charge 2017 : 15 904
– prise en charge 2018 : 14 908
– prise en charge 2019 : 16 760
Sous total : 57 572.

Moins sorties au bout de 3 ans : -10 000
Total : 47 572

Quatre observations

– Le total de 47 572 devra être confronté avec le chiffre quasi officiel du 31/12/2019 qui finira bien par apparaître quelque part un jour ;
– Le chiffre des sorties est subodoré sur la base d’une prise en charge pendant trois ans ;
– Au total ci-dessus, il faut ajouter, selon un rapport bipartite de 2018, 5 000 jeunes bénéficiant d’un contrat jeune majeur ;
– Il faudrait ajouter les jeunes en cours d’évaluation gérés par les départements.

Le rapport de la mission bipartite de 2018
Devant l’arrivée massive de MIE-MNA, principalement africains, sur le sol français depuis plusieurs années, une mission a été confiée à plusieurs administrations et à l’ADF afin d’identifier des solutions opérationnelles permettant d’améliorer l’efficacité, la cohérence et la soutenabilité budgétaire de la phase d’évaluation et de mise à l’abri des MNA.
La mission a rendu deux rapports, le dernier en date du 15 février 2018. Ce rapport au contenu très administratif est particulièrement révélateur quant à l’évaluation du nombre annuel d’évaluations de MIE-MNA arrivant en France.

Selon ce rapport, une enquête flash a été lancée en janvier 2018 par l’ADF auprès de ses adhérents. Cette enquête conduit à estimer à plus de 54 000 le nombre d’évaluations de la minorité et de l’isolement effectuées par les départements en 2017, soit un doublement par rapport à 2016.
Cela voudrait dire que, selon cette enquête, environ 54 000 « mineurs » sont entrés en France en 2017 et ont été évalués. Seuls 15 904 ont été pris en charge. On peut penser que la différence, soit 38 000 a rejoint les rangs des demandeurs d’asile et plus sûrement des clandestins.
La mission bipartite a également retenu trois hypothèses de travail pour les prévisions de coût des évaluations correspondant dès 2018 aux flux d’arrivée suivants de MNA destinés à être évalués et pour une large partie d’entre eux à être pris en charge : 40 000, 50 000 et 60 000 accueils.

Ainsi au nombre moult fois répété de 41 000 pris en charge, il convient, pour avoir une plus juste idée de l’impact démographique du phénomène des MIE-MNA, d’ajouter ceux qui ont déboulé dans notre pays et qui ont fait l’objet d’un refus.
Pour nos calculs nous retiendrons le chiffre annuel de 54 000 évaluations pour 2017 et les deux années suivantes.
Une évaluation complète de la présence de MIE-MNA au 31/12/2019.
1°- Total des pris en charge au 31/12/2019 : 47 572

2°- MIE-MNA évalués et non pris en charge en 2017, 2018 et 2019 :  114 428
(54 000*3) – (prises en charge sur 3 ans = 47 572)
3°- Contrats jeunes majeurs : 5 000
Total : 167 000
Ainsi le nombre de MIE-MNA présents en France, qu’ils soient pris en charge ou non, n’est pas de 41 000 mais apparaît bien supérieur puisque estimé à 167 000.

Trois observations
– Il faudrait tenir compte des MIE-MNA arrivés avant 2017 ;
– Plus que probablement des MIE-MNA se trouvent en France, ne se sont pas présentés à l’évaluation et ont rejoint la délinquance de plus en plus active, agressive et criminelle comme à Bordeaux. L’estimation de leur nombre ne semble pas possible ;
– Enfin choisir un nombre annuel de 54 000 évaluations ne semble pas exagéré. En effet les documents administratifs se contredisent entre eux et sont parfois indiscrets, Dieu merci.

C’est ainsi qu’à la lecture d’une discrète note de bas de page du rapport bipartite on apprend que 71 962 évaluations de minorité et de l’isolement auraient été réalisées effectivement en 2017. Le nombre de jeunes évalués mineurs s’établirait à 41 741, soit 59 % des jeunes évalués et soit nettement plus que les 14 908 jeunes cités ci-dessus.
Par prudence nous en resterons au chiffre de 54 000. Mais cette note jette une ombre sur la réalité ou la sincérité des chiffres officiels mis en avant par l’ADF.

Perspectives des années à venir
Nous avons vu que la mission bipartite a retenu trois hypothèses de travail pour les prévisions de coût des évaluations correspondant dès 2018 aux flux d’arrivée suivants de MNA destinés à être évalués : 40 000, 50 000 et 60 000 accueils.
Ces prévisions ont été réévaluées en 2019 dans la méthode d’évaluation présentée dans la fiche d’impact générale du décret n°2019-670 du 27/6/2019 relatif à la participation forfaitaire de l’État à la phase de mise à l’abri et d’évaluation des personnes se déclarant mineures et privées de la protection de leur famille : « La détermination de l’impact de ce nouveau barème repose sur une estimation de 62 000 jeunes se présentant comme MNA en 2019, 74 000 jeunes en 2020 et 89 000 jeunes en 2021 ».

Ainsi dans les deux prochaines années c’est un total prévisionnel de 163 000 MIE-MNA qui pourraient débarquer en France et qui viendraient s’ajouter aux 167 000 des années 2017 à 2019. Au total un tiers de million en cinq années.

Un coût probablement sous-estimé
Le coût des MIE-MNA le plus souvent cité par l’ADF est, sur la base d’un coût par individu de 50 000 € de 2 Md€ ce qui n’est déjà pas rien.
Un article du Figaro.fr du 16 mars 2016 a estimé le coût journalier de « ce public fragile » à plus de 200/€ jour soit 73 000€/an, identique à celui communiqué par Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur, en 2014.
Ainsi, à un moment où l’on compte 6 M de chômeurs et des millions de Français qui vivent dans la précarité ou la pauvreté, où des artisans et des agriculteurs se suicident en nombre parce qu’ils ne peuvent plus faire face, l’État affecte au moins 50 000 € et peut-être 73 000 € à chaque MIE-MNA, clandestin à l’origine, sans mérite ni compétence, qui ne peut se targuer que d’avoir été pris en charge par des passeurs et leurs complices : les associations.

Le coût pour 2019 de cette triste histoire pourrait être compris au titre des 47 572 MIE-MNA pris en charge, entre 2,4 Md€ et 3,5 Md€.
Ce chiffre ne tient évidemment pas compte du coût des MNA non pris en charge ou non mineurs et de ceux qui ne se font pas évaluer. De même n’est pas évoqué le coût financier mais aussi moral et humain des exactions de nombre d’entre eux comme à Bordeaux.

En conclusion
Le chiffre de 41 000 MI-MNA cité sans relâche dans les médias ne concerne que le 31/12/2018. Attendons le chiffre du 31/12/2019.
Quoi qu’il en soit, il apparaît particulièrement trompeur car il ne concerne que les jeunes pris en charge par les départements à l’exclusion de ceux qui ne se présentent pas à l’évaluation et surtout de ceux à qui est opposé un refus de prise en charge.

Notre estimation de la présence de MIE-MNA en France, en hausse fulgurante depuis 2013, est beaucoup plus élevée comme cela est démontré plus haut : entre 150 000 et 200 000.

Il est difficile de croire que les pouvoirs publics et les organismes statistiques se trouvent dans l’impossibilité de présenter des évaluations de la présence globale de MIE-MNA dans notre pays.

S’ils trouvent que nos estimations sont exagérément gonflées, qu’ils nous le démontrent et qu’ils fournissent des estimations chiffrées même approximatives mais justifiées de ce déferlement criminogène comme c’est leur devoir. Et alors qu’ils démentent les informations contenues dans leurs propres documents. Sinon à quoi servent-ils et pourquoi les payons-nous ?

André Posokhow
5 juillet 2020

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Notifiez de
Eric Fletcher

Avec les MNA, majoritairement des adultes, il y a une solution très simple ! Ils disposent tous de smartphones dernier cri. On saisit ces smartphones et on en lit le contenu. Et on y trouve le pays d’origine du MNA et l’adresse de sa famille avec laquelle il est en contact régulier. Et auprès de laquelle, on peut tout de suite le renvoyer, pour effacer les angoisses de son absence !

Irina

“Devant l’arrivée massive de MIE-MNA, principalement africains”

Connaît-on le pourcentage de moyen-orientaux (afghans, pakistanais…) ?

POLYEUCTE

Un peu compliqué…
J’ai toujours été surpris par le coût de 50.000 / an. pour “un” MNA.
Combien de “familles” Françaises n’ont pas ce revenu annuel ?

zéphyrin

merci André de ces chiffres qui collent davantage avec la “réalité ressentie”.
Combien de collabos n’auront même pas la curiosité de lire ou d’écouter outre radio paris ? (sourire)

Patapon

“Le gouvernement ment,il ment ,il ment énormément .”

Sniper83

Où se trouvent les politicards assez “couillus” pour décider et agir pour expulser ces racailles mineures ou pas par cargos entier direction l’Afrique ??? Y’en a pas hélas donc la solution sera une guerre civile pour éliminer toutes les racailles de France et de Navarre, sinon pas de salut pour la France qui sera devenue un pays de nègres !!!

ven85

et sniper,40 ans que EX FN ET RN ,vous ont avertit sur l’immigration,alors ne vous plaignez pas,car ce n’est qu’un debut,comme l’a dit LE PEN,un jour arrivera quand vous croiserez un immigrenvlus baisserez les yeux et changerez de trottoir,ce jour est arrive

nitiobriges

ven85,vous n’avez toujours pas compris que le fn-rn,font parti de l’opposition controlé.qu’ils ne feront rien, voir la pétasse au soir de sa défaite.dansant avec sa coupette de champagne, et son sourire de traitresse.ils font parti du système,d’ailleurs étudiez le mot parti.quand à sniper 83,je doute qu’il rase les trottoirs et baisse les yeux.pas comme vous, et comme vous le dites si bien.ce jour est arrivé pour vous.

nitiobriges

en effet sniper 83,car votre département le var doit être envahi jusqu’a la gueule.le mien n’est guère mieux car habitant le 47. lot et garonne je vois chaques jours que nous sommes grand remplacés.c’est l’invasion des criquets.arvi pa patriote.

alain pierre

S’il y a bien une chose à soigner quand on écrit un article afin que l’on comprenne bien le sujet traité, c’est le TITRE.
Lorsque le titre est écrit en “petit-nègre” on imagine aisément le reste et …. on passe son chemin sans lire une seule ligne.
C’est ce que j’ai fait.

Didier

Dommage pour vous et un peu méprisant quand on imagine les heures de boulot en amont…Je sais que cela ne me regarde pas, mais putain…

Irina

L’article est pourtant réellement intéressant. Vous devriez le lire.

François BLANC

mineurs dont l’âge varie entre 18 et 45 ans

Jacques GUILLEMAIN

Merci pour cet excellent travail très fouillé.
Personnellement, quand je parle de l’invasion annuelle, j’ajoute aux 300 000 visas longue durée et aux 120 000 demandeurs d’asile, le chiffre de 50 000 mineurs isolés, pour un coût annuel de 2,5 milliards. ( 50 000 x 50 000 )
A cela, s’ajoutent les dizaines de milliers de clandestins.
Donc plus de 500 000 migrants chaque année, qui ne repartiront jamais
Chiffres qui expliquent une bonne part de notre ruine

Patapon

La plupart sont analphabetes et ne parlent pas Français,ou tres mal.Que pourrions nous en attendre?

Christophe L

Ces jeunes mineurs isolés deviennent ensuite de jeunes majeurs placés dans des foyers de jeunes travailleurs et formés dans des centres de formation tels que l’AFPA et l’ASFO pour ensuite rentrer dans le monde du travail de l’Afrance, pendant que les jeunes Gaulois disparaissent dans les méandres du pôle emploi et l’indifférence générale.
📯⚔️🇫🇷

patphil

le cout est non seulement financier mais aussi agressions dans les rues

Patrick.Matthiote

Pour résumer, on va simplement dire que grâce à la perversion naturelle de nos pseudos élites politiques depuis quelques années (qui font venir cette engeance dans un but non avoué, bien que la finalité n’en soit pas très nette…), jamais ce pays n’aura connu un tel niveau de délinquance et criminalité, on ne parle même plus d’incivilités dépassées depuis longtemps, et le tout sur fond de la ruine et la faillite économique qui arrive à grand pas…
Niveau sociétal toutes nos grandes villes ont désormais atteint le niveau des favelas de rio, en pire ! La majorité d’électeurs devrait pourtant s’interroger devant une telle descente aux enfers, mais…même pas !

Alcide

Sur la prévision d’accueil, dans la perspectives des années à venir, pour les années 2019 jusqu’à 2021, n’est ce pas : 225000, qu’il faut compter; Soit 62000+74000+89000., Ou, alors, je n’ai peut être, rien compris au film.

La main de ma soeur.

Il y a au minimum un million de Clandos, mineurs ou majeurs qui doivent être ramenés de toute urgence dans leurs pays. cela n’est qu’un début. Pour la deuxième étape c’est du cas par cas, sachant que les délinquants récidivistes après le relevé ADN ont le voyage retour définitif gratuit, offert !
Dans les prisons presque la majorité des détenus était étranger, avant que la Bellou-bête n’en libère 13000.

ven85

les francais vont ils se reveillez? notre pays est envahis et les francais sont de vrais moutons,400 000 immigres par an sans papiers,ils arrivent par milliers par l’italie,via la france,car ils sont pris en charge a 100% alors que 50% de francais n’ont pas de mutuel,trop pauvre,reveillez vous,nous allons mourrir,egorger,2022,dernirere chance, soit le seul parti qui nous avertit depuis 40ans sur l’immigration et autres,X FN ET RN,marine le pen est elu,pour les renvoyez au bled,soit la france sera un liban et la guerre civile,aux armes citoyens,ils viennent jusqu’a dans nos campagnes,egorges,nos filles et nos compagnes

"à la" poubelle !

Tous ces “mineurs” ne commettent jamais des délits mineurs. Étonnant, non ?

ven85

alors voir a lyon et ailleurs,vols,viols,agressions,ils ne risquent rien ,ils sont mineurs

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