Ils censurent, nous combattons pour la liberté

Publié le 12 mars 2015 - par - 1 096 vues
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Affiche-15-marsMounir Fatmi, un artiste plasticien et vidéaste marocain, devait exposer en compagnie de 25 autres artistes, en Juin, à La seyne sur Mer. Son œuvre, une vidéo de 25 minutes  mettant en scène Salman Rushdie endormi . Elle avait été choisie depuis 3 mois en accord avec le directeur du centre d’art de la communauté d’agglomération. Elle s’insérait tout à fait dans le thème de l’exposition « c’est la nuit ».

Et alors ?

Le dit directeur vient de faire savoir à Mounir Fatmi que « Sleep Al Naim »- c’est le nom de l’œuvre- était déprogrammée parce qu’il « pensait que ce n’était pas le bon moment » (Var Matin , 26 février 2015).

Ah, le moment !

C’est que c’est important le moment.

Pour notre directeur, juin  ne sera pas un bon moment  pour voir Salman Rushdie dormir.

Il voit loin.

Et il précise : « pour moi cette vidéo n’est pas blasphématoire… mais ce que je crains c’est l’interprétation qui peut en être faite »(idem)

Et d’ajouter qu’il a du mal à « imaginer un lieu d’art sous protection policière » .

Hallucinant.

A mourir de rire si ce n’était l’expression de la réalité d’un processus tragique : celui de la soumission volontaire des responsables, à quelque niveau que ce soit,  aux désidératas, y compris supposés, de la communauté musulmane au prétexte de la menace de sa frange fanatisée.

Soumission au prix de l’abandon de nos libertés, de notre conception de la société et de notre mode de vie, au profit du pire obscurantisme.

Il est grand temps que s’affirme le refus d’une telle soumission.

Les Assises pour la liberté d’expression du 15 mars 2015 en constitueront un formidable cri d’appel.

Jean Théron

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