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Ils ne savent plus où ils vont, mais Delfraissy y va les yeux fermés  

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Le temps révèle leur ignorance par leur propre bouche, mais ils en font une situation normale et poursuivent aveuglément dans la même direction, incroyable. 

  1. Rappel sur ce qu’est la démarche de validation d’un médicament 

Ce n’est pas un hasard si nous prenons des précautions avant de proposer un nouveau médicament aux patients. Chaque nouveau produit fait courir des risques. Certains sont prévisibles car les molécules sont connues, leurs effets déjà étudiés. D’autres ne le sont pas, du fait des combinaisons ou de l’utilisation et des dosages par exemple.

Le patient étant une personne à respecter en toute circonstance, la médecine contemporaine a pris soin de protéger le patient contre de mauvaises médecines. C’est la raison de cette prudence qui conduit à expérimenter en plusieurs phases. Les dernières sont là pour vérifier les effets à long terme sur plusieurs années. La médecine sait d’expérience que certaines réactions tardent mais qu’elles sont dangereuses. Précaution et prudence prévalaient jusqu’ici.

Nos politiques ont fait le choix de la précipitation dans une seule direction. Ils ont autorisé l’usage massif d’une thérapie nouvelle promettant de se substituer aux qualités des vaccins pasteuriens : innocuité et immunité. Ils ont commis deux erreurs. La première de se focaliser sur cette seule solution, interdisant d’autres thérapeutiques. La seconde de ne pas informer loyalement les populations du terme effectif des phase 3. L’information est déjà déloyale.

  1. Les réalités sont têtues mais elles sont là 

Une thérapie qui n’empêche pas de contracter la maladie et d’être hospitalisé alors qu’elle prétend à l’immunité vaccinale est deux fois en échec. Une thérapie qui prétend garantir l’immunité en vertu d’un protocole vaccinal classique de deux injections sans l’obtenir, au dire même du laboratoire, est encore en échec, conduisant à une thérapie douteuse de 3e, 4e, 5e dose.

Là commence la folie au sens d’Einstein : répéter la même erreur en espérant des résultats différents. Prenons la situation en Israël. Malgré deux ou trois doses sur la quasi-totalité de la population, le Premier ministre indique une croissance exponentielle, soit un doublement tous les jours. La réalité de cette 5e vague interroge sur l’efficacité des 2 ou 3 premières injections. En dépit de cette question impertinente, le gouvernement propose une 4e dose au plus de 60 ans. Dans un pays où on décompte plus de 40 % de triple vaccinés, le comité consultatif sur la sécurité des vaccins s’interroge sur la fuite en avant. Il semblerait défavorable à la 4e dose. Les effets indésirables pourraient s’avérer plus graves au fil des injections ?

De même en France où le professeur Delfraissy semble naviguer à vue. En effet, lors de son audition au Sénat ce 8 décembre, il dit que nous aurions à un moment donné besoin d’une quatrième dose, je cite. Il rejoint ses collègues israéliens qui savent comme lui que la durée de protection, quoique relative, n’excède pas 4 à 6 mois selon Pfizer (rapport du 17 septembre -FDA). Et l’étude sur la 3e dose s’est interrompue à la fin du premier mois, constatant uniquement l’effet booster.

  1. Ils ne savent plus où ils vont et ils le disent

Deux événements alimentent cette hypothèse plus que probable. Un, la durée très limitée de la protection ; deux, l’efficacité résiduelle selon les nouveaux variants. Le même Delfraissy navigue à vue quand il dit dans la même audition qu’il ne sait pas pendant combien de temps va durer le rappel. Le ministre Véran ne dit pas autre chose dans les colonnes du Parisien le 11 décembre, je cite : « Évidemment, si dans quelques semaines, on observait une baisse progressive de l’efficacité du rappel, et que le virus circulait à nouveau beaucoup, je n’aurais aucune difficulté à expliquer pourquoi il faut une quatrième dose. Pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour. »

On navigue tellement à vue que les infectiologues disent des choses du style : « On n’a pas encore assez de recul, il n’y a que le temps qui pourra nous le dire », dit à Marianne l’infectiologue Jean-Paul Stahl. Les positions sont confuses. Le même Jean-Paul Stahl dit en toute honnêteté que tout est hypothèse à ce stade. Et Delfraissy de nous habituer à l’ignorance : « Il faut qu’on dise tout ce qu’on sait, et qu’on le mette sur la table, pour qu’on partage ce qu’on sait ou ne sait pas. Donc il est possible que nous ayons besoin à un moment donné d’une quatrième dose, pour rappeler, et dans quel délai, je ne le sais pas encore. »

  1. Ils prouvent que nous sommes en expérimentation à l’aveugle

Ces propos sont fascinants. Ils nous habituent à accepter d’être les cobayes d’une expérimentation en grand, faute de savoir. Mais tout serait normal à leurs yeux. Là est la totale supercherie intellectuelle. Est-il raisonnable de contraindre des populations à 3, 4 ou 5 doses alors que les scientifiques eux-mêmes reconnaissent qu’ils ne savent pas ?

Le lecteur comprendra que s’ils ne savent pas pour la protection, ils ne savent donc pas non plus pour les effets indésirables graves dans la durée, après 3, 4 ou 5 injections, puisqu’aucun public n’a été préalablement testé pour évaluer les effets. Ces propos sont la preuve que nous subissons bien une expérimentation ; c’est-à-dire une thérapeutique jamais réalisée antérieurement sur une population témoin.

Permettez-moi d’exercer un peu d’esprit critique. Comment peut-on s’entêter devant tant d’échecs et de risques liés à la totale ignorance, totalement avouée ? Comment continuer en ignorant les effets de la thérapie, en bien et en mal ? Saut dans l’inconnu ! Face à un tel échec, la recherche d’autres thérapeutiques alternatives serait le minimum de l’esprit scientifique.

Deuxième critique, comment peut-on exposer des centaines de millions de personnes à des risques inconnus, dont les effets indésirables, largement connus de Pfizer, font l’objet d’une véritable Omerta ; ce qui n’est ni scientifique, ni loyal vis-à-vis des populations. Autopsions, autopsions comme l’aurait dit ce bon Ambroise Paré, car la vérité est dans les chairs, pas dans les textes. Autopsions les pilotes décédés de British Airways, autopsions ses enfants qui décèdent quelques heures après. Autopsions avec des expertises contradictoires et avançons.

En conclusion, leur entêtement devient énigmatique. Qu’est-ce qui peut pousser des hommes de science à ne pas tenir compte des résultats objectifs qui contredisent leurs espérances ? Qu’est ce qui peut les amener à prendre le risque inconsidéré de piquer, repiquer sans aucune idée sur les effets cumulatifs en matière sanguine, immunitaire par exemple ? Qu’est-ce qui les amène à exclure l’ouverture d’esprit, soit l’étude honnête des pays qui ont des résultats, voire qui pratiquent des alternatives thérapeutiques ? Cet aveuglement et cet entêtement sont pour moi une pure énigme ; sauf à envisager d’autres interprétations qui, mois après mois, gagnent en crédibilité, dont celle du pacte de corruption et la soumission à des contrats qui rendent irresponsables les producteurs et qui interdisent l’usage des alternatives. Folie, cupidité et cynisme.

Pierre-Antoine Pontoizeau