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Ils nous accusent de complotisme : qu’ils répondent à ces questions !

Le sénateur Claude Malhuret à propos des manifestations anti-passe sanitaire dit : « des cortèges de pigeons menés par des ânes. » Une amabilité de plus. N’ont-ils plus que l’insulte, le dénigrement comme argument pour se dispenser de convaincre et de prouver ?

En effet, ils insultent puis ils accusent nos concitoyens de complotisme. Normal que beaucoup de gens finissent par se poser des questions. Il y a de quoi même soupçonner qu’ils nous cachent quelque chose. Pourquoi tant d’agressivité, de haine même contre des braves gens qu’ils suffiraient de convaincre ?

Comment en finir avec le complotisme ? Il suffit de nous éclairer loyalement et scientifiquement sur quatre points essentiels. Je ne doute pas une seule seconde qu’ils sont sûrs de la qualité de la thérapie génique. Ils sont certains de son innocuité, ayant investi des milliards d’euros en connaissant son extrême efficacité. Il est donc très simple de répondre à ces questions.

De plus, ne sont-ils pas attachés aux principes de transparence et de précaution ? Ils devraient être les fers de lance de la communication gouvernementale en matière de vaccination par les thérapies géniques.

Commençons par lire la bible des médecins. Le célèbre Vidal en date du 2 juillet 2021 – dernière édition – et chaque mot est important. Je souligne les mots et expressions qui m’inspirent de la prudence, de la curiosité et le désir d’en savoir plus pour être convaincu et rassuré. Prenez le temps de lire, c’est important :

« Le 8 décembre 2020, Pfizer/BioNTech et la FDA (Food and Drug Administration) ont chacun publié un document d’information sur l’étude C4591001, l’étude de phase 2/3 du vaccin à ARN messager BNT162b contre la COVID-19. Cette étude a inclus 43 448 personnes dans 6 pays, avec une durée de suivi médiane d’un peu moins de 2 mois après la seconde injection de vaccin.

Selon ces documents, ce vaccin à ARN messager (ARNm) semble d’une grande efficacité (95 % de taux de protection sur l’ensemble des données analysées) pour prévenir les formes symptomatiques légères à modérées de COVID-19 chez les personnes n’ayant jamais été infectées par SARS-CoV-2. L’efficacité apparaît rapidement avec un taux de protection de 52,4 % dès la première injection.

Cette efficacité semble se maintenir à travers divers sous-groupes évalués selon leur âge, sexe, origine ethnique et certaines comorbidités. Par contre, les résultats présentés ne peuvent pas confirmer l’efficacité de ce vaccin contre les formes graves de COVID-19, ni contre les formes asymptomatiques, ni chez les personnes de plus de 75 ans.

Le profil de toxicité à court terme est rassurant, avec essentiellement des réactions habituellement observées après une vaccination, assez fréquentes, plus intenses chez les personnes de moins de 56 ans et après la seconde injection : fatigue, maux de tête, courbatures, frissons, douleurs articulaires, fièvre, etc.

Si ces résultats sont globalement encourageants, de nombreux questions persistent, tant sur la durée de l’immunité conférée que sur la protection des personnes les plus à risque de formes sévères, l’impact sur la transmission du virus par les personnes vaccinées, ou la toxicité à long terme. Si les données présentées semblent justifier une mise à disposition en urgence de ce vaccin, des études complémentaires seront rapidement nécessaires, ainsi qu’un dispositif de vaccinovigilance pour compenser le faible recul de l’étude C4591001. »

Les termes soulignés ont de quoi inquiéter. Aucune étude réalisée par un organisme tiers. On se fie au vendeur qui fait son article. Je croyais que le principe : nul n’est juge et partie imposait que des organismes indépendants évaluaient en sus du marketing du laboratoire. Non. C’est le Vidal qui l’écrit. Alors il y a bien quatre questions où l’État doit répondre.

Question 1 : savoir de quoi est fait cette thérapie génique

Des laboratoires indépendants du précédent doivent analyser ce produit et en présenter l’analyse exhaustive la plus fine avec les commentaires qui s’imposent. Je n’ai pas eu connaissance d’une notice et les affirmations succèdent aux dénonciations sans preuve ni expérience. Pour tuer le complotisme, l’État nous doit l’analyse du produit comme il se pratique dans l’agro-alimentaire par des examens vétérinaires par exemple. L’analyse contradictoire doit être ensuite entendue.

Le complotiste qui pourrait sommeiller en moi s’inquiète de ce défaut invraisemblable de transparence alors qu’on inocule la thérapie génique à des centaines de millions de mes contemporains.

Question 2 : disposer de la totalité des résultats des essais

Le Vidal a le mérite de nous dire qu’il n’a pas d’autres sources que les informations filtrées par le laboratoire. Comment peut-on tolérer une telle opacité ? Il doit la totale transparence sur ses résultats. Il doit mettre à disposition les sources et les conditions de production des données. D’ailleurs, toutes les revues scientifiques exigent de communiquer à ses pairs les matériaux bruts pour que chacun puisse réanalyser, contester des résultats, souligner des biais ou des erreurs. Le laboratoire doit partager avec la communauté scientifique l’intégralité de ses données. Se prévaloir du secret ou de son intérêt quand on injecte une thérapie à une population si vaste pour quelques milliards de revenu, cela crée quelques obligations de sérieux. À l’inverse, cela suscite une suspicion légitime, surtout quand ce laboratoire est connu pour sa vertu qui lui vaut quelques milliards de contentieux judiciaires aux États-Unis.

Le complotiste que je pourrais devenir attend qu’on lui apporte les données et les analyses contradictoires de quelques brillants savants et laboratoires qu’il conviendra d’écouter avec sagesse.

Question 3 : avoir des diagnostics en nombre des défenses immunitaires des vaccinés

La note du Vidal exprime bien des incertitudes nombreuses. La plus belle contredit tout ce que nous entendons sur les plateaux de télévision. Relisez bien : « les résultats présentés ne peuvent pas confirmer l’efficacité de ce vaccin contre les formes graves. » Il y a de quoi douter. Le Vidal précise qu’il faut des études complémentaires et une pharmacovigilance exigeante pour compenser le manque de recul. Tout esprit scientifique souscrit à cette requête. Il est urgent de mesurer l’état de santé dont l’état du système immunitaire, et ce, sur des cohortes de « vaccinés » et de non vaccinés ». L’État doit aux populations une information claire  fondée sur des résultats d’observations cliniques et de diagnostics. Là encore, plusieurs laboratoires indépendants doivent faire ces mesures et en rendre compte publiquement. C’est simple d’exaucer un tel vœu, si Pfizer et l’État sont si sûrs de leur fait. Ils n’ont rien à craindre.

Question 4 : en finir avec les soupçons des effets indésirables

De même, le Vidal souligne l’importance de la pharmacovigilance. Les chiffres de l’Agence nationale de sécurité du médicament exigent que chaque décès donne lieu automatiquement à une autopsie ; surtout sur les jeunes. Si l’État et le laboratoire sont certains, une centaine d’autopsies réalisées tueraient notre appréhension et nos peurs. Évidemment, ces médecins légistes seraient pour partie des étrangers : Japonais, Nigérians, Suédois par exemple, pour ne pas être une fois encore juge et partie. Quand le sociologue Laurent Miucchielli s’interroge sur ces décès si nombreux, il se fait insulter et on lui oppose la certitude de foi ou encore des considérations oiseuses sur le bénéfices et les risques. Or, la médecine s’appuie sur des expériences et des observations. Autopsions, décrivons et commentons. Qu’ont-ils à craindre ? C’est l’occasion de nous rassurer.

En conclusion. Je suis sûr que le président de la République et le ministre de la Santé répondront favorablement à ma requête. Au pays de Descartes, le doute est une vertu, l’esprit critique une qualité. L’intelligence du politique est de savoir rassurer un peuple intelligent et curieux. Nous sommes tous attachés à l’expérience scientifique et à la preuve par les faits. Je suis sûr que personne ne pratique l’idéologie scientifique. Personne n’affirme des généralités enfantines qui ne seraient jamais étayées. Seulement, si le chef de l’État et son ministre s’y refusaient, ils auraient un vrai cadavre à leur crédit : celui de la médecine occidentale. Elle serait marquée du sceau du discrédit,  de la juste défiance et peut-être même d’un ressentiment puissant chez des victimes et des abusés.

Vous allez me dire que je rêve. Oui je rêve un instant d’être enfin dans un monde civilisé et libre. Mais si je ne suis pas exaucé, alors je serai le plus farouche des complotistes, car je saurai qu’ils mentent et que nous avons sans doute sur de très nombreux points raisons. À nous alors d’enquêter pour ceux qui ont les moyens de le faire.

Pierre-Antoine Pontoizeau