Ils ont même réussi à ce que les écoliers ne connaissent plus le 11 novembre !

Publié le 15 novembre 2010 - par

Ce texte va vous paraitre un peu brouillon voire décousu. Il peut paraitre en effet comme un texte de vieux con franchouillard, un brin démagogue si ce n’est plus, mais il est l’exacte image d’une impression ressentie de ce 11 novembre 2010 que j’ai vécu dans un cimetière, avec des anciens combattants et aussi dans des salons avec des officiels de la politique. C’est donc un ressenti.

A la fin de toutes les cérémonies et autres civilités d’usages de ce 11 novembre, j’ai pu voir une émission innocente sur la bonne bouffe, le sport, l’éducation et un rappel inopiné de ce qu’est la journée du 11 novembre. Petit micro trottoir à la sortie d’un collège. « Pour vous qu’est-ce c’est le 11 novembre ? Il y avait des têtes blondes, des têtes moins blondes, mais surtout que des têtes vides ! C’est la montée de Jésus au ciel, c’est une fête religieuse, c’est la fête d’une bataille, c’est la fin de la guerre de 1940, etc. C’est la fin des haricots aussi !

Dans ce pays qui a une jeunesse ignorante de la mort des poilus et dont les politiques relativisent l’histoire en mélangeant des commémorations comme la mort du général de Gaulle, la Libération de Paris, l’Holocauste, et même, dans une moindre mesure certes, comme nous avons pu le voir avec Nicolas Sarkozy, la commémoration d’une stèle à la mémoire des étudiants de droite comme de gauche ayant défié le pouvoir des collabos un certain 11 novembre 1940 dans un Paris occupé par l’Allemagne nazie. Un Paris abandonné avec la complicité des députés radicaux socialistes, socialistes et autres dirigeants politiques français issus de la troisième république. Certes, il y avait un lien, mais était-ce vraiment le bon moment.

En France nous souffrons sans doute de trop de commémorations! C’est ce que pensent certains comme le Giscard qui avait supprimé le 8 Mai 1945 du temps ou il fût Président de la République. Pour autant, comment faire pour rendre, à nos morts, l’hommage qui leur est dû ?

Peut-être tout simplement en restaurant l’Histoire dans les manuels scolaires ! En faisant que lorsque l’on pose la question à des enfants de 10 ans, ils ne répondent pas des stupidités. En faisant que notre histoire soit acceptée par tous y compris par ceux dont les ancêtres n’ont pas eux à la faire cette guerre, en faisant accepter par tous que notre histoire est aussi celle des tirailleurs sénégalais, marocains, algériens, tunisiens et j’en passe. De ces hommes d’ailleurs qui ont fait eux aussi la France. Il serait sans doute tant d’expliquer à ces enfants de France que la France a été, est et restera un grand pays et que tous les enfants de France ne devraient avoir qu’un seul but, servir la France plutôt que de l’oublier pour les uns, la détester pour les autres ou pire, l’ignorer.

Cela passe par une éducation nationale qui ferait son premier travail: instruire ! Car c’est aux parents d’éduquer. Ce n’est pas à l’état de le faire ! Instruire cela veut dire qu’une classe d’âge devraient savoir lire, écrire, compter mais aussi connaitre l’origine de son pays de naissance pour les uns ou son pays d’adoption pour les autres.

Cela passera bien évidemment par l’enseignement mais aussi par l’autorité ce gros mot pour la gauche. Car c’est fasciste l’autorité c’est bien connu. Tandis que le manque d’autorité et ces conséquences, cela ne l’est pas !

Que peut penser un enfant de 12 ou 14 ans qui peut brûler un drapeau sans que rien ne se passe ?

Que peut penser cet enfant d’entendre des profs dirent qu’ils ont honte de la France ?

Que peut penser cet enfant à la vue de l’abaissement de l’idée de la nation, entité négative.

Pourquoi respecter un pays, sa terre de naissance, sa terre d’adoption lorsqu’il voit que les dirigeants de ce pays sont incapables de faire respecter cette nation, ces lois, ces règles, sa laïcité ?

Que peut-il penser lorsqu’il constate de visu, ou à la télévision, ou qu’il entend dans les cours de récréations comme on disait de mon temps, que la police est injuste au mieux, coupable au pire et que l’on peut même la mitrailler sans qu’elle ne réponde. Sans parler de la justice qui libère avant même que l’encre des procès verbaux soit sèche !

Richelieu disait : Faire des lois pour ne pas les appliquer revient à autoriser ce que l’on veut interdire !

La France souffre, le peuple souffre et pas seulement de son chômage, de ses retraites, de sa compétitivité, du syndicalisme d’un autre temps, d’une autre époque, de partis politiques dépassés, elle souffre de la mort de ses racines que des dirigeants politiques de tous les partis ont décidé, pendant 35 ans, d’éradiquer au nom d’une Europe sans racine !

Le peuple souffre d’un manque d’identité ! Le peuple souffre d’une volonté délibérée d’éradiquer son histoire, sa passion, ses révoltes, ses grandes heures, ses larmes de joie et de tristesse, son drapeau que l’on mêle désormais avec un autre drapeau qui ne parle à personne, qui ne fait frissonner personne, dans aucun pays des 27, hormis sans doute les technocrates gavés d’indemnités et une minorité d’utopistes européens.

Séquence de larmes à l’œil allez-vous dire! Je revois mon grand-père qui me racontait sa guerre de 14/18. Il n’aurait pas imaginé parmi ses cauchemars que la France ne serait plus celle dont il était fier. Je me souviens des ce qu’il me disait en tant que cheminot à la SNCF. De ses conversations qu’il avait eues avec le cheminot allemand, ancien de 14 comme lui, qu’on lui avait collé, en double, pour le surveiller. Tous deux voulaient en finir avec ces guerres fratricides, ils parlaient surtout de la guerre, leur guerre à eux et des gueules cassées.

Ils n’aimaient pas la guerre mais ils n’auraient surement pas voulu que leur pays termine dans une bouillie européenne à la mode bruxelloise ou les racines et l’enseignement de l’histoire des peuples seraient édulcorés sinon interdites si ce n’est revus à la mode du politiquement correct.

C’est ainsi que l’on se retrouve devant un collège à poser des questions à des cerveaux vides du sens de la nation. Le pire, comme disait l’intervieweur, c’est que si l’on avait posé la question à des adultes, les réponses auraient sans doute était les mêmes.

Gérard Brazon

http://puteaux-libre.over-blog.com

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