Roumains filous : les gendarmes charentais accusés de racisme !

Ils sont fous ces Charentais. C’est un propos stigmatisant ? Non, car comme ce ne sont que des Français, et en plus des ruraux, c’est autorisé. La stigmatisation, c’est quand ça concerne des minorités. Compris ? De toute façon, ce n’était qu’une façon de parler ! Un raccourci pour dire qu’ils sont fous, ces gendarmes charentais. Là on peut ? Ah oui évidemment, concernant les gendarmes, les flics, on peut faire des amalgames.
De toute façon, ce ne sont pas tous les gendarmes charentais, ce sont ceux qui ont eu l’idée d’un petit mot d’esprit et qui ont permis sa publication sur la page facebook de la gendarmerie de la Charente, page souvent caustique et pleine d’humour, selon le journal la Charente libre. Il n’y a que ces gendarmes-là qui sont fous. C’est qu’il faut être hyper précis quand on parle maintenant si on ne veut pas de problèmes.
Ils ont osé, ces vilains fous, parodiant Astérix, relater un fait divers en écrivant « ils sont filous ces Roumains » à propos de deux hommes interpellés en flagrant-délit de vol de métaux. Et là les rédacteurs ont fait une erreur. Car, non, ces deux voleurs ne sont pas des filous, ce sont deux êtres humains dont les qualités ne peuvent malheureusement pas s’exprimer en raison d’une conjoncture défavorable. 🙂
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Plutôt que d’avoir formulé comme ils l’ont fait, avec un esprit inhumainement ironique selon leurs détracteurs, « si ces Roumains sont filous, ces gendarmes sont rusés ! », messieurs les gendarmes écriront la prochaine fois : « deux êtres humains, dont les qualités n’ont pas pu malheureusement s’exprimer en raison d’une conjoncture défavorable, se sont retrouvés dans une errance qu’ils regrettent, et les gendarmes attristés ont dû y mettre fin la mort dans l’âme ».
Voilà où une dictature orwellienne veut nous amener. Ne pas nommer les réalités par leur nom. Ces deux personnes sont des voleurs, des délinquants, et même s’ils ont des qualités par ailleurs, ce dont personne ne doute, ce sont bien des voleurs et des délinquants. Le terme filou utilisé par les gendarmes est d’ailleurs bien indulgent.
Les gendarmes ont pourtant utilisé les précautions oratoires qui s’imposent pour ne pas commettre de généralisations. Ils n’ont pas cité « LES Roumains ». Non ils ont bien dit « CES Roumains » et ceux-là en question sont bien ceux qui ont été pris en flagrant délit. Ce sont ces deux-là et pas d’autres, et ce sont bien des filous.
Ces autocensures langagières ne servent plus à rien. Bientôt, voire maintenant, si on ne s’y oppose pas, par principe, il ne faudra plus évoquer les membres de minorités que positivement. Celui qui ne respectera pas ce principe sera accusé de racisme. Et que mort sociale s’ensuive pour évoquer même un fait avéré qui contredirait et donc ternirait la société idéale rêvée par ces nouveaux inquisiteurs. « Le témoin a dit la vérité, il doit être exécuté ».
Ce qui est paradoxal, c’est que la boutade de ces militaires charentais est plutôt gentille. Ces délinquants, traités de filous, sont alors considérés comme de vilains garnements, plutôt que de malfaisants délinquants. Rappelons que filou est également un terme familier et affectueux désignant un enfant malin (Larousse).
C’est une façon de dédramatiser la situation et aussi d’humaniser ces personnes arrêtées, voire de créer une sorte de complicité entre les gendarmes et ces voleurs comme on en a parfois constatée si leurs chemins sont amenés se croiser. C’est un peu dans cette veine de petits larcins que le réalisateur Gérard Oury immortalisait l’expression « grosse filou » dans une scène opposant De Funès à un officier allemand.

 
Mais l’esprit obtus de petits délateurs de la pensée en a décidé autrement. Ces ennemis de la liberté d’expression voient du racisme partout. Parmi des réactions négatives, deux individus au service d’une certaine presse comme le Grand journal, (c’est dire le niveau), tweetent de façon malhonnête, en tronquant la citation, que les gendarmes auraient uniquement évoquée « ces Roumains sont filous » sans donner d’autres précisions, laissant entendre des propos généralisants. Selon la Libre Charente qui relate les faits, « de nombreux internautes se sont émus, criant au « racisme », à la « discrimination » et à la « stigmatisation » ». « Devant l’emballement et les demandes d’excuses des internautes, les gendarmes de la Charente ont retiré leur publication. »

Le tweet manipulateur
Le tweet manipulateur

Alors ils étaient fous ces gendarmes charentais ? Bien sûr que non ! La vraie folie c’est celle qui s’est emparée de tous ces obsédés du racisme. A la manière de ces obsédés sexuels qui ne pensent que sexe, ces obsédés du racisme voient du racisme partout. Ils en voient même quand il n’y en a pas.
La vraie folie, c’est celle qui consiste à faire taire ceux qui veulent dire les réalités. Cette folie devient même une tragédie pour la nation, quand elle s’empare de ceux qui ont le pouvoir de faire taire. Ces assassins de la liberté devraient se méfier. Ils ne voient pas l’exaspération croissante de nos compatriotes qui supportent de moins en moins les couleuvres qu’on leur fait avaler et encore moins qu’on ne leur laisse plus la possibilité de s’en plaindre et de les contester.
Ils le supportent d’autant moins que dans le même temps, ils doivent subir la propagande d’une morale qui autorise que l’on puisse déclarer que les Charentais sont fous, (la France est rance, nous martèle-t-on implicitement et parfois explicitement), alors qu’il ne faut pas dire que les membres des minorités sont fous (quoique dans certains cas, déséquilibrés, c’est tendance) ou filous quand c’est le cas.
Ne cédons plus à ce chantage odieux. Résistons aussi à ce niveau. Disons ce qu’il faut dire.
« Ceux qui disent ce qu’il faut taire taisent quelquefois aussi ce qu’il faut dire. » (Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques, 1755)
Jean Pavée

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6 Commentaires

  1. quel racisme ??? une note d’humour… bientôt a charia en France et les intellos, bobos, pas rigoles seront contents de soumettre…

  2. En 2013, avant d’installer une alarme, j’ai été cambriolé trois fois et devinez, selon la police, sur qui pesait les soupçons. Et bien selon eux, ce n’était pas les voisins. Mais qui donc, je vous le demande.

  3. Je suis sur le cul. Je suis atterrée. Je suis sans voix. Je n’ai qu’une envie c’est pleurer toutes les larmes de mon corps devant tant de bêtise…
    Et de crier aussi pour évacuer ma peur, car j’ai peur de voir que les « internautes » qui ont crié au racisme sont plus nombreux que les autres.
    Où allons-nous ?

  4. Bravo les Gendarmes…..ras le bol des non pensants pourris jusqu’à la moelle

  5. Les Gendarmes ont raison d’appeler un chat, un chat!!! N’en déplaise à tous ces gens qui ont de la M…. dans les yeux et qui ne voient pas le danger de plus en plus grandissant. Je le répète, ce n’est pas être raciste que de vouloir défendre et sauver son pays!!! VIVE LA FRANCE, LA VRAIE…

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