Ils voudraient rétablir le délit de blasphème

Publié le 18 janvier 2015 - par - 246 vues
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Ri7Boubackeur et MoussaouiLes récents et dramatiques événements sont bien sûr largement commentés par les médias. A Cdans l’air (la 5) une énième émission rassemblait une fois de plus une brochette d’experts avec pour, entre autres, l’objectif de décrypter l’attitude des religions par rapport aux caricatures de Charlie Hebdo.

Dans le discours sirupeux de Mohamed Moussaoui, une phrase attira mon attention ; « Mais il ne faut pas oublier que le délit de blasphème existe encore en Alsace ». Effectivement, Il n’y a qu’en Alsace-Moselle, terre concordataire qui n’est pas soumise à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, que le blasphème est reconnu comme un délit et c’est l’article 166 du code pénal local – hérité de la législation allemande – qui le dit.

Les musulmans ont même tenté de l’utiliser en 2013 contre Charlie Hebdo, mais ils ont été déboutés car la notion de blasphème y est relativement bien cadrée. Dans le passé, il n’y eut que très peu de condamnations, mais il faut quand même savoir que la plus récente remonte à 1997 où cinq militants d’Act Up ont écopé d’une amende de 400 Francs pour avoir perturbé une messe en la cathédrale de Strasbourg.

Ainsi donc, insidieusement, les disciples d’Allah cherchent une ouverture pour remettre le délit de blasphème dans le droit français. Et ils sont en train de manœuvrer en Alsace. Ils la jouent en toute subtilité, invoquant la fraternité, une dévotion commune pour Dieu qui rassemble toutes les religions, et naturellement un esprit de justice qui ferait que leur religion  puisse elle aussi être intégrée dans le concordat (avec ses avantages comme la rémunération des prêtres par l’Etat) comme le sont le catholicisme, le protestantisme et le judaïsme dans ces trois départements.

Et dans cette stratégie, ils ont des complices locaux, et pas des moindres. Rien que Philippe Richert, président du Conseil régional d’Alsace (UMP) qui, lors de chacune de ses interventions télévisées, n’en finit pas de leur jeter des fleurs et de dire, comme Normal 1er, que l’Islam et la République sont compatibles. Richert se fait d’ailleurs inviter à quasiment toutes les cérémonies musulmanes où il se montre d’une manière particulièrement accorte envers ses hôtes. A la Région Alsace, on a même été jusqu’à créer un  Comité Interreligieux auprès du Conseil Régional d’Alsace. Ainsi donc, depuis quand une entité publique d’une république laïque est elle autorisée à promouvoir le dialogue interreligieux, donc pour parler court, promouvoir des religions ?

Bien entendu, les musulmans profitent de cette tribune en or pour faire ami-ami avec les autres représentants des cultes. Ces derniers, qui ont donné dans le panneau, sont maintenant quasiment tous convertis au padamalgame. De là à pousser à ce que leurs gentils confrères d’amour de tolérance et paix puissent entrer dans le système, il n’y a plus qu’un pas. Quand oseront-ils le franchir ?  Et pour faire passer le morceau, l’archevêque de Strasbourg a lancé l’idée qu’on pourrait bien abroger cet article 166 devenu obsolète. Même Abdellaq Nabaoui, le vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) d’Alsace y a mis du sien en déclarant :  » Ce qui nous importe, c’est la liberté d’expression ». Taqiya, quand tu nous tiens, une fois qu’ils seront dans la place…

A tous les citoyens français : méfiez-vous, le délit de blasphème pourrait bien ressurgir un jour, des élus et des religieux de l’Est de notre pays en seront le cheval de Troie.

Jean-Louis Burtscher

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