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IMG au 9e mois pour détresse psychosociale : vous êtes tous des assassins !

« Nous sommes tous des assassins », c’était le titre d’un film sorti en 1952, œuvre d’André Cayatte et avec comme acteur Mouloudji. Aujourd’hui, son titre pourrait être « Vous êtes tous des assassins », oui, vous tous, les parlementaires qui, dans la nuit du 1er août 2020, à l’Assemblée nationale, en catimini, dans l’obscurité, avez voté, dans le projet de loi bioéthique, un amendement ajoutant aux motifs autorisant une intervention médicale de grossesse (IMG) jusqu’au 9e mois pour « cause de détresse psychosociale ».

Dans un monde qui se prétend humaniste, où la vie humaine est considérée comme sacrée. Y compris quand il s’agit de celles d’assassins récidivistes qui ne sont plus condamnés à la peine capitale mais qui, eux, peuvent continuer à tuer. Y compris également sur un sujet moins gravissime et plus présent, la pandémie Covid-19, où, pour sauver quelques centaines de milliers de vies, on assassine des Nations, dans cet « humanisme » mondialiste qui permet les génocides les plus abominables (Yémen, Afrique, famine, eau, et j’en passe des centaines d’autres). Dans ce monde, une loi devrait autoriser « l’assassinat  de centaines de bébés » car, à neuf mois, il ne s’agit plus d’un fœtus mais d’un enfant qui va naître dans quelques heures.

Cela s’appelle « un infanticide légal et autorisé par la loi ». 

Si, huit jours après sa naissance, je tue mon bébé, je suis un criminel qu’il faut absolument condamner. Mais, huit jours avant sa naissance, « j’ai le droit de le tuer, si je suis en détresse psychosociale » ! 

Donc, si je comprends bien, nous n’avons pas le droit de tuer un criminel récidiviste « par humanisme », mais nous avons le droit de tuer un bébé qui va naître dans quelques heures, cela n’est pas un meurtre, c’est un acte médical, « parce que sa mère serait en détresse psychosociale, alors qu’aucun péril grave ne la menace, ni menace sa santé physique ». 

Une telle loi, si elle était votée, révèlerait que l’enfant à naître dans quelques heures ne bénéficierait d’aucune protection dans notre pays, alors que l’enfant est viable et ne présente aucun handicap majeur ? Et pourquoi pas, l’une de ces prochaines années, également « dans les premiers jours de sa vie », si la mère se trouvait dans « une situation de précarité extrême » ?

Quand une mère « en péril grave psychiatrique » jette son bébé par la fenêtre ou l’abandonne dans une benne à ordure, elle est soit internée, soit condamnée. Et ce serait afin d’éviter de « tels passages à l’acte criminel, dans la violence, les difficultés psychologiques majeures ou l’extrême précarité » que cette loi interviendrait ?

Ne l’était-elle pas « en détresse psychosociale » au cours des premières semaines de sa grossesse ? Alors que l’IVG était légale et qu’il était possible d’intervenir ?

Pour des raisons, paraît-il, de fortes inégalités territoriales quant à l’accès à l’avortement, vous avez fait voter un tel amendement criminel « en catimini et dans un rare silence médiatique », Marie-Noëlle Battistel, députée socialiste de l’Isère et vice-présidente de la délégation aux droits des femmes (mais pas aux droits des enfants : personne ne les défend !).

Vous nous rassurez, Messieurs les experts : selon vous « ils ne seront pas si nombreux que ça, à être assassinés, 200 à 300 par an ».

Nous espérons qu’ils ne seront pas plus nombreux, ces quelques centaines de bébés prêts à naître dans quelques heures, s’ils ne sont pas « assassinés » !

Cet amendement doit être examiné par le « Sénat » : je veux croire que messieurs les Sénateurs seront moins criminels et plus responsables que certains parlementaires.

Je ne sais pas quel monde sera le vôtre « demain ». Mais, en ce qui me concerne : je suis heureux de ne pas le savoir, car je crains qu’il ne fera pas « bon y vivre » !

Manuel Gomez