Immigration : Gilbert Collard met le nez dans le caca à Marie-George Buffet

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La campagne présidentielle permet des grands moment de télévision. Ainsi, hier soir, à Mots croisés, l’avocat Gilbert Collard a pu, en direct, face à Marie-George Buffet, placer des extraits de ce texte de Georges Marchais, diffusé le 6 janvier 1981 dans le journal « L’Humanité ».

« J’approuve le refus de Paul Mercieca de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, d’immigrés ; en raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membre de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d’alerte est atteinte […] C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration. Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficile leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient très importante […] la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles immigrées, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes. »

Rappelons-nous que, lors de son débat face à Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen avait également évoqué ce texte, sans le lire, et que le leader de Front de gauche avait affirmé péremptoirement qu’il datait des années 30. Le président du comité de soutien de Marine Le Pen pointe le doigt cruellement sur le fonctionnement du Parti communiste, en disant à l’ancienne secrétaire du PCF, qui tente de se réfugier derrière le coup de l’erreur historique : « Vous n’avez pas quitté le Parti, vous n’avez rien dit, vous êtes resté ».  Remarquons que celle-ci, mal à l’aise, reproche à Collard de l’avoir insultée, ce qu’il n’a jamais fait, il lui a même dit avec élégance qu’adhérente au PCF depuis 1969, elle ne faisait pas son âge !

Comment le PCF peut-ils avoir cautionné, à l’unanimité, de tels propos, en 1981, et, 30 ans plus tard, alors qu’on compte au moins 10 millions d’immigrés de plus sur le territoire français, soutenir à l’unanimité (sauf André Gerin) un candidat immigrationniste comme Mélenchon qui traite de raciste et de fasciste quiconque s’exprime comme le Georges Marchais de 1981 ?

Le charme du centralisme démocratique, sans doute, mais aussi la boboïsation d’un parti qui a tourné le dos à l’ouvrier depuis longtemps, remplacé par l’immigré.

Paul Le Poulpe

 

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