Immigration illégale : le gouvernement accumule les reculs

Publié le 30 décembre 2017 - par - 7 commentaires - 863 vues
Share

Alors que des idées émergent pour remplacer la taxe d’habitation par un impôt équivalent sous le fumeux prétexte de ne pas mettre sur la paille les communes – et pourquoi pas un « impôt volontaire » comme à Coulaines (Sarthe), ce qui dans le contexte communal pourra donner lieu à d’innombrables dérives, le même jeu de poker menteur se retrouve dans la « lutte » contre l’immigration illégale, qui n’a jamais aussi mal porté son nom.

Le journal trotsko-gauchiste Mediapart se félicite en effet que le gouvernement ait renoncé le 20 décembre à la notion de « pays tiers sûr »,  ce qui aurait permis de renvoyer vers des pays hors UE, mais pas en situation de guerre, des migrants illégaux qui viennent d’ailleurs. Comme le font déjà plusieurs pays européens, à commencer par la Grèce, submergée, qui ré-expédie en Turquie les milliers de demandeurs venus de Syrie ou d’Afghanistan – du moins l’affirment-ils, et pour les collaborateurs à l’invasion migratoire, seule leur parole compte.

Mediapart attribue ce renoncement à la « mobilisation des montagnards », en réalité la campagne des milieux de l’extrême-gauche et des bobos locaux pour faciliter l’invasion migratoire et le travail des réseaux de passeurs depuis l’Italie toute proche. Le slogan « à bas toutes les frontières » se double ici d’un prétexte humanitaire complètement galvaudé, au motif que la montagne c’est dangereux et l’hiver il fait froid. Celui qui rappelle que si les migrants évitaient de passer illégalement la frontière dans les montagnes, ils n’auraient pas froid et ne seraient pas en péril, est évidemment un affreux « facho » qui mériterait de tomber sur un piolet en plein été mexicain.

La Commission Européenne, elle aussi, travaille à un règlement d’application directe utilisant la même notion de « pays tiers sûr », déjà critiquée par l’Ofpra et dont la mise en place enlèverait tout prétexte d’inaction au gouvernement français. Pendant ce temps là, la FNARS (fédération des acteurs de la solidarité) ferraille contre le minimum de contrôle dans les foyers de migrants qu’essaie de rétablir le gouvernement. Pour la bonne histoire, l’homme fort de la contestation est  le haut-fonctionnaire Louis Gallois qui cogérait la SNCF avec la CGT – bonne illustration du fait que l’invasion migratoire est défendue par les anti-capitalistes mais  ne profite guère qu’au grand capital ; le Canard Enchaîné (27.12), toujours habitué à défendre les causes bien en cour, lui consacre un entrefilet laudatif.

Qu’est-ce que c’est que cette « délation organisée » dénoncée par la FNARS et les associations pro-migrants ? Deux circulaires qui organisent des équipes de policiers chargées de contrôler les étrangers vivant dans les foyers – des structures dont l’Etat paie l’organisation et le fonctionnement, même si ce sont des associations qui les gèrent – et l’obligation pour les foyers de communiquer aux préfectures les listes nominatives des personnes qui sont hébergées. Un minimum logique, ne serait-ce que pour surveiller où va l’argent du contribuable.

Mais lesdites associations sont vent debout contre ce contrôle même minimal, s’abritant derrière le secret professionnel. Signe que l’Etat subodore qu’il y a des abus, et qu’ils doivent être nombreux. Quant au haut fonctionnaire et grand patron Louis Gallois, il a rédigé un guide pour permettre aux directeurs de foyers, travailleurs sociaux et bénévoles de refuser les « intrusions » [sic] des équipes de contrôle dans les foyers. Pas touche au grisbi !

Les crédits de lutte contre l’immigration clandestine sabrés depuis 2016

En même temps, le média régional indépendant Breizh Info a analysé le rapport général sur le budget alloué à la mission « Immigration, asile et intégration », dont le programme 303 qui finance le logement des demandeurs d’asile et le versement de l’allocation aux demandeurs d’asile (ADA) et le programme 104 (Intégration et accès à la nationalité française). Les deux programmes coûteront près de 1,4 milliards d’euros au budget – avec des crédits qui augmentent de 26% en 2018 après avoir déjà été renforcés de 14% en 2017. Le rapport pointe un coût assez conséquent et une budgétisation toujours en-deçà des besoins ; ainsi pour l’ADA, 220 millions d’euros avaient été prévus en 2017 et 355 millions d’euros effectivement dépensés.

L’augmentation du coût (notamment de l’ADA) est liée aussi à la forte progression du nombre de demandeurs d’asile qui peuvent être éloignés grâce au règlement Dublin III – c’est à dire qu’ils sont arrivés en UE en 2015 ou 2016, ont déjà eu le temps de faire une demande voire de se faire débouter, et retentent leur chance en France où ils doivent être hébergés et reçoivent l’ADA. Problème, faute d’un cadre juridique suffisamment contraignant – et bien défendus par des associations financées par le contribuable et rompues à la guérilla juridique – les migrants ne sont éloignés que dans 10% des cas à peine. En 2016, ils représentaient 46% des demandeurs d’asile après une augmentation de 114% de ce type de procédure ; l’augmentation devrait se poursuivre en 2017 et 2018.

Mais si « tout augmente ma pauvre dame », même le coût de l’immigration pour le contribuable français, les moyens de la lutte contre l’immigration clandestine, eux, baissent. De cinq millions d’euros (7,10%) entre 2017 et 2018, de 4,79 millions d’euros entre 2016 et 2017. En deux ans, ce sont plus de 10% du budget alloué à la lutte contre l’immigration clandestine qui ont été supprimés. De ce point de vue là, Macron ne représente aucune rupture par rapport à la gouvernance Hollande :  les habitants et contribuables des Alpes-Maritimes ou de Calais, submergés par l’immigration clandestine et les réseaux mafieux, n’ont qu’à se débrouiller. Ils n’avaient qu’à bien voter, d’abord !

Emmanuel Goldstein

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
dufaitrez

C’est tout simple !
« Quand on veut, on peut, quand on ne veut pas, on ne peut pas » !
Le Peuple VEUT, l’Etat ne veut pas !
Point !

butterworth

pour les migrants FAIRE COMME ISRAEL que des migrants juifs pas racistes donc que des migrants blancs chretiens et faire comme l algerie idem que des migrants blancs chretiens pour l algerie exit noirs comme d autres donc ETRE ANTI MIGRANTS N EST PAS ETRE RACISTE https://savoirs.rfi.fr/en/comprendre-enrichir/histoire/les-illusions-africaines-de-che-guevara

meulien

dans le calcul des chomeurs,n’oubliez pas les 2 millions de francais qui travaillent pour des ONG….subventionnees

patphil

l’impot volontaire: je suis pour! que les bonnes ames prennent en charge ces « migrants » et les logent chez eux.
en alsace, l’impot pour les religions est volontaire, il n’y a qu’à cocher la bonne case!
mais là on ne verrait pas grand monde .

Dionysos

De toutes façons, cela va mal finir et tout le monde le sait. La bonne question c’est : « pour qui ? »

Fomalo

« De cinq millions d’euros (7,10%) entre 2017 et 2018, de 4,79 millions d’euros entre 2016 et 2017. En deux ans, ce sont plus de 10% du budget alloué à la lutte contre l’immigration clandestine qui ont été supprimés… »
Visiblement vous n’êtes pas comptable, M.Goldstein, ou alors vous avez inversé les chiffres? ou utilisé un nè…e incapable ?
Nous étions habitués à plus de rigueur même en période de fêtes alcoolisées, quant aux chiffres. Merci de rectifier vos » données »!

wika

« …et bien défendus par des associations financées par le contribuable et rompues à la guérilla juridique »
Vous avez tout dit, monsieur Goldstein, tant que le sort de notre pays sera entre ces mains mafieuses, il n’y aura aucun espoir.