Immigration : interview de Robert Albarèdes, sur radio La Luette

Les sentiments ont choisi notre camps
(Olivier Besancenot in Révolution : Cent mots pour changer le monde)
Est-ce que la France a encore besoin d’immigration ? Non, répond Robert Albarèdes dans une série d’articles mis en ligne par le site Riposte laïque.
Professeur agrégé de Lettres modernes à la retraite, Robert Albarèdes est aussi le créateur du site, laic.fr. Depuis quelques semaines, il a entrepris la rédaction d’un dossier consacré à l’immigration qu’il a audacieusement intitulé « La France n’a pas besoin d’immigration ».
Le sujet est tabou. Surtout, si on se réclame de la gauche. Aborder la question sans suivre la ligne dictée par quelques petits cénacles « sans frontièristes » [1], c’est prendre le risque de s’exposer à un jugement expéditif pour crime d’arrière pensée. Difficile donc de prendre position sans éveiller les soupçons. Cette intimidation morale dont se rendent coupables les bien-pensants interdit toute forme de débat, d’analyse, et nous prive d’une réflexion nécessaire sur la France contemporaine. Mais ce chantage ne serait rien s’il ne s’accompagnait pas d’un dénigrement systématique de la Nation et de la République française. Une haine de soi quasi idéologique qui n’est pas étrangère au refus endémique que manifestent certains enfants de l’immigration à se conformer aux lois et aux valeurs que la France a hérité de son Histoire.
Coupables donc les libéraux-libertaires, l’extrême gauche et la droite libérale. Olivier Besancenot nous l’avouerait presque quand il déclare dans son livre « Cent mots pour changer le monde : les sentiments ont choisi notre camp ». Voilà donc toute la pensée de l’extrême gauche condensée dans un slogan. Avec cette formule, digne des plus cyniques publicitaires, notre Che Guevara d’opérette, nous dévoile le fondement idéologique du trotskisme nouvelle tendance : l’émoi compationnel comme seule et unique réponse politique aux questions qui bouleversent le monde. Mais cette pensée n’est pas qu’un slogan, elle résonne comme une injonction : « Contentez-vous d’éprouver des sentiments, semble-nous dire l’indigné des PTT, surtout ne pensez pas.  »
Pourtant, il y aurait matière à réflexion quand on voit des organisations politiques de gauche, d’extrême gauche se faire les idiots utiles du capitalisme libéral en exigeant l’abandon des frontières et la régularisation massive des sans papiers.
Et tant que nous y sommes, interrogeons-nous aussi, comme le fait Jean Claude Michéa dans son dernier livre « la double pensée » [2], sur la façon dont la nouvelle extrême gauche a peu à peu remplacé, dans son discours comme dans ses modes d’actions, la figure autrefois centrale du prolétaire au profit de celle de l’exclu, de l’immigré, du sans papier, du clandestin, de la minorité sexuelle et ethnique… tous devenus en quelques années les damnés emblématiques de nos rebelles souriants.
Le temps est donc venu de penser, et de débattre sans faux semblant. C’est ce à quoi nous invite Robert Albarèdes dont je vous propose d’écouter ici l’analyse et les arguments.
Interview de Robert Albarèdes sur Radio La Luette
http://luette.free.fr/spip/spip.php?article213

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