Immigration, islam, insécurité : un triptyque incontournable de la Présidentielle de 2012

Publié le 25 avril 2011 - par - 1 698 vues
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Les élites de Droite et de Gauche sont responsables de la situation dans laquelle se trouve notre pays sur le plan financier, économique et social. Depuis 30 ans, ils ont participé à la disparition de l’État nation et de la capacité de notre pays à permettre au peuple de France d’être maître de son destin, pour le faire rentrer au nom du modernisme dans une Europe libérale et la mondialisation des échanges commerciaux qui nous ont conduit à la crise financière de septembre 2007, la plus grave depuis 1927, provoquée par la chute de Lehman Brothers.

Cette folie du profit maximum a été dévastatrice  dans les économies des pays développés et a désorganisé totalement nos sociétés et a engendré un endettement et un déficit des États qui se trouvent aujourd’hui dans une situation financière catastrophique. Des plans de rigueur se profilent à l’horizon pour faire payer aux peuples cette facture abyssale qui ne sera pas résorbée avant de nombreuses années, et comme la croissance ne se décrète pas, le chômage, la paupérisation et le déclassement des classes moyennes peut nous conduire dans une crise encore plus grave que celle que nous connaissons.

Pour comprendre dans quelle situation financière se trouve les États des pays développés et les lourdes menaces que celle-ci fait peser sur les citoyens de cette partie du Monde, je vous livre ci-dessous les prévisions communiquées par le FMI  :

La flambée de la dette publique des pays développés : un grand danger de l’après-crise

Les chiffres figurant dans le « Rapport de surveillance budgétaire multinational » ne sont pas optimistes. Le Fonds Monétaire International (FMI) met en garde les pays développés sur les dangers de l’après-crise, car leur dette publique représenterait 120 % de leur produit intérieur brut (PIB) en 2014. Il s’agit d’une véritable flambée, puisqu’avant la crise, en 2007, ce ratio était de 78 %. La lutte contre la récession en est la principale raison, chaque pays devant soutenir son économie ainsi que le secteur financier.

Si au début de la crise, le FMI a vivement recommandé les pays membres à instaurer des plans de relance, cela fait quelques temps qu’il les incite à retirer ces « mesures exceptionnelles » après 2010, au risque de dégrader leur économie. L’intérêt est de rétablir les équilibres budgétaires à moyen terme une fois la reprise entamée. Pour cela, les États devraient trouver un moyen de maîtriser leur budget tout en soutenant les activités en attendant une amélioration de la conjoncture économique.

Selon les chiffres du FMI, l’endettement de la France atteindrait 95,5 % de son PIB en 2014 contre 73 % actuellement. La hausse est importante quand on sait que les pays de la zone euro ne doivent pas présenter une dette publique supérieure à 60 % de leur PIB. Cette disposition figure dans le traité de Maastricht, signé en 1992 par les pays membres de l’Union Européenne. Rien qu’au premier trimestre 2009, la dette française a augmenté de 86,5 milliards d’euros, ce qui la ramène actuellement à 1.413,6 milliards (72,9 % de son PIB).

Parmi les autres pays européens étudiés, l’Allemagne devrait présenter un taux d’endettement de 91,4 % de son PIB en 2014 contre 63,6 % en 2007. Par contre, celui de l’Italie serait de 132,2 %. La première économie mondiale, les Etats-Unis, ne sera pas non plus épargnée, le FMI tablant sur une dette de 112 % de son PIB, soit 49 points de plus qu’en 2007. Mais la plus spectaculaire reste celle du Japon : 239,2 % du PIB en 2014 contre 187,7 % en 2007, avant la crise. »

Nos sociétés ont été déstructurées, déshumanisées et ont perdu petit à petit leur identité pour devenir un simple marché ou l’exploitation de la force travail au seul service du capital a creusé encore un plus le fossé qui sépare les élites bien-pensantes et le peuple.

La libéralisation de nos économies a été utilisée à l’extrême et a conduit nos Gouvernants et les agents économiques à faire venir sur notre sol une main d’œuvre étrangère de plus en plus nombreuse pour peser sur les salaires et faire baisser par voie de conséquence le coût du travail des autochtones.

IMMIGRATION

la politique migratoire a commencé dans les années 1970. voici les principales étapes :

1972 – Les circulaires Marcellin-Fontanet subordonnent la délivrance d’une carte de séjour à l’obtention d’un contrat de travail et d’un « logement décent ». Ces textes mettent fin aux procédures de régularisation et constituent l’amorce, par les pouvoirs publics, des premiers contrôles du flux migratoire. Ils provoquent les premières mobilisations de « sans-papiers » et notamment des grèves de la faim.

13 juin 1973 – Sous la pression des grèves, le gouvernement assouplit sa position et permet aux travailleurs entrés en France avant le 1er juin 1973 et pouvant présenter une promesse d’embauche, d’obtenir un titre de séjour et de travail.

Sous le septennat de Valérie Giscard D’Estaing la politique migratoire a pris un nouvel essor :

3 juillet 1974 : Le conseil des ministres suspend l’immigration des travailleurs et des membres de famille. Mars 1974 – Publication, aux éditions Maspéro, du premier guide Le petit livre juridique des travailleurs immigrés, rédigé en collaboration avec le Collectif d’alphabétisation.
Janvier 1975 – Début de la grève des loyers dans les foyers Sonacotra (elle durera jusqu’en octobre 1979).
18 juin et 2 juillet 1975 – Plusieurs circulaires rétablissent implicitement l’immigration familiale.
21 novembre 1975 – Un décret introduit la possibilité, pour l’autorité compétente, de prendre en considération, en vue de la délivrance ou du renouvellement d’une autorisation de travail, « la situation de l’emploi présente et à venir dans la profession demandée et dans la région ».
15 janvier 1976 – Un décret prévoit le retrait de la carte de résident ordinaire si son titulaire « se trouve de son fait sans emploi ni ressources régulières depuis plus de six mois », ou en cas de séjour hors de France pendant plus de six mois.
29 avril 1976 – Un décret reconnaît officiellement le droit au regroupement familial.
A partir d’avril 1977 – Politique d’extrême rigueur (menée par Lionel Stoléru et Christian Bonnet) dans le but non seulement de stopper l’immigration mais d’obtenir la diminution de la population étrangère résidant en France. Opérations « coups de poings », c’est-à-dire interpellations massives dans certains quartiers débouchant sur la reconduite immédiate à la frontière des étrangers trouvés en situation irrégulière. Juin 1977 – Participation au Comité pour l’abrogation du décret-loi de 1939 sur les associations étrangères.
26 avril 1977 – Mise en place d’une « aide au retour volontaire » en direction des chômeurs de nationalité étrangère d’abord, puis, à partir de septembre, en faveur des travailleurs salariés en activité depuis cinq ans ou plus.
10 novembre 1977 – Un décret subordonne le regroupement des familles à l’engagement de ne pas travailler.
24 novembre 1978 : Arrêt du conseil d’Etat annulant sept circulaires consacrées notamment à la restriction du regroupement familial et à l’aide au retour.
8 décembre 1978 – Arrêt de principe du Conseil d’Etat annulant le décret du 10 novembre 1977 et consacrant le droit, pour les étrangers, de mener une vie familiale normale.
Mars 1979 – Projet de loi Bonnet qui prévoit, notamment, l’exécution forcée des décisions refusant l’octroi ou le renouvellement des cartes de séjour, de nouveaux motifs d’expulsion et la mise en place d’un régime de détention administrative.
29-30 mars 1979 – Manifestations syndicales contre le projet de loi Bonnet.
10 janvier 1980 – La loi Bonnet apporte des modifications importantes à l’ordonnance de 1945. L’entrée ou le séjour irréguliers deviennent des motifs d’expulsion au même titre que la menace pour l’ordre public ; l’étranger qui ne vient en France ni pour travailler, ni dans le cadre du regroupement familial doit désormais fournir des garanties de rapatriement ; l’étranger refoulé à la frontière qui n’est pas en mesure de quitter immédiatement le territoire français peut être maintenu dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire pendant le temps nécessaire à son départ.
Février 1981 – La loi Peyrefitte légalise les contrôles d’identité « à titre préventif » qui, en pratique, vont permettre de repérer les étrangers en situation irrégulière.

L’arrivée le 10 Mai 1981 de François Mitterrand à la Présidence de la République a ouvert une nouvelle période de cette immigration  de travail et familiale :

1981-1982 – Opération de régularisation exceptionnelle d’environ 130 000 étrangers.
9 octobre 1981 – Suppression du régime dérogatoire des associations étrangères institué par le décret-loi de 1939.
29 octobre 1981 – Abrogation de la loi Bonnet. Parmi les nouvelles mesures, les étrangers en situation irrégulière ne peuvent plus être expulsés par voie administrative et doivent être déférés devant le juge correctionnel ; les étrangers mineurs ou ayant des attaches personnelles en France ne peuvent plus être reconduits à la frontière ou expulsés. Seront cependant maintenues : la faculté de reconduire de force à la frontière l’étranger expulsé, et la possibilité de maintenir les étrangers en instance de départ forcé dans des locaux spéciaux sous surveillance policière jusqu’à leur départ effectif.

Mars 1983 – Élections municipales où, sous l’impulsion de l’extrême-droite, l’immigration va devenir l’objet de toutes les surenchères.

Le deuxième septennat de François Mitterrand a connu de nouveaux développements dans la politique migratoire qui  a fait surgir pour la première fois l’apparition de l’islamisme radical dans la société Française :

Bien que la gauche ait vigoureusement protesté contre la loi Pasqua, le nouveau gouvernement attendra un an avant de proposer d’en abroger les dispositions les plus pernicieuses.
2 août 1989 – Adoption de la « loi Joxe » qui revient à l’esprit des textes de 1981 et 1984 concernant le séjour et l’expulsion, et qui instaure une « commission de séjour des étrangers ».
Décembre 1989 – Succès du Front national à l’élection législative partielle de Dreux.
F. Mitterrand considère que « le seuil de tolérance a été atteint ».
Fin 1989 – Affaire du foulard. Le spectre de l’intégrisme islamique est agité par la droite et une partie de la gauche. Création du Haut Conseil à l’intégration.

Toute cette politique suicidaire et incontrôlée a permis à Jean Marie Le Pen de se qualifier pour le deuxième tour de la Présidentielle de 2002 face à Jacques Chirac, éliminant à la surprise générale le candidat de la Gauche Socialiste Lionel Jospin.

Les années de Jacques Chirac et de Sakorzy à la tête de l’État n’ont pas changé grand chose à la politique de l’immigration en France. Bien au contraire, l »immigration n’a jamais été aussi importante que sous Nicolas Sarkozy, 200 000 personnes entrées légalement l’an dernier, contre 190 000 sous Jospin (PS) par exemple; pourquoi la gauche critique t-elle sa politique migratoire en disant qu’elle est trop sévère alors que Sarkozy est encore plus « immigrationiste » que la gauche ?

En octobre 2007, Nicolas Sarkozy déclarait :

« La France «est particulièrement ouverte à l’immigration africaine» Face aux inquiétudes d’une fuite aggravée de cerveaux exprimées par l’Union africaine, Nicolas Sarkozy s’est dit « convaincu que l’immigration africaine, sous certaines conditions, (pouvait) être une chance aussi bien pour l’Europe que pour l’Afrique ». Après avoir affirmé que la France « est particulièrement ouverte à l’immigration africaine », il a assuré que « l’immigration zéro est un mythe dangereux ».  »

Nicolas Sarkozy a changé brutalement sous fusil d’épaule, à partir de discours de Grenoble du 30 juillet 2010, s’apercevant que les Français étaient de plus en plus préoccupés par l’immigration clandestine et les problèmes que celle-ci posait sur le plan de la sécurité Intérieure.

Il fut relayé par des déclarations chocs de ses ministres, notamment de claude Guéant , qui lors de la prise de fonction comme Ministre de l’Intérieur en Février 2011, s’engageait à améliorer la sécurité et à lutter contre l’immigration clandestine. Il indiqua également que le Gouvernement était confronté à un double défi celui de changer la France pour qu’elle reste elle même , qu’elle conserve sa civilisation, son art de vivre, son modèle de société, reconnaissant de facto , que les Français ressentaient un malaise face à une France multiculturelle à laquelle ils n’étaient pas préparés ou qu’ils ne souhaitaient pas et qu’ils ne désiraient pas.

Claude Guéant récidivait le 18 mars 2011 lors d’une visite à la gare de Lyon et à Créteil en déclarant enfin les flux migratoires devaient être traités, sérieusement et sans excès. Il réaffirmait : « Notre objectif est clair : maîtriser les flux d’immigration illégale afin d’offrir aux étrangers qui parlent notre langue, respectent nos valeurs et manifestent un véritable désir d’assimilation, les meilleures conditions d’accueil possibles ».

La dernière trouvaille de Claude Guéant a été de nous annoncer qu’il prévoyait de réduire l’immigration légale soit de la ramener de 200 000 par an à 180 000, par an – ( chiche …).

Cela suffira t-il à donner du crédit à la politique de l’immigration du Gouvernement, rien n’est moins sûr, tant les Français ont été déçus par les politiques qui n’ont jamais tenu leur promesse en la matière, comme dans d’autres domaines d’ailleurs.

ISLAM

Les années qui ont suivi ont été déterminantes pour la percée de l’islam Politique dans notre pays, malgré le vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant dans l’école publique tout signe religieux à caractère ostentatoire.

Le mal était fait et nos politiques UMPS se retrouvent aujourd’hui face à une poudrière qui n’arrive plus à juguler. Le problème est devenu crucial pour les Français confrontés tous les jours à des revendications communautaristes qu’ils ne supportent plus cumulées à une crise économique et sociale qui n’a fait qu’aggraver ce phénomène de rejet que ne veulent pas voir nos élites préférant se retrancher dans une attitude de déni de réalité.

Les islamistes au cours de cette période ont continué à vouloir imposer au Pouvoir politique un islam visible dans la cité qui a vu apparaître pour la première fois sur la voie publique des femmes portant un voile intégral.

Entre temps, Nicolas Sarkozy, avant d’arrivée au Pouvoir en mai 2007, créa le 9 décembre 2002 CFCM ( Conseil Français du Culte Musulman ) dont la paternité revenait à Jean Pierre Chevénement ( 1999).

Cette association au sein de laquelle l’UOIF (Union des Organisations Islamistes de France) est aujourd’hui très influente nous fait mieux comprendre le problème que pose l’islam en France et la perception critique que les Français peuvent en avoir si l’on se réfère au sondage du Monde de Janvier 2011.

L’UOIF, créée en Meurthe et Moselle en 1983 par deux étudiants étrangers, le Tunisien Abdallah Ben Mansour et l’Irakien Mahmoud Zouheir.[réf. nécessaire]

Elle coordonne les actions d’une centaine d’associations, elle est propriétaire d’une trentaine de mosquées dans les grandes villes française[réf. nécessaire]. L’UOIF ne reçoit officiellement aucune aide financière d’aucun État. Son auto-financement supérieur à 80 % est assuré en grande partie par ses membres. Une part de son financement (12 %) provient de donateurs physiques du Moyen-Orient.[réf. nécessaire]

Son président est Fouad Alaoui, qui succède en 2009 à Lhaj Thami Breze. Le conseil d’administration, composé de 33 membres, est formé par 31 personnes élues par son Assemblée générale qui compte environ 400 membres, plus les Délégués régionaux de l’UOIF (en nombre de 7 ).

En Europe, ce sont les Frères musulmans et l’organisation turque Milli Görüs qui portent un projet politique. Dépositaires d’un imaginaire non seulement universaliste (l’Islam représente une religion pour tous) mais à visée de domination (l’objectif de « guider le monde » que s’assignait Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans), ils veulent la création d’un État islamique.

En 2005 le cheik Al Qaradawi déclarait :

« l’Islam retournera en Europe. L’Islam est entré deux fois en Europe et deux fois l’a quittée. Peut-être que la prochaine conquête, avec la volonté d’Allah, se fera par la prédication et l’idéologie. Toute terre n’est pas obligatoirement conquise par l’épée ». (…) Peut-être allons nous conquérir ces terres sans armées ? Nous voulons qu’une armée de prédicateurs et d’enseignants présentent l’Islam dans toutes les langues et tous les dialectes. Nous avons conquis Constantinople, mais la deuxième partie de la prophétie (de Mahomet) reste à accomplir: la conquête de Rome. L’Europe (finira par) se rendre compte qu’elle souffre de sa culture matérialiste et se cherchera une solution de remplacement, une échappatoire, un canot de sauvetage. Elle ne trouvera rien qui puisse la sauver, si ce n’est le message de l’Islam, le message du muezzin (…) Avec la volonté d’Allah, l’Islam retournera en Europe et les européens se convertiront à l’Islam. Ils seront ensuite à même de propager l’Islam dans le monde, mieux que nous, les anciens musulmans ». »

Cette stratégie de conquête de l’islam en Europe s’est donc mise place ce qui explique les différentes actions politiques qui sont menées en France par les représentants d’un islam rigoriste pour nous imposer , contre notre gré, la volonté du tout puissant Allah et de son prophète Mahomet. Ne nous trompons pas , nous sommes engagés dans une guerre de civilisation que nous devons stopper avant qu’il ne soit trop tard.

Les islamistes radicaux ont provoqué notre République une et indivisible ce qui a incité le Pouvoir à faire voter le 14 septembre 2010 une loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public. Cette Loi n’a même été votée par la Gauche, ce qui nous démontre une nouvelle fois que celle-ci est incapable de défendre les valeurs fondamentales de notre République laïque, désespérant ses propres électeurs et par là même le Peuple de France dans son ensemble.

Claude Guéant déclarait en Avril 2011 : – La laïcité est un principe structurant de notre société et les Français y sont profondément attachés. Ce n’est pas un hasard si l’article premier de la Constitution affirme que la République est laïque. La loi de 1905, née dans la douleur, dit que la République assure la liberté de conscience et garantit la liberté des cultes. Mais aujourd’hui, les Français ont le sentiment que des comportements transportent sur l’espace public le fait religieux.

INSÉCURITÉ

L’insécurité n’a fait qu’augmenter ces dernières années, aggravée il est vrai par la fracture sociale et la précarité qui ont engendré des dégradations, de la délinquance et de la violence. Des quartiers entiers de nos cités ont été abandonnés par l’État ou y règne une société parallèle , soit contrôlée par des caïds ou par des fondamentalistes religieux. Ces zones de non droit sont délaissées par les Français de souche qui ne peuvent plus supporter que dans leur propre pays, de tels agissements se produisent sans que le Pouvoir Politique et les forces de police interviennent pour y faire respecter l’ordre républicain.

Les émeutes de 2005 dans nos banlieues ont montré qu’il existait en France des populations qui ne se parlaient plus et qu’un phénomène de ségrégation ethnique, raciale et sexiste y régnait. Le Pouvoir politique de Droite et de Gauche est entièrement responsable de cet état de fait, qu’il a laissé prospérer sans y apporter les remèdes qui convenaient pour y remédier.

Une économie parallèle s’est installée avec le trafic de drogues rendant la vie dans ces quartiers encore plus difficile et anxiogène pour les populations locales.

En 2010, les cambriolages de résidences principales avaient alors augmenté de 12% et les violences aux personnes de 5% en un an et Brice Hortefeux avait demandé un «coup de collier» aux forces de l’ordre afin d’inverser la tendance.

Les atteintes aux biens ont diminué de près d’1% sur l’année 2009, par rapport à 2008, une baisse cependant moins sensible qu’en 2008 (-5,08%). Selon l’ONDRP, ces atteintes sont «au plus bas» depuis 1996 mais «ont cessé de diminuer».

Le nombre des violences aux personnes, point noir de la délinquance depuis 1996, a augmenté, lui, en 2009 de 2,8% environ. Leur hausse est légèrement supérieure à celle enregistrée en 2008 par rapport à 2007 (2,40%), confirmant une tendance relevée de longue date et que ne manque pas de souligner régulièrement l’opposition le mettant au débit de la politique du gouvernement.

Les violences dans nos banlieues sont perpétuées par des Français d’origine immigré  (60 à 70 % des délinquants sont issus de l’immigration, c’est ce que révèlent les synthèses de la police nationale  source  journal le Point du 24/06/2004) qui n’ont pas su ou n’ont pas voulu s’intégrer et s’assimiler dans notre société, bien que les acteurs économiques soient en partie responsable de cette exclusion dont sont victimes à l’embauche les travailleurs d »origine étrangère.

Comme vient de le déclarer dans une interview au journal Valeurs actuelles , Malika Sorel, membre du Haut Conseil à l’intégration :

« Une frange de notre élite intellectuelle, minoritaire mais puissante, présente encore les immigrés d’Afrique et du Maghreb comme des victimes de la colonisation, envers qui la France aurait une dette inextinguible… Elle clame que les nouveaux migrants sont discriminés, et ceux qui osent les contredire sont aussitôt embastillés dans la case “raciste” ! Or la victimisation est catastrophique : la culture de l’excuse déresponsabilise les étrangers installés en France. Nous ne les incitons pas à faire les efforts nécessaires à la réussite dans notre société. Pis, nous multiplions en leur faveur les dispositifs dérogatoires au droit commun, nous négocions nos valeurs, nous transigeons. Sous la pression d’une minorité “bien-pensante”, nos dirigeants, droite et gauche confondues, ont renoncé à transmettre à ces populations les codes indispensables à leur intégration. Nous laissons s’implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s’excluant elles-mêmes de la nation. Ce qui, finalement, ne satisfait personne : ni les immigrés, convaincus qu’ils sont discriminés parce qu’on le leur répète, ni les Français, qui souffrent de ces désordres. »

Dans cet article Malika Sorel a été interrogé sur le projet du Pouvoir politique d’installer un islam de France et sa place dans notre République laïque, voici ce qu’elle répondait à cette question :

« Cette expression est aussi dangereuse que floue. Si l’on veut dire que l’islam est aussi français, donc que la France est une terre d’islam, alors les musulmans sont fondés à négocier toujours plus de dérogations à la loi commune, toujours plus de droits, et c’en est fini de l’intégration ! Si l’on prétend faire émerger un islam des Lumières, au motif qu’il serait “de France”, cette tentative est vouée à l’échec. Penser que l’Europe pourrait organiser l’islam est d’une naïveté consternante. Voyez l’échec du Conseil français du culte musulman : ses membres ne cessent de se quereller ! Se placer du point de vue de l’islam, c’est commettre une double erreur : c’est renvoyer les immigrés à leurs origines, donc favoriser l’emprise du groupe alors qu’il faudrait les en libérer et, ce qui me scandalise, c’est engager une politique d’accommodements dont la France ne peut que souffrir. À ce propos, les statistiques ethniques, si elles étaient mises en place, feraient peser de lourdes menaces sur notre cohésion nationale. Comment des responsables politiques français peuvent-ils oser faire de la France leur variable d’ajustement ? C’est à la France de dire aux nouveaux venus ce qu’elle attend d’eux et de sanctionner les comportements contraires aux normes collectives françaises. C’est le vivre-ensemble qui se joue désormais. »

Je finirai cette analyse d’un pays en crise d’identité par un sondage effectué le 8 et 10 avril 2011 par l’institut Harris Interactive tout à fait révélateur du sentiment général des Français face à la perception qu’ils ont des difficultés des immigrés à s’insérer au sein de la Communauté Nationale :

-Les deux-tiers des Français ont le sentiment que l’intégration des étrangers fonctionne mal aujourd’hui ( 66% contre 28% )

Selon vous, aujourd’hui en France, l’intégration des étrangers dans la société française fonctionne-t-elle très bien, plutôt bien, plutôt mal ou très mal?
-Le constat est partagé par la Droite et la Gauche :
Non pour 67% des sympathisants de Gauche , non pour 68% des sympathisants de Droite et non pour 75% des sympathisants du FN.

Et depuis 10 ans, pensez-vous que l’intégration des étrangers dans la société française s’est plutôt améliorée, plutôt dégradée, ou qu’elle ne s’est ni améliorée ni dégradée?
La moitié des Français a le sentiment que la situation s’est dégradée au cours des dix dernières années

Selon vous,les étrangers font-ils aujourd’hui suffisamment d’efforts ou pas suffisamment d’efforts pour s’intégrer dans la société française ? / Selon vous,la société française fait-elle aujourd’hui suffisamment d’efforts ou pas suffisamment d’efforts pour permettre aux étrangers de s’intégrer?

Les ¾ des Français estiment que les étrangers ne font pas assez d’efforts; seuls 41% font le même reproche à la société française.

Selon vous,les étrangers font-ils aujourd’hui suffisamment d’efforts ou pas suffisamment d’efforts pour s’intégrer dans la société française ? / Selon vous,la société française fait-elle aujourd’hui suffisamment d’efforts ou pas suffisamment d’efforts pour permettre aux étrangers de s’intégrer?

Si les torts sont partagés pour les sympathisants de gauche, ils sont à imputer essentiellement aux étrangers pour les sympathisants de droite.

Parmi les acteurs suivants, quels sont les trois auxquels vous faites le plus confiance pour faciliter l’intégration des étrangers dans la société française ?

Les acteurs de l’intégration : les Français font avant tout confiance aux associations et aux citoyens, peu aux politiques.

Parmi les acteurs suivants, quels sont les trois auxquels vous faites le plus confiance pour faciliter l’intégration des étrangers dans la société française ?

Si les sympathisants de Gauche et les sympathisants de Droite désignent en haut de classement les trois mêmes acteurs, on observe cependant des disparités dans les niveaux de confiance accordés :
-Les premiers accordent davantage leur confiance aux associations, enseignants, artistes et syndicats ;
-Les seconds la prêtent plus que la moyenne aux entreprises, aux responsables religieux

Nous sommes vraiment à un tournant de notre histoire, que voulons-nous construire pour nos enfants dans la France du futur ?, Voulons-nous développer une société communautarisme, avec les dérives que celle-ci pourrait engendrer sur notre pacte social et républicain ou voulons-nous construire une société du vivre ensemble au delà de nos différences ?

Les candidats à l’élection Présidentielle de 2012 devront répondre à toutes ces questions que se posent les Français et qui leur permettront de se déterminer en leur âme et conscience. Les candidats qui ne voudront pas répondre à cette problématique seront éliminés de la compétition.

Les problèmes sociaux économiques seront également abordés, mais le triptyque immigration, islam, insécurité que j’ai tenté de vous analyser comme étant une thématique incontournable de la campagne présidentielle de 2012 ne pourra pas être, de mon point de vue, minimisé ou édulcoré par nos politiques car il est essentiel pour la société de demain que nous voulons construire pour nos enfants.

Notre République est orpheline parce qu’elle n’est plus incarnée par les politiques qui devraient en faire la promotion et l’inscrire comme une priorité fondamentale  dans leurs programmes pour renouer le lien avec les Français et être à même de stabiliser une société en perte de valeurs et d’esprit civique, indispensable pour que la paix civile ne soit pas menacée à terme.

Fabrice LETAILLEUR

Voir son blog:

lebloglaicdechamps.over-blog.com

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