Immigration : mise au point sur les allégations de la revue de presse de Madame Dominique Baillard

Publié le 28 mars 2014 - par - 1 427 vues
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DROIT DE REPONSE

Jean-Paul Gourévitch, consultant international sur l’Afrique et les migrations, conteste formellement les allégations le concernant contenues dans la revue de presse de Madame Dominique Baillard du 12/03/2014 sur le coût de l’immigration.

Il fait remarquer que le résultat de ses analyses parues dans la monographie n° 27 de Contribuables Associés en novembre 2012 « L’immigration en France: dépenses, recettes, investissements, rentabilité » ne peut pas « être très vite remis en question par une autre
étude réalisée par des économistes (Xavier Chojnicki et Lionel Ragot)  » puisque cette dernière est parue six mois auparavant et qu’elle a justement été analysée dans la monographie.

Il rappelle que ses chiffres datent de la période 2010-2012 et ceux de l’étude Chojnicki-Ragot de 2005, que les immigrés ne coûtent pas 17 milliards d’euros à la protection sociale comme il est écrit de façon totalement inexacte par Madame Baillard mais que les dépenses de prestations sociales étant de 69, 979 milliards d’euros (monographie page
51) et les recettes fiscales et sociales de  83,370 milliards d’euros (monographie page 75) le solde est donc positif.

Si en définitive les dépenses d’immigration sont plus importantes que ses recettes (déficit de 8,76 milliards d’euros), c’est en raison des coûts de structure, des coûts sociétaux et des coûts sécuritaires générées par l’immigration régulière et surtout par l’immigration
irrégulière que l’étude Chojnicki-Ragot ne prend pas en compte.

Il y a pour sa part ajouté les investissements faits pour les pays d’origine des migrations et pour les dépenses d’éducation, de logement et de politique de la ville à l’égard des immigrés et de leurs enfants dont la rentabilité « est nulle pour l’aide au développement et
difficilement mesurable pour les politiques d’intégration », ce qui explique le chiffre de 17 milliards d’euros.

Il trouve malveillant que, pour diaboliser son travail, Madame Baillard affirme que « l’étude est largement médiatisée par le Front National » alors que la dernière intervention sur les ondes de Madame Marine Le Pen a mentionné un déficit de 70 milliards pour l’immigration et que nombre des propositions qu’il a faites pour réduire les coûts comme « la régularisation des immigrés ayant un travail » ou « l’arrivée de dizaines de milliers de migrants célibataires actifs occupés » sont aux antipodes des positions du Front National.

Il souhaite enfin que ceux qui veulent s’informer sur les coûts de l’immigration et comparer les périmètres différents de l’étude Chojnicki-Ragot et de sa propre  monographie puissent se rapprocher des textes eux-mêmes afin de se forger leur opinion en connaissance de cause ».

Jean-Paul Gourevitch

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