Immigration : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays

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Philippe de Villiers cite le ministre de l’Intérieur socialiste qui s’en va serrer la main des clandestins dans la Jungle de Calais le 1er juillet 2001 : « L’identité de la France est intimement liée à l’histoire des flux migratoires. Il faut avoir la lucidité de le reconnaître. » Philippe de Villiers cite Jacques Dupâquier, auteur de L’Histoire de la population européenne, qui ne supportait pas cette imposture : « Le vrai scandale tient au fait que toute l’histoire du peuplement de la France est présentée par des pseudo-scientifiques d’une manière abominablement tendancieuse. » Il dénonçait cette allégation selon laquelle notre territoire aurait été peuplé par des vagues successives qui en auraient entièrement brassé et métissé la population.

Nous serions donc tous des étrangers ou des descendants d’étrangers. Ce mythe des origines ne tient pas devant les conclusions de la paléo-démographie : « Le total des guerriers qui, en cinq siècles, sont entrés en Gaule, n’a pas dû dépasser 200 000 ou 300 000 hommes. » C’est une petite minorité par rapport aux millions d’indigènes déjà présents. Plus tard, les colons romains ne seront jamais qu’une petite minorité. En fait, la grande acculturation de notre pays par les Romains n’a pas de base démographique, c’est toujours le vieux fonds ethnique issu du néolithique qui domine. L’invasion des Francs, des Burgondes, des Goths, des Vandales, modifiera très peu la démographie de la Gaule. Car ces envahisseurs étaient peu nombreux.

Le mythe du brassage ne tient pas plus que le mythe des origines et des déferlantes migratoires successives : les Français d’aujourd’hui seraient tous issus d’une multitude de peuples qui se seraient mêlés.

Or, selon les conclusions de Jacques Dupâquier, les apports extérieurs, entre 650 et les années 1880, ont été faibles : l’apport des Arabes ? Néant. L’apport des Normands ? Infime. Pendant très longtemps, la France fut un monde plein, et même plutôt en état de surpression démographique.

Notre pays est resté une terre d’émigration jusqu’à la crise de la dénatalité au début du XIXème siècle.

C’est au XIXème siècle que la dénatalité favorise l’immigration : en 1851, on ne compte que 380 000 étrangers en France. Les démographes sérieux font litière du mythe de la banalité migratoire. Ce n’est qu’au début des années 1880, avec la première mondialisation, que les choses changent. En 1881, la barre d’un million d’étrangers est franchie. Entre la chute du Second Empire et 1886, la population étrangère a doublé.

Cet apport de population tient en partie à une faible natalité française qui conduit le patronat à attirer la main-d’œuvre belge, italienne, polonaise, arménienne, etc.

Mais cette immigration étrangère, jusqu’en 1950, n’a pas été une immigration d’établissement mais de travail : on travaillait en France pour se constituer un pécule et, le plus souvent, on retournait vivre dans son pays d’origine. Au total, l’apport des étrangers à la population française est passé de 2 millions en 1914 à 4 millions en 1950. Il y a, entre cette immigration et celle d’aujourd’hui, une différence essentielle : au début du XXème siècle, toute la population étrangère de France était d’origine européenne. Et pourtant, cela ne va pas sans frictions. Pendant toute la IIIème République, le débat fait rage sur la question de l’assimilation.

La France elle-même s’interroge sur ses racines !

En 1897, Maurice Barrès publie Les Déracinés où il conte les malheurs de jeunes gens coupés de leurs racines. L’abbé Lemire, un des fondateurs de la démocratie chrétienne, affirme qu’il n’est pas bon qu’une nation soit tout entière composée de déracinés. Lors d’une séance sur la nouvelle loi d’acquisition de la nationalité, le 16 mars 1889, le député Maxime Lecomte déclare à la tribune : « Le véritable danger national consiste à garder chez nous des hommes qui ne sont attachés à aucune patrie, qui n’aiment pas la France…

« Il faut éviter de laisser se constituer différentes nations dans la nation française. »

C’est récemment, avec le regroupement familial dans les années 1970, que les chiffres explosent. Les arrivants viennent de partout, du Maghreb, d’Afrique, d’Orient, d’Asie. On passe d’une migration de travail à une migration de peuplement. Les migrants ont résolu de se transporter en tant que peuples avec leur civilisation. « On vous inclut tel que vous êtes. Et si vous êtes un peuple, on vous reçoit comme peuple. »

Les hommes politiques qui déplorent cette évolution seraient mal venus de s’en plaindre : quelques jours après les attentats du 13 novembre, il fut recommandé à tous ceux qui ont coutume de descendre en place publique pour y déposer une parole libre, c’est-à-dire critique, de bien vouloir se taire. Quand la censure ne suffit plus, dans une société policée comme la nôtre, on est invité à pratiquer l’autocensure.

À l’intimidation pénale sur l’islamophobie, s’ajoute, par un geste de civisme oblatif, l’autocontrôle. Que chacun fasse preuve de retenue et apprenne à se taire. On est en guerre. On doit censurer son propos public.

Depuis des années, le pilori médiatique suffit à calmer les insolences. Toute parole qui franchit la ligne expose son auteur à l’accusation infamante de xénophobie. Vouloir décrire le réel se fracasse sur le mur des interdits moraux et idéologiques : « L’immigration est une chance pour la France« . Et ça continue :

« Il n’y a pas plus d’étrangers aujourd’hui que dans les années 1930 », « l’islam est une religion de paix », « les terroristes n’ont rien à voir avec l’islam ». Vouloir parler d’islamisation de la France, on est alors accusé d’islamophobie, donc de racisme. Le soupçon nous ramène « aux heures les plus sombres de notre histoire« .

Les mensonges sont partout : « La France a toujours été un pays d’immigration. » Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter. Ceux qui parlent d’immigration massive sont réputés xénophobes. Ce sont des Français rancis.

Cette pétition de principe, sans cesse ressassée depuis des décennies, est la contre-vérité la plus accomplie de l’historiographie mensongère qui nous tient bien tranquilles dans l’hébétude et l’insouciance, face à la commotion la plus grave que la France ait jamais connue depuis sa naissance.

Thierry Michaud-Nérard

Source : Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain

 

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11 Commentaires

  1. Un peu hors sujet mais merci pour cette illustration de la grande CHARD qui dessine pour Rivarol (entre autres).

  2. « Immigration : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays »….pardon mais avec Bruxelles et macron potentiellement réelu c’est trop tard,la seule qui reste c’est que les francais doivent s’armer,en toute légalité avec licence de tir ou permis de chasse.macron réelu vous allez voir nos blattes invasives qui sont déja en France vont se sentir pousser des ailes ,quand aux autres qui attendent pour venir ils savent déja que si macron passe ce sera l’eldorado pour tout ces ténias rampant,donc je sent la situation qui va tres vite dégénérer les francais se défenderont,du moins ceux qui ont des couilles,les autres regarderont miss france a la tv et attendront leur tour pour se faire zigouiller.

  3. Malheureusement C’est la réalité Oui la submersion migratoire est en marche avec l’immigration de noirs africain envahisseurs Voulu par les juifs et les franc maçons

    • ah ces juifs qui tiennent le monde entre leurs pattes aux doigts crochus… votre prophète n’a pas réussi à les exterminer

  4. Avec le poudré qui déclare « les quartiers sont une chance pour la France » ça va pas dans le sens que nous souhaitons, je ne sais pas ce qu’en pensent les flics, les pompiers, les médecins, quant au ministricule de l’intérieur, c’est pas mieux, « ce ne sont pas les enfoulardées qui font des attentats », pas faux, c’est juste leurs coreligionnaires quand on est con.

  5. Pas seulement reprendre le contrôle ,mais également les COMPTER ET PARLER REMIGRATION.

    • Faut dire que zemmour a revu ses ambitions contre les immigrés à la baisse. Un « ministère de la rémigration » qui viserait, finalement, à ne renvoyer « chez eux » que les délinquants, criminels et illégaux étrangers (ceux qui ne sont donc pas de nationalité française), ça ne fait plus les 15 millions d’immigrés et leurs descendants souvent fantasmés par ses sympathisants.
      Ils ont du être vachement déçus du coup !

  6. Parquer toute cette vermine invasive venue d’afrique comme ils le seraient dans leurs bleds et renvoyer tout ça par voie maritime avec des vielles embarcations qui ne serviront que pour le voyage aller !!

  7. Il n’y avait que Zemmour qui était capable de le faire, MLP c’est chirac et Macron c’est le diable

  8. Azouz Begag , ex ministre, sociologue, musulman a dit en 2011: «  Il y a n’être 15 et 20 millions de MSU’s,mans en France ». On peut penser qu’il sait de quoi il parle.

    • 70% de votes musulmans pour Mélenchon sur 7,7 millions de voix ca fait quand même 5,4 millions de musulmans en âge de voter……

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