Inde : la peine de mort contre le viol sera-t-elle dissuasive ?

Publié le 2 janvier 2014 - par - 1 018 vues

A 85 ans bien sonné, il porte encore beau !! Mais, je n’ai aucune vénération pour l’ancien ministre de la justice de François Mitterrand, Robert Badinter, qui doit se repasser en boucle dans la tête toute la sainte journée depuis 30 ans, qu’il est un grand bienfaiteur de l’humanité chez les violeurs, les assassins d’enfants et les tueurs de policiers, puisque grâce à lui, depuis l’abolition de la peine de mort à laquelle était favorable à l’époque 60 % des Français, les auteurs de ces crimes odieux pourront, une fois leurs horribles méfaits commis, ressortir finalement de prison où ils auront été  logés, nourris et même formés à un diplôme bac + 2 ou plus.

A New Delhi, dernièrement une pancarte géante créée par des étudiants montrait quatre hommes pendus. La population  attendait ce jugement avec impatience et ils étaient plusieurs centaines à s’être déplacés pour entendre le verdict prononcé par le juge . Son allocution fut rapide : la cour a estimé que le crime entrait dans la catégorie des «affaires criminelles les plus rares» entraînant par conséquent la peine de mort. «Les crimes contre les femmes ne cessent d’augmenter et nous ne pouvons rester indifférents. Nous devons faire passer le message que cela ne sera pas toléré», a insisté le juge.

La victime, une jeune étudiante en kinésithérapie qui est morte dans un hôpital à Singapour, avait été frappée, violée et agressée sexuellement avec une barre en fer dans un bus en mouvement, avant d’être jetée sur le bord de la route.

L’annonce du verdict s’est répandue comme une traînée de poudre provoquant des cris de joie chez des femmes qui ont fondu en larmes, avec des centaines de personnes applaudissant et se bousculant dans un vacarme contenu tant bien que mal par une horde de policiers. «C’est une première victoire pour des millions d’activistes. Je suis contre la peine de mort mais aujourd’hui je suis fière que l’Inde ait pris une décision forte. Un avertissement pour tous ces criminels», a déclaré  une membre de l’ONG Maitri India, qui lutte contre les inégalités.

Condamner quatre personnes à mort, c’est rare en Inde et la pression publique a certainement joué un rôle dans le verdict.

Quatre des six accusés avaient plaidé non coupable. En mars, le cinquième accusé, s’était donné la mort dans sa cellule de prison. Un sixième suspect âgé de 17 ans au moment des faits a été jugé et condamné par une cour de justice pour mineurs à trois ans de détention juvénile, soit la peine maximale, au grand dam de la mère de la jeune fille violée à mort.

Une loi a été passée en mars afin de punir plus sévèrement les agresseurs sexuels. Elle condamne les violeurs récidivistes à la peine de mort et fait entrer le voyeurisme, le harcèlement sexuel, les attaques à l’acide, les viols en bande et le trafic sexuel parmi les crimes spécifiques.

A quand une telle loi en France, où l’on évalue le nombre de viols à entre 10 000 et 50 000 par an?

Huineng

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