Insulté par un juge, Julien Sanchez est en prime jugé coupable pour des propos qu’il n’a jamais écrits

Publié le 28 mars 2015 - par - 3 307 vues
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Dans la France de 2015, sous régime socialiste se réclamant détenteur des clefs du Saint Graal républicain, non seulement on autorise des enseignants gauchistes pédophiles à continuer d’exercer auprès de jeunes enfants, mais on peut également être condamné, Mesdames Messieurs, à 3 000 euros d’amende pour des propos qui ne sont pas les vôtres mais que d’autres ont tenus.

Avec la logique de ce régime-là ce n’est pas à Landru qu’il aurait fallu couper la tête en 1922 mais à son voisin.

Le maire de Beaucaire, qui compte porter l’affaire devant la cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), était tout de même poursuivi comme « directeur de publication », titre pompeux dont il semble que tous les détenteurs d’un compte Facebook ou Twitter peuvent désormais se revendiquer avec cette surréaliste et dangereuse jurisprudence. Or, si l’on fait une recherche sur Wikipédia on voit que la dénomination n’est pas valable puisqu’elle ne concerne que la presse écrite, audiovisuelle et internet et en aucun cas des réseaux sociaux qui ne relèvent pas de cette profession. A moins que par nos publications sur Facebook, nous ne soyons en droit de réclamer une carte de presse et une accréditation idoine.

En février 2013, Julien Sanchez, alors conseiller régional FN, avait été condamné en première instance par le Tribunal Correctionnel de Nîmes à 4 000 euros d’amende dont 1 000 avec sursis pour n’avoir pas supprimé des propos postés sur sa page Facebook en 2011 par deux de ses contacts, lesquels propos ayant été considérés comme « provocation et discrimination à la haine raciale ». Les deux commentateurs avaient en outre été condamnés chacun à 4 000 euros d’amende.

Après son aberrante condamnation Julien Sanchez avait fait appel et le verdict est tombé une seconde fois entre ces deux tours électoraux : coupable ! Et l’amende est passée à 3 000 euros.

Les faits reprochés ? Ses contacts avaient écrit ceci sur sa page : « Des bars à chicha et des voilées. Voilà ce qu’est Nîmes ville romaine. (…) Prout, c’est l’élu au développement économique hallal, rue de la République islamique », avait écrit l’un, l’autre ajoutant : « Ce Grand Homme a transformé Nîmes en Alger. Dans chaque rue des kebabs et des mosquées. Les dealers et les prostituées règnent en maître. Pas étonnant qu’il ait choisi Bruxelles, capitale du nouvel ordre mondial et de la charia. Merci Franck et kiss à Leïla ».

Les Franck et Leïla en question sont respectivement député européen UMP franc-maçon de la Grande Loge de France et adversaire de Julien aux élections cantonales de 2011 pour le premier, ancienne journaliste et compagne du précédent pour la seconde, en l’occurrence la plaignante qui s’est offusquée de ce « kiss » sans doute trop haineux à son goût. Franck Proust s’était rendu « célèbre » en 2010 suite à une garde à vue dans le cadre d’irrégularités dans l’attribution de marchés publics.

Leila Tellaa était défendue par Maître Michèle El Baz, elle-même conseillère municipale socialiste de Nîmes et également adversaire de Julien dans ces mêmes élections. Bien sûr il ne fallait surtout pas y voir de vengeance personnelle, non non…

Et justement, la page Facebook de Maître El Baz donnait à voir en 2012 de bien curieux échanges et l’on ne peut que s’étonner de ce qu’elle-même n’ait pas été condamnée en tant que « directrice de publication » pour avoir laissé le message de l’un de ses amis traitant Nadine Morano de « chienne de garde croisée avec un roquet », d’un autre comparant cette dernière à Irma la Douce, c’est-à-dire une prostituée, et d’un autre encore stigmatisant allègrement, tout en s’en défendant hypocritement, les habitants des cités emprunts de « vulgarité » et de « médiocrité » et usant comme Nadine Morano d’un « langage de poissonnière ». Et pourquoi donc Maître El Baz, elle qui se réjouissait au sortir du premier procès parce qu’« il fallait que ces propos soient reconnus racistes », n’a t-elle pas été elle-même poursuivie pour les mêmes motifs exactement que l’homme contre lequel elle a plaidé ce 10 janvier 2013 ? N’est-ce pas là la preuve d’une justice à deux vitesses ?

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Une telle condamnation est absolument surréaliste dès lors qu’il n’a absolument rien publié lui-même, a fortiori aucun propos raciste. Car ces phrases n’ont pas la moindre connotation raciste, leurs auteurs ne faisant qu’exprimer leur constatation d’une ville qu’ils voient changer sous leurs yeux et qui s’orientalise et s’islamise, comme la plupart des villes de France. Quelle est cette loi qui interdirait d’exprimer le constat notable de la modification de la population et des commerces d’une ville ?

L’Express publiait en 2002 un article affirmant qu’il y avait à l’époque 20 000 musulmans à Nîmes et que ces musulmans étaient « particulièrement dynamiques ». L’imam de la mosquée ne se gênait d’ailleurs pas pour faire pression auprès des élus pour qu’ils favorisent l’implantation de l’islam contre la promesse des votes des musulmans nîmois en contrepartie. Il faut encore apprécier ce phénomène d’islamisation par le nombre de mosquées, la ville de Nîmes intramuros comptabilisant en effet pas moins de onze mosquées.

On pourra se rendre encore sur cette page répertoriant les commerces halal de la ville de Nîmes : http://www.pageshalal.fr/halal/NIMES/fr

Cela prouve bien que les propos sur les bars à chicha et autres kebabs ne sont pas une invention mais bel et bien une réalité.

On le comprend donc, il ne s’agit ni plus ni moins d’un procès donc le but réel est d’obtenir une jurisprudence visant à bâillonner internet et plus largement la liberté d’expression et d’opinion, car on attendra en vain des condamnations similaires des fans de Mohamed Merah ou d’Oussama Ben Laden sur Facebook, de même que celles des très nombreux commentateurs – réellement racistes pour le coup – fleurissant sur le web et dans de très nombreux morceaux de rap. Pas davantage ne verra t-on poursuivi Jean-Luc Mélenchon pour avoir traité les Normands d’arriérés et d’alcooliques.

Par ailleurs, Julien Sanchez avait, suite à son premier procès en 2013, adressé un courrier à Mme Taubira et déposé une plainte contre le vice procureur Eric Emmanuelidis pour avoir tenu des propos pour le moins scandaleux et inadmissibles de la part d’un magistrat puisque celui-ci l’avait traité de « petit homme », d’« élu de pacotille », d’« adolescent attardé » et même… de « petit singe ». Comme quoi, se faire traiter de singe par un magistrat quand on s’appelle Sanchez n’a pas tout à fait les mêmes conséquences que de se faire traiter de guenon par une Anne-Sophie Leclère quand on s’appelle Taubira. On appréciera la différence notable de traitement selon ses convictions ou selon d’autres critères laissés à l’appréciation de chacun…

Maître Emmanuelidis avait en outre menacé d’un « si M. Sanchez surveille ses comptes de campagne comme il surveille son compte Facebook, on se retrouvera peut-être à nouveau un jour dans ce tribunal », mais surtout dans une bouffée poussiéreuse de nostalgie de bonne grosse purge stalinienne, il s’était permis avec une vulgarité et une grossièreté indignes d’une salle de tribunal un « vous êtes à la démocratie ce que l’éjaculation précoce est à la sensualité ».

Est-il concevable et admissible que dans un pays comme le nôtre un représentant de la Justice abuse de ses pouvoirs pour oser se permettre de parler ainsi à un citoyen au seul motif que ses opinions politiques ne sont pas en concordance avec les siennes ?

Caroline Alamachère

NB : définition d’un état totalitaire : « Pays dont la liberté d’expression est supprimée, qui possède un seul chef, où la propagande est pratiquée massivement et où la police agit selon la volonté du dirigeant ».

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