Intégration et Désintégration

Un éditorial récent de CNN (principale chaîne de TV aux USA) note que « la France va imploser d’ici 2015.
Ceci résulterait de l’accueil et de la naturalisation d’une immigration maghrébine et africaine que la France ne peut plus endiguer, et qu’elle est impuissante à intégrer, ni culturellement (car ces nouveaux français, ou clandestins, ne se veulent pas français), ni économiquement ( avec des déficits sociaux et publics exponentiels)»
Le problème est grave, et il l’est d’autant plus que la question de l’immigration est tabou, interdite inconnue. Inabordable au risque de passer pour un fasciste…
On connait peu les flux migratoires contrôlés ou incontrôlés. Et tout recensement est prohibé et notamment toute référence ethnique ou religieuse.
On parle seulement d’estimations, variables et invérifiables, et l’on avance 15 millionsde personnes africaines et maghrébines. Vrai ou faux ?
Cette population très faiblement intégrée, très prolifique (profitant de nos largesses en la matière) devrait doubler d’ici 15 ans (selon l’insee, soit plus du tiers de la population du pays.
Il faudra bien un jour nous expliquer pourquoi l’intégration des Italiens, des Portugais, des Polonais…..a pu se faire lentement et sans problème majeur…alors que l’intégration des africains et des maghrébins est un échec incontestable, rédhibitoire.
Faudrait-il encore avoir le courage , l’audace de constater que les populations islamiques sont totalement inassimilables, inintégrables, à quelques exceptions près.
Toutes les politiques, toutes les stratégies d’acculturation ont abouti à un désastre qui dure et perdure depuis plus de 30 ans.
Les politiques de décolonisation furent catastrophiques, déplorables : aucun plan à long terme, aucune vision d’avenir, aucun programme…
Mais seulement des tentatives de colmatage, prises dans l’urgence.
Comment s’étonner aujourd’hui du résultat d’une pseudo-intégration, qui finira par engendrer une désintégration de la nation française.
Des questions restent en suspens :
Pourquoi ces nouveaux immigrès ne veulent pas s’intégrer, ou pourquoi ont-ils tant de difficultés à s’intégrer ?
Pourquoi les pouvoirs publics ont-ils échoué ? Les méthodes étaient-elles bonnes ?
– Existait-il une réelle volonté d’intégrer ces nouvelles populations ?
– La religion constituerait-elle un frein, un obstacle à une tentative d’intégration?
Sujet délicat sinon explosif car, évoquer une emprise confessionnelle constitue (dans notre république démocratique laique ) une atteinte, un outrage, une violation des droits personnels, un crime.
Que nous nous posions la question de la place de la religion dans notre société est louable, mais que certains, au nom de leur croyance, veulent changer notre société, envahissent l’espace public , imposent leurs moeurs et coutumes, relève de l’emprise des cerveaux , c’est la dictature qui pointe son nez.
– Pourquoi l’Education Nationale a-t-elle échoué dans sa mission d’apprentissage de la langue française ?
– Comment se fait-il que des enfants de la 2° génération d’immigrés ne maîtrisent pas notre langue ? Parlant un sabir, un jargon incompréhensible plus proche d’éructations que d’une langue parlée..
– Comment ne pas se remémorer les slogans et autres formules avancés par des démagogues de tout horizon, « il faut cultiver sa différence ».
– Comment a-t-on pu prononcer de telles âneries, de telles stupidités ?
Par clientélisme, nos politiciens ont agité ce dogme imbécile et infructueux, car privilégiersa langue d’origine, ses moeurs, magnifier ses disparités et ses dissemblances…c’est nier l’existence d’une république une et indivisible.
Mais jusqu’où ira-t-on par pure démagogie ?
Reste à envisager le comportement de nos concitoyens.
Face à cet échec total de nos systèmes d’intégration, face au refus de beaucoup d’immigrés de se fondre dans ce pays d’accueil si généreux, face aux comportements racistes et extrémistes de certains immigrés, face aux revendications infondées de certains, portant essentiellement sur des mobiles religieux. Quelle est la réaction de nos concitoyens ?
Beaucoup répondent par un angélisme béat, souscrivant, sans remords ni état d’âme, à toutes les revendications, à toutes les exigences, allant même parfois au-delà de ce qui est demandé….irresponsables, irréfléchis qui ne mesurent pas les conséquences de leurs idées et attitudes.
D’autres, la majorité, souffrent d’un syndrome commun dans notre civilisation, la lâcheté.
Par peur, par bassesse, la plupart de nos concitoyens ferment les yeux, se gardant bien d’émettre la moindre remarque ou critique à leur député, leur maire…
Il ne faut pas s’étonner de voir fleurir dans nos institutions, dans nos moeurs, un laxisme grandissant et pernicieux.
Trop de permissivité, de lâcheté, d’angélisme, de tabou, d’indifférence, de manipulation et d’interprétation ont achoppé sur des questions non résolues depuis plus de 30 ans, l’immigration et l’intégration (qui sont liées).
Faudra-t-il un jour recourir à un référendum à ce sujet ? On peut rêver…
Quel homme politique aura le courage, l’audace de le réaliser ?
Yves Rectenvald

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