Interdiction des minarets : refus populaire de la dhimmitude et message d’espoir pour le monde entier

Publié le 2 décembre 2009 - par
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Espoir

Tel serait le mot qui pourrait le mieux résumer le résultat du scrutin du 29 novembre 2009 où 57,5 % des Suisses se sont prononcés pour une interdiction des minarets. A force de se faire mettre les bâtons dans les roues par l’establishment, nous pouvons constater que la meilleure arme contre l’islamisation, c’est-à-dire contre l’imposition de valeurs antidémocratiques et liberticides est bel et bien la démocratie populaire qui est l’exercice de la pleine liberté de choix, en l’occurrence celui de dire non à ce symbole de démonstration ostentatoire et agressive de la présence d’un islam sur lequel nous reviendrons plus bas.

C’est une bouffée d’espoir pour tous les Suisses qui se sont prononcés contre une des manifestations de l’islamisation et qui peuvent aujourd’hui constater qu’ils sont bien moins seuls qu’on ne cherchait à leur faire croire. Mieux encore, cet élan s’étend comme nous l’espérions à toute la planète et trouve un écho favorable dans la population de tous les pays européens.

En Suisse comme partout ailleurs, la presse critique unanimement l’avis du peuple exprimé par un exercice légitime de la démocratie, cherchant à le culpabiliser d’avoir exercé sa pleine liberté de se prononcer et à prétendre qu’il aurait été berné par des peurs irraisonnées (la fameuse « islamophobie », arme de guerre tenant en un seul mot).

En Suisse comme partout ailleurs, les gouvernements eux-mêmes dénoncent le résultat de suffrages populaires alors que c’est justement de ces suffrages que les politiques tiennent leurs mandats.

Cependant en Suisse comme partout ailleurs, les sondages convergent tous vers le même constat : le peuple serait partout favorable à une même interdiction et rejette donc partout la dhimmitude et l’imposition des « valeurs » islamiques.

Ce scrutin a aussi été l’occasion de démontrer que la démocratie n’avait pas encore rendu son dernier souffle face à l’islamisation et que le peuple ne se retrouve pas dans l’attitude dhimmie de l’establishment.

Il y a de quoi en tirer des conclusions intéressantes en vue de l’interdiction de la burka et du voile islamique actuellement à l’étude en France et qui pourrait bien ressurgir en Suisse où elle avait déjà été proposée en 2007 par le Président du Parti Démocrate Chrétien.

L’échec de la propagande d’Etat et de la presse

Pourtant de multiples facteurs pouvaient jouer en défaveur de cette initiative : les milieux économiques, le Conseil fédéral, l’Assemblée fédérale et les médias condamnaient fermement cette initiative tout en brandissant les arguments de peur censées faire croire aux Suisses qu’ils ne pouvaient pas décider librement sans quoi les pays musulmans et les groupes islamistes leur feraient payer leur choix.

Peu de moyens investis

Par ailleurs, seuls deux partis, militaient en faveur de l’initiative pour l’interdiction des minarets : l’Union Démocratique Fédérale et l’Union Démocratique du Centre. Ce dernier qui est le plus grand parti de Suisse, bien que s’affichant officiellement en faveur de l’initiative n’avait pas investi d’argent dans la campagne et nombre de ses membres peinaient à se mobiliser pour défendre activement cette initiative.

L’affirmation des mauvais perdants selon lesquels le peuple aurait été manipulé n’a donc aucun sens, au contraire, cette initiative a permis de montrer l’opinion du peuple suisse au sujet du problème de l’islamisation.

Censure

C’est aussi une censure indigne d’un Etat démocratique qu’on a pu observer ces derniers temps. Ainsi les villes de Bâle, Lausanne, Yverdon, Vevey, Montreux, Nyon, Fribourg et Neuchâtel avaient décidé d’interdire l’affiche de la campagne présentant un drapeau suisse envahi de minarets avec une femme en burka en premier plan.

Le Mouvement Suisse contre l’Islamisation (MOSCI) pour sa part avait fait l’objet aussi de mêmes censures lorsqu’il avait demandé de tenir des stands d’information dans les villes suivantes :
À Lausanne, la police du commerce lui avait sommé de ne pas distribuer ses dépliants ainsi que de ne pas tenir à disposition des passants l’ouvrage « Vérités sur l’Islam » sans donner aucune explications crédible sur les motifs de ce refus (voir Riposte Laïque du 14 septembre). Le MOSCI avait tout de même tenu son stand (qui n’avait pas été en soi interdit), ayant annoncé publiquement qu’il refuserait de se soumettre à une telle censure inique et illégale.

À Fribourg, il essuyait un refus d’autorisation dans une lettre au ton pour le moins inquisiteur et dont les termes utilisés étaient indignes d’un organe de l’Etat. En effet, la police fribourgeoise invoquait cette fois-ci comme motifs le concept cher à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) de « diffamation des religions » accusant le MOSCI d’avoir « pour objectif la propagation de l’islamophobie » et jetant tout son travail au feu en cherchant à réduire ses arguments de « constructions intellectuelles instrumentalisées ». Un refus d’autorisation contre lequel le MOSCI a déjà recouru et au sujet duquel il a fait un appel de fonds en vue de couvrir les frais de justice qui pourraient se révéler très élevés.
A Neuchâtel, même scénario : autorisation refusée.

Bien entendu, toutes ces décisions de censure ont de nombreuses raisons d’être considérées comme illégales car anticonstitutionnelles.

Une forte partie de l’Assemblée fédérale avait même voulu déclarer nulle l’initiative anti-minarets et ainsi empêcher la votation populaire d’avoir lieu ce qui serait revenu à violer la Constitution fédérale (son article 139 prévoit sous des conditions très restrictives, ces conditions n’étaient ici très clairement pas remplie, la possibilité de déclarer nulle une initiative populaire).

Pourquoi l’interdiction du minaret se justifiait ?

Nous le disions, le minaret en tant qu’édifice n’est pas une obligation cultuelle musulmane dans le sens où nous l’entendons, en effet cet édifice n’a trait à aucun aspect du culte en notamment en tant qu’office religieux ou relation avec la divinité.

Mais là vient une question essentielle : qu’est-ce que le culte musulman ? Les musulmans s’accordent généralement sur le fait que le culte ne se limite pas à l’office religieux, mais existe dans les actes de la vie de tous les jours. Cette vie de tous les jours doit être dans ses moindres aspects dirigés selon l’idéal de la charia transcrit dans un code de conduite très restrictif qui va jusqu’à prescrire la manière de déféquer. En somme, la relation avec la divinité se résume à se soumettre aveuglément et coûte que coûte aux normes juridiques censées en émaner sans ne pouvoir y opposer la moindre réflexion humanisée.

Ce culte à la charia, outre ses aspects ridicules, obscurantistes et sectaires, pose un grand problème lorsqu’on constate que cette charia véhicule très souvent des injonctions contraire au droit (particulièrement contraires aux Droits de l’Homme), qu’elle est par sa nature même l’antithèse de la démocratie (ce que dit notamment la CEDH dans son arrêt du Refah Partisi du 31 juillet 2001) et que le jihad est en soi une obligation communautaire issu de cette même charia.

On comprend donc bien qu’il y a un problème avec cette conception de la liberté de culte qui, appliquée sans restriction à l’islam, reviendrait paradoxalement à protéger, par l’intermédiaire des droits fondamentaux, un culte matériellement politico-juridique qui contredit totalement les fondements de notre société (et donc ces mêmes droits fondamentaux).

En quoi ceci concerne les minarets ? C’est très simple : si selon la conception occidentale du culte, le minaret n’est nullement un objet de culte (comme nous l’avons déjà dit, il n’a aucun rôle dans la relation avec la divinité ou l’office religieux), dans la conception islamique, il répond à l’obligation chariatique de l’appel à la prière (considéré comme un aspect de la dawa) et de démonstration agressive et ostentatoire de la présence musulmane sur la place publique qui en est aussi un marquage indélébile et irréversible (démonstration conquérante considérée comme une forme du jihad).

Le constat est bien clair : le minaret est n’a pas à être considéré comme faisant partie du culte musulman protégé par les libertés religieuses. En effet, la liberté de culte garantie ne saurait donner droit à protéger des symboles impérialistes d’une idéologie totalitaire ni justifier qu’on autorise l’appel à la prière, fonction indéniable du minaret et véritable offense à tous les non-musulmans.

Et après…

L’interdiction des minarets ne saurait à elle seule suffire pour se prémunir des dangers générés par l’islam. Le MOSCI a encore d’autres projets tel que se prémunir d’une application du concept de « diffamation des religions », et d’appliquer le principe de précaution à l’extrémisme religieux.

Mais pour en rester à l’initiative anti-minarets, il est probable que le travail ne soit pas totalement terminé. En effet, il faudra veiller à ce que cette disposition constitutionnelle soit effectivement appliquée de plus qu’il se pourrait très bien qu’elle soit attaquée devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Si l’initiative est correctement défendue, la Suisse ne devrait pas être condamnée (je passerai ici le raisonnement juridique qui permet d’arriver à cette conclusion et qui m’a déjà permis de retourner l’opinion de plusieurs juristes), cependant l’influence d’Eurabia pourrait se faire ressentir à cet échelon, le Conseil de l’Europe ayant déjà condamné le résultat des votations du 29 novembre.

Si la Cour devait donner raison à la Suisse, l’Europe montrerait qu’elle tient encore aux Droits de l’Homme et qu’elle n’est pas prête à les dénaturer de manière à en faire des armes contre la démocratie tel que l’OCI cherche depuis longtemps à le faire à l’ONU et plus spécialement dans son Conseil des Droits de l’Homme.
Si en revanche, la Suisse devait être condamnée par la Cour, nous serions dans une situation où sept juges, par une interprétation abusive de la CEDH en viendraient à remettre en cause le résultat d’un scrutin populaire, nous aurions une démonstration de force de ce qu’Eurabia est capable de faire et il faudrait cette fois à nouveau soulever un débat qui pourrait être passionnant sur le sens même du mot démocratie et sur la menace que le processus Euro-Med représente pour celle-ci.

David Vaucher

Président du Mosci

www.mosci.info

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