Interdiction du voile : désolé, monsieur Peillon, c’est Marine Le Pen qui a raison !

Décidément, nous ne sommes pas près de nous réveiller ! Il aura suffi, en effet, que Marine Le Pen demande l’interdiction du voile dans l’espace public, pour que cette demande déclenche aussitôt un énorme tollé, alors que chaque jour apporte la preuve grandissante de l’islamisation de la France.

On laissera le premier prix du contresens politique à Vincent Peillon, qui, en l’occurrence, n’a trouvé rien de mieux que d’accuser Marine Le Pen d’être la «première des  intégristes» (sic), et l’on s’intéressera au réel.

Qu’arrive-t-il à nos dirigeants pour qu’ils continuent à ne pas voir ce qui saute aux yeux de tous les Français ? Qui peut s’inscrire en faux contre la multiplication exponentielle du voile dans notre pays, corroborée depuis peu par l’augmentation des djellabas ? Qui ne connaît point de quartiers où le non-musulman est minoritaire ? Que signifie «islamiser» sinon «intégrer à l’islam» ? Ces quartiers ne le sont-ils point ?

Qu’est devenue l’Andalousie après le VIIIème siècle ? Combien de mosquées et de minarets y a-t-on construits ? Que deviennent les régions islamisées d’Afrique noire ? Ne sont-elles pas sous le joug de la Charia ? Qu’est devenu le département français d’outre-mer connu sous le nom de Mayotte (1) ? N’est-il pas musulman à 95 % ? Et que signifie ce chiffre sinon que dès leur sixième année, les enfants fréquentent en parallèle l’école coranique et l’école de la République, ou encore qu’au statut de droit commun s’ajoute un statut personnel dérogatoire au code civil et à la laïcité, pour être agréable aux musulmans ?

Que sont, par ailleurs, les protestations actuelles contre le film L’innocence des musulmans ou le journal Charlie Hebdo, sinon l’avancée en terre non islamique des valeurs prêchées par Mahomet et fondées sur le Coran ? N’est-ce pas cela l’islam ? Et qui va croire que ce processus finira par s’arrêter de lui-même, alors qu’un Dalil Boubaker ou qu’un Mohammed Moussaoui, réputés pour leur «sagesse» et leur «modération», n’ont toujours pas écarté l’idée de porter plainte contre Charlie Hebdo ?

Où sont les défilés de musulmans dénonçant les atteintes musulmanes aux valeurs de la République, notamment en ce qui concerne le droit des femmes ? Où sont donc les défilés de musulmans dénonçant le port du voile ? Autrement dit, où sont les musulmans féministes et républicains ?

Car enfin, tout le monde sait, y compris nos ministres, que le voile est une injure faite aux femmes et au féminisme, et, par suite, un affront lancé au visage de la République. N’est-il pas, en outre, le premier de nos reculs ? Faut-il rappeler ici l’affaire de Creil, où pour la première fois sur notre territoire, trois jeunes écolières se sont présentées voilées au collège Gabriel-Havez (2) ? Dans cette affaire, n’était-ce pas Ernest Chenière, Principal du collège et premier opposant au voile, qui avait raison ? Et n’est-ce pas lui qui a été remercié ? Ce remerciement n’a-t-il pas été interprété par les islamistes comme un «feu vert» de la République à leur endroit ? Ne jaugent-ils pas, depuis, notre degré de résistance à leurs constantes revendications ?

Si les islamistes ont fait du voile un symbole, c’est parce que ce symbole est on ne peut plus clair : fermons les yeux sur le voile, et nous devrons les fermer sur tout, même sur notre disparition (3) !

C’est exactement ce que Marine Le Pen refuse, parce qu’elle a les yeux grands ouverts sur le réel et qu’elle aime la France !

Maurice Vidal

(1) La colère d’un Français, p. 179.

(2) Ibid., p. 47.

(3) Ibid., p. 49.

image_pdf
0
0