Interdire le voile est-il une mesure suffisante?

A supposer, et c’est déjà un postulat risqué, que le voile soit interdit dans les Universités, les administrations et même – rêvons un peu – dans tout l’espace public, cela changera-t-il quelque chose à la réalité et à l’ampleur de l’Islamisation de la France et de l’Europe?

Il est flagrant que la loi d’interdiction du voile dans les écoles n’a été qu’une victoire en apparence tant les parades ont été faciles à trouver: voile porté jusqu’aux grilles du lycée, port du voile lors des examens que personne n’ose interdire, présence de parents voilés à l’école lors de sorties scolaires ou de rencontres avec les professeurs. Peut-on parler de victoire quand on voit les contenus scolaires vaciller devant la présence musulmane?

Le port du voile est-il un danger plus grand que l’islamisation de nos assiettes?

Est-il plus inquiétant que les quelques 2000 mosquées qui se sont construites en l’espace de quelques années?

D’ailleurs, pourquoi ne s’en prendre qu’aux voiles tout aussi divers que nombreux – peu importe leurs noms – qui défigurent nos rues. Quid des barbes, des kamis et des sandales que portent les hommes? Ne  sont-ils pas de l’Islam des signes tout aussi  ostentatoires? Pense-t-on sérieusement pouvoir faire passer une loi interdisant le port de sandales ou de la barbe? Et si tel était le cas, aurions-nous les moyens d’en faire appliquer l’interdiction?

Vouloir interdire le voile, c’est ne s’en prendre qu’à un signe extérieur sans s’attaquer aux causes : la présence massive de l’Islam en France aggravée par l’immigration de quelques 200 000 personnes majoritairement en provenance de pays musulmans et par une démographie largement supérieure à la nôtre. Après tout, les sikhs arborent en toutes circonstances un turban sur la tête et cela ne nous gêne pas, tout simplement parce qu’ils sont très peu nombreux. Quelles que soient nos lois, elles ne pourront pas lutter tout simplement contre le nombre. C’est donc contre l’immigration massive qu’il faut lutter. Sinon, nous écopons à la petite cuillère une voie d’eau qui s’engouffre dans le navire.

 

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