Intervention au Mali : nos dignitaires musulmans préfèrent parler du mariage homo…

Publié le 13 janvier 2013 - par - 1 917 vues
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Le chef de nos armées a donc levé le doute sur le caractère aléatoire (ici dénoncé depuis longtemps) tant des capacités du Mali à résister à l’offensive des fous de Dieu que de celles d’une hypothétique force inter-africaine d’y mettre fin dans les bons délais.

Cette décision s’imposait. Il était illusoire de penser que les Talibans du Sahel, petits frères coraniques des Khmers Rouges de Pol Pot, aient eu, hors le désir de nous soutirer de l’argent pour les otages, la moindre intention de faire machine arrière sur le terrain de leur conquête militaire.

Le choeur politique approuvant cette action de nettoyage est, pour tous ceux que mobilise l’offensive généralisée de l’Islam à travers le monde, un élément de réconfort et d’espoir. L’élimination d’une phalange assassine armée en grande partie, depuis la Lybie et la Syrie, par la générosité de l’idiotie utile occidentale, est quoi qu’il en soit une opération salutaire, voire sanitaire de première importance.

Il sera intéressant, à ce sujet, d’entendre, s’ils sont un jour prochain ramenés en France menottes aux mains, ceux de nos « compatriotes », notamment convertis, qui se livrent depuis trop longtemps aux pires atrocités sur des populations rurales désarmées, au nom d’Allah. Se dire qu’ils bénéficieront d’une défense par eux interdite à leurs victimes permettra de mesurer publiquement la différence entre la démocratie en phase résistante et la pire abjection fasciste. De cela, il faudra remercier ceux qui les auront, définitivement j’espère, empêchés de nuire davantage.

Le fond du problème ne s’en efface pas pour autant. L’Islam est un, même dégradé un peu plus par l’incommensurable bêtise de ses créatures les plus turbulentes. Les matamores mielleux qui participeront Dimanche à la manifestation contre le mariage pour tous en sont la meilleure preuve, qui se répandent un peu partout en indignation maîtrisée contre une loi en gestation en France quand le moindre sens de l’honneur les eut conduits à se dresser, unanimes et en absolue priorité, face à la sanglante prise de contrôle du nord-Mali par leurs frères confits en charia totale.

Au lieu de quoi leur silence résonne encore dans nos oreilles pourtant préparées à percevoir, venant d’eux, les premiers échos d’une bien improbable révolte. Manifestement, les Lumières de Monsieur Chebel ont grand mal à éclairer les grottes et les dunes où se terrent les tenants d’un dogme que notre brillant porte-torche trans-mediterrannéen s’épuise à nous présenter comme l’alternative spirituelle à notre progressive déchristianisation. L’ennui est qu’au lieu de faciliter le travail des nettoyeurs, cette pâle lueur de civilisation est employée à pérenniser l’enfumage du plus grand nombre, ici et ailleurs. Vous avez dit taqqyia? Vous n’avez pas tout-à-fait tort.

Je pense aux hommes qui vont poursuive dans le désert l’ouvrage entrepris il y a dix ans par leurs camarades d’Afghanistan. Les anciens d’Algérie savent à quel point la guerre dans les sables est chose difficile, et dangereuse. La Nation rassemblée se doit de soutenir ses enfants sans défaillance ni faux-fuyant. Elle doit aussi espérer, les dés étant jetés, que la vénalité de l’adversaire, couplée à sa lâcheté foncière, permettra, aux marges du conflit, la libération de nos otages.

Alain Dubos

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