Intervention d’Oskar Freysinger (1re partie) : Douce France

Publié le 19 juin 2011 - par - 1 714 vues
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Chers amis,

En bon voisin, je suis passé vous faire un petit coucou depuis la Suisse.
Vous savez, la Suisse, ce petit pays à l’Est où ce n’est pas le lait et le miel qui coulent à flots, mais le fromage fondu.
En Suisse, nous avons toujours admiré notre grand voisin français.
Car c’est toujours chez lui, à l’ouest, qu’il y avait du nouveau.
Nous avons aussi toujours nourri un complexe face à cette nation à l’histoire si glorieuse, de Saint Louis à Napoléon, de Charlemagne à Verdun, cette nation à la culture si variée, du temps des cathédrales aux impressionnistes.
Et nous admirons toujours cette nation qui a forgé l’idée même de la démocratie moderne.
Je l’avoue, nous nous moquons parfois amicalement de la grande gueule et du chauvinisme des français, mais c’est normal, car nous envions leur esprit plus vif, leur parler plus affûté, leur cuisine plus raffinée et leurs vins divins, même si nos vins valaisans ne sont pas mal non plus.

Depuis quelque temps, cependant, cette douce France ne nous fait plus trop envie.
Le tas de fumier sous les pieds du coq semble avoir englouti le volatile.
On ne l’entend plus chanter !
On ne voit plus son plumage tricolore.
Pies et corbeaux semblent lui avoir les yeux cavés.
Des sanglots longs montent à la surface d’un pays où les violons se taisent.

Qu’est-il advenu de la terre des francs ?
Ces francs aussi solides que notre monnaie Suisse portant le même nom ?
Qu’est-il advenu des descendants de Cyrano ?
Qui a noyé la péninsule, le roc, le pic et le cap qui vont avec ?
La morne plaine de Waterloo a-t-elle aussi envahi le reste de l’empire ?
Si je parle d’empire, je pense à un Empire unique au monde, nullement réductible à l’épopée napoléonienne.
Je pense à un Empire de l’esprit, de la pensée, un olympe des arts et des lettres.
C’était ça, la France pour moi et ce sera toujours ça la France, même si le pays réel semble se déconnecter de plus en plus de cet univers intemporel, seule véritable patrie de l’âme humaine.

Car la France a toujours été un état qui avait une âme.
Désormais, elle semble n’ avoir que des états d’âme.

Que faire pour lui redonner de la superbe.
Je ne voix qu’une solution :
En dernier recours, c’est super Dupont qui doit reprendre du service. Tadada !
Vous savez, le héros mythique de Gotlib avec son béret et sa baguette.
Lui seul, archétype du français moyen, pourra faire quelque chose.
Mais sa baguette de pain magique ne suffit plus.
Alors, il se rappelle ses racines, son terroir, ses traditions et coutumes millénaires.
Il redevient un résistant.
Ses armes sont pacifiques, cependant.
C’est à coup de saucisson et de pinard que Super Dupont monte à l’assaut du déni de soi, de la lâcheté, de l’auto-flagellation.
Alors qu’aujourd’hui, tous ceux qui ne pensent pas comme super-Dupont lui disent : « Je ne pense pas comme toi, et je me battrai … pour te faire taire », celui-ci a investi les champs Elysées, espace mythique, pour dire malgré les interdits que le peuple français en a assez de la descente aux enfers, qu’il veut retrouver sa fierté et reprendre son destin en main.
A l’instar de tous les peuples d’Europe, il en a ras-le-bol des directives de Bruxelles et des élites dévoyées qui prêchent de l’eau et boivent du vin dans leur lointain palais de verre.
Il a soif de démocratie, super Dupont, soif de vérité, de profondeur.
Son âme gauloise souffre de voir envahir la terre de ses ancêtres par des hordes dont les valeurs sont aux antipodes des siennes et qui veulent lui imposer une loi digne de l’âge de la pierre.
Coincé entre le totalitarisme d’un dogme importé et le diktat de ses propres élites dévoyées, le citoyen a soif de renaissance, de rébellion.
Chers amis de France, je suis venu ce jour vous féliciter et vous encourager : Les valeurs pour lesquels vous vous battez, la culture et l’histoire que vous défendez, sont le terreau de vos enfants et de tous ceux qui, venant d’ailleurs, voudront s’y reconnaître.
Votre trop grande générosité vous a mis en péril.
Vous avez le droit d’être exigeants envers ceux que vous avez invités.
Vous avez le droit de vous défendre, car la légitime défense est un devoir lorsque la survie est menacée.
Vous avez le droit d’être français lorsque d’autres ont le droit d’être de partout.
Vous avez le devoir de défendre le saucisson et le pinard face au hamburger et au quick hallal.
Chers amis, pour terminer cette brève prise de parole, voici ce qui est en vérité un RAP, mais que par respect pour la langue française je vais lire comme un poème ordinaire.
C’est un poème qui s’adresse à tous ceux qui, plutôt que d’aimer et respecter votre beau pays se font un honneur de niquer la France.

Oskar Freysinger

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