Interview du Général, de retour d'une permission dans la nouvelle France

Je souhaite vous présenter le texte d’un anonyme qui m’a été transmis. Scène de théâtre plutôt que texte ou poésie. Je vous laisse découvrir un Général qui revient de France et qui partage son amertume avec Yvonne.
de-gaulle2

La scène se passe au paradis :
Sur un petit nuage, Yvonne tricote, assise sur un pliant.
Elle voit arriver le général, titubant, la mine défaite, prêt à défaillir.
Après quelques pas, il s’effondre à ses côtés dans un fauteuil.
 
Yvonne :
Depuis que, de Saint Pierre vous eûtes permission
De retourner sur Terre ausculter la Nation,
Sur ce petit pliant j’attends votre venue…
Mais je lis dans vos yeux une déconvenue !
Parlez-moi sans tarder de celle qui toujours
Fut jadis avec moi l’objet de vos amours…

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Le général :
Vous voulez dire France à qui j’ai voué ma vie,
Ne cachons point son nom ! Je vous sais gré, ma mie
(Malgré les embarras, les peines, les tracas
Qu’elle a pu vous donner et dont je fais grand cas !)
Pendant aussi longtemps de l’avoir tolérée.

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Yvonne :
Eh bien ?

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Le général :
Eh bien Madame, elle est défigurée !

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Yvonne :
Charles, je compatis, c’est une peine extrême
De voir les traits meurtris d’une femme qu’on aime
Elle a vieilli sans doute…

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Le général :
Oh, ce n’est pas cela !
Il m’en faudrait bien plus pour être en cet état.
Je ne m’attendais pas à la revoir pucelle !…
Mais on peut décliner… sans cesser d’être belle !
Si le corps en hiver n’est plus à son printemps
L’âme de l’être aimé sait résister au temps !

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Yvonne :
C’est donc son âme ?
Le général :
Hélas ! Si je n’étais au ciel
Près de vous, à l’abri des chocs existentiels
Ce que j’ai vu m’aurait donné le coup de grâce !

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Yvonne :
Mais qu’avez-vous donc vu ? Vos silences me glacent !
> > > > > > > >
Le général :
France, mère des Arts, des Armes et des Lois…
Ô Dieu, l’étrange peine ! Et quel affreux émoi !
Quelle désillusion, quelle désespérance,
De revoir sa maîtresse en telle déshérence !

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Yvonne :
Mais encore, précisez… je reste sur ma faim !
Vous me turlupinez ! Qu’avez-vous vu enfin ?

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Le général :
J’ai vu, j’ai vu, Oh ciel ! J’ai vu… Comment vous dire…
Comment bien s’exprimer quand on a vu le pire ?
J’ai vu le Titanic s’abîmer dans les flots
Et son grand timonier repeindre les hublots !
J’ai vu un président, la cravate en goguette,
L’air niais, regard flou et la mine défaite,
Un casque sur le chef, juché sur un scooter !
(On avait dû lui dire : il faut sortir couvert !)
Vous voyez le tableau ! Oh, madame, j’ai honte
De certifier pour vrai tout ce que je raconte !
C’est la chienlit, vous dis-je et pas qu’en les faubourgs !
Comme ce fut le cas quand nous jouissions du jour
Mais dans le Saint des Saints, au cœur de l’État même
Où tout devrait baigner dans un accord extrême.
J’ai vu des gouvernants qui ne gouvernent rien…
Et un peuple hébété les traiter de vauriens !
J’ai vu des ministrons se tirer dans les pattes
Plus divisés entre eux que ne sont les Carpates !
J’ai vu, comme jadis, tous ces «politichiens»
Se disputer leur os, hargneux comme des chiens.
J’ai vu dans la maison où j’ai régné dix ans
Un orchestre amateur gratter ses instruments
Dans la cacophonie ! Et dans ce grand bazar
Le moindre palotin se prendre pour César :
L’un fraîchement nommé, jouant les petits saints,
S’exonérer d’impôts et trouver ça très bien !
L’autre, obscur conseiller, quérir à son de trompe
Un larbin stipendié pour lui cirer les pompes !
Geste surréaliste au temps qui fut le mien !
Mais j’allais oublier, et là, tenez-vous bien !
Pour couronner le tout, j’ai vu, (serrez les cuisses !)
Le gardien du budget planquer son fric en Suisse !

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Yvonne :
N’êtes-vous point sévère avec ces jeunes gens
Tout fiers d’avoir acquis un certain entregent ?
Ces nouveaux Rastignac jadis vous faisaient rire
Et ne vous mettaient pas dans une telle ire !
Nous connûmes souvent et du temps de nos rois
Nombre de grands coquins qui s’exemptaient des lois
Et même pour certains sombraient dans la débauche !

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Le général :
Mais aucun de ceux-là ne se disait de gauche !
Alors que ces pignoufs, sinistres polissons,
Se pavanent le jour en donnant des leçons !
Je me suis renseigné sur l’histoire récente
Pour comprendre un peu mieux ces façons indécentes,
Et qu’ai-je appris, Grands Dieux ?… Mille calamités
Sur un gouvernement qui semble tout rater !
Depuis plus de deux ans, on s’agite, on spécule !
Ce qu’on avance un jour, ensuite on le recule,
Dans un rythme effréné qui donne le tournis…
Ça n’est plus du tango, c’est danse de Saint Guy !
Le peuple abasourdi par ces folles pratiques
Ne voit pour l’avenir que funestes musiques !
Il s’agite à son tour, ployant sous les impôts,
Résiste à tout diktat, discute à tout propos,
Tire à hue et à dia et renverse la table !
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Yvonne :
Un peuple ingouverné devient ingouvernable !
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Le général :
Je confirme et j’illustre, écoutez bien ceci,
C’est un tableau d’en bas que je vous fais ici :
A-t-’on pris décision dans les formes légales
Que l’on voit illico se former des cabales !
L’un met un bonnet rouge et l’autre un bonnet vert
En prétendant agir au nom de l’Univers !
Quelques illuminés ou quelques fous furieux
Hurlent en vomissant des slogans injurieux,
Pillent les magasins, éructent, gesticulent,
Cassent trois abribus !… Et le pouvoir recule !!!

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Yvonne :
Mais que fait la Police et que font les Gendarmes ?
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Le général :
Le moins possible hélas ! Ils ont du vague à l’arme !
Car si par aventure on coffre un malfaisant
C’est la Garde des Sceaux qui porte les croissants !
Les socialos naïfs rêvent dans les nuages,
Se bercent d’illusions dans leurs lits d’enfants sages !
Confrontés au réel, ancrés dans le déni,
Ils sont tout étonnés quand ils tombent du nid !
Les jeunes snobinards, que bobos on appelle,
Vitupèrent la droite en faisant bien pis qu’elle !
Les tribuns de la plèbe agitent leurs grelots :
L’un veut saigner Neuilly pour nourrir le prolo,
L’autre clame à grands cris qu’il faudrait tout secouer
En virant les négros, les bicots, les niaquoués !
Et les deux réunis proposent des programmes
Qui traduisent à plat leur encéphalogramme.
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Yvonne :
Mais où sont les anciens ? Gaullistes et Cocos !
Qui, eux, savaient pousser de grands cocoricos !

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Le général :
Leur QG moscovite ayant pété les câbles,
Les Cocos d’autrefois sont quasi introuvables !
> > > > > > > >  
Yvonne :
Bonne nouvelle, au gué ! Tout espoir n’est pas mort !
Souvenez-vous du temps où ils étaient si forts !
Plus de Rouges enfin, en travers de la route !
Mais la race est teigneuse… il en reste, sans doute ?
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Le général :
Oui, vous avez raison, ce sont de grands pervers…
Les derniers survivants se font repeindre en vert !
Quant à nos vieux amis gaullistes de baptême,
On fleurit leur logis, avec des chrysanthèmes…
C’est leurs petits-neveux qui piaillent à présent,
Et se bouffent le nez pour occuper leur temps !
L’un d’eux, le plus remuant, habile en artifices
Se débat aujourd’hui dans les Cours de Justice.
Je crains pour mon malheur, avoir œuvré en vain,
Mon costume est trop grand pour habiller ces nains !
> > > > > > > > 
Yvonne :
Oubliez tout ceci, laissons la politique
Qui vous fait enrager et tourner en bourrique.
Parlons d’autres sujets plus gais et plus légers,
Des lieux que j’ai connus… Paris a-t’il changé ?

> > > > > > > > 
Le général : (redevenant plus calme)
Heureusement, pas trop. On reconnaît la ville,
J’ai pu me promener jusqu’à St Louis en l’île.
Pompidou, un peu snob, pour marquer son séjour,
Fit une usine à gaz au quartier de Beaubourg.
Giscard n’a rien cassé… c’est déjà quelque chose !
Mitterrand l’a suivi tenant au poing sa rose !
Mais lui, plus mégalo, se croyant pharaon
S’est plu à imiter le roi Toutankhamon.
Il sema pyramide aux parterres du Louvre,
C’est l’Égypte à présent qu’en ces lieux on découvre !
Chirac, plus primitif, a voulu, quai Branly,
Honorer les Dogons, les Peuls, les Chamboulis
À leur art, dit premier, il a su rendre hommage,
Le monument s’efface au milieu des feuillages…
Je n’ai pas retrouvé les halles de Baltard
À leur place un chantier avait pris du retard.
Et quant à l’Élysée où vous fûtes naguère,
Ce n’est plus un palais… c’est une garçonnière !
J’ai même cru comprendre, en lisant leurs canards,
Que peu s’en est fallu qu’il fût un lupanar !
> > > > > > > >  
Yvonne :
Un lupanar ! Grands Dieux, comment est-ce possible ?
Vous me faites plonger dans un monde indicible,
Je ne puis y songer sans trembler de dégoût,
Notre chambre à coucher annexe au «one two two » !

> > > > > > > > 
Le général : (qui s’échauffera progressivement)
Oui, les mœurs d’aujourd’hui connaissent quelque audace,
La contrainte est bannie et la honte fugace !
Ce qu’on cachait jadis, on l’étale à présent,
L’inverti manifeste, et la lesbienne autant !
On divorce partout : mariage… anachronique !
Sauf pour certains homos qui, eux, le revendiquent !
La déviance est très mode et ne fait plus horreur,
On l’exhibe à tout vent, mieux que Légion d’Honneur :
Le travelo s’affiche, et le camé ne cesse
De réclamer sa dose au frais de la princesse !
Le moindre hurluberlu fait son intéressant,
Quitte à montrer son cul au regard des passants !…
À quand le zoophile, à quand le coprophage ?

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Yvonne :
Du calme, mon ami, modérez cet orage !
> > > > > > > > 
Le général :
Mais, mon cœur, laissez-moi m’expliquer plus avant,
Et vous aurez la clé de cet emportement.
Si vous aviez pu voir, même de votre rive,
Ce qu’il m’est advenu juste avant que j’arrive,
Vous auriez, c’est bien sûr, eu le souffle coupé !
Je reprends mon discours, où je l’avais laissé :
Ayant à satiété subi les psychodrames
Des gauchos, des fachos et de tous ceux qui brament,
Avant de repartir, j’ai voulu, bon époux,
Me rendre chez Chaumet vous choisir un bijou
Sur la place Vendôme. Au pied de la colonne,
Que vis-je alors, Madame ? En cent, je vous le donne !
Le sommet, m’a-t-on dit, de l’art contemporain :
Un enculoir géant en guise de sapin !
Il m’a fallu trouver le salut dans la fuite
Pour ne pas m’exposer au viol d’un sodomite !
Afin qu’il me remonte aussitôt chez les miens,
J’ai convoqué presto mon bon ange gardien !
Et c’est ainsi tremblant, et d’horreur et de rage,
Que vous me revoyez en ces nobles parages.
Yvonne :
Calmez-vous ! Les Français autrefois ont fait pis !
Et même en votre temps, vous fûtes déconfit
Par leur acrimonie et par leur inconstance,
N’ont-ils pas, bien des fois, frôlé la décadence ?
Je me souviens d’un jour où, par eux excédé,
Vous les aviez traités, je crois, de bovidés ?
> > > > > > > >
Le général :
C’est possible, en effet, dans un accès de doute
Où leur grande inertie entravait trop ma route !
Mais, Madame, aujourd’hui, ils ont fait bien plus fort !
Les Français sont des veaux, gouvernés par des porcs !

> > > > > > > >  
Yvonne :
Mais vous n’y pouvez rien ! Laissez à Dieu le père
Le soin de réprimer tous ces coléoptères !
C’est ainsi et c’est tout ! Le Français, français né,
Sera toujours paillard et indiscipliné,
Toujours libidineux, frondeur si nécessaire,
Arrogant, belliqueux et même téméraire,
Et cela en dépit de centaines de lois,
Car s’il n’est plus gaulliste… il demeure gaulois !

> > > > > > > >  
Le général : (se levant, plus détendu)
Oui, vous avez raison, j’ai tort, je m’obnubile
Et ne fais rien de mieux que m’échauffer la bile,
Laissons aux successeurs ce monde convulsif…
Et allons chez Malraux, prendre l’apéritif !
Ils sortent…
de-gaulle1
Il y a des Gaullistes et ceux aussi qui reprochent au Général d’avoir bradé l’Algérie. On ne refait pas l’Histoire et là n’est pas le débat.
Philippe Legrand
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21 Commentaires

  1. Mais Si … ! Le débat est là !
    De Gaulle a tout dit … comme un grand romantique … certainement pas comme un chef d’État !
    Ce n’était pas très difficile d’ailleurs !
    De son propre aveu, il aura passé sa vie à combattre les français …
    Il n’aura jamais agit en toutes circonstances que pour sa propre gloire.
    Si l’Europe est devenue un protectorat des américains, il en est le premier responsable … car en critiquant l’expédition de Suez, en abandonnant ensuite le seul bastion qui nous protégeait de l’expansion arabe, il travaillait pour les américains … sans le savoir !
    Ce que je reproche précisément au « grand visionnaire » : c’est de n’avoir rien vu du tout !

    • Pauvre Général votre vareuse est bien fade par rapport à certain Généraux ! les décorations ne s’y bousculent guerre ?

  2. Enfin Malherbe vint et le premier en France
    Fit sentir dans les vers une juste cadence
    D’un mot mis à sa place enseigna le pouvpoir
    Et réduisit la Muse aux règles du devoir !
    Si certains avaient oublié le charme et la puissance de l’alexandrin qui, après Boileau, firent de Corneille, Molière et Racine puis plus tard d’ Hugo, de Lamartine et d’autres encore les gloires toujours vivantes ( malgré la Najat ) de notre belle langue française, voilà que Philippe Legrand nous en livre à nouveau dans le style et avec beaucoup de talent une chose parfaitement ficelée dans laquelle Tante Yvonne si prude ici bas semble avoir trouvé, ad patres, une certaine verdeur de langage en tricotant, à l’instar de Pénélope et de son métier à tisser, je ne sais quoi dans l’attente du retour de son Charles-Ulysse.
    J’ai ,pris un très grand plaisir à lire et à relire ce pastiche de nos grands auteurs excellent dans la forme et dans le fond, bien sûr.
    Le général pour lequel je n’ai jamais eu grande attirance m’ en a paru presque sympathique
    C’est dire !
    Bravo !

  3. Enfin Malherbe vint et le premier en France
    Fit sentir dans les vers une juste cadence
    D’un mot mis à sa place enseigna le pouvpoir
    Et réduisit la Muse aux règles du devoir !
    Si certains avaient oublié le charme et la puissance de l’alexandrin qui, après Boileau, firent de Corneille, Molière et Racine puis plus tard d’ Hugo, de Lamartine et d’autres encore les gloires toujours vivantes ( malgré la Najat ) de notre belle langue française, voilà que Philippe Legrand nous en livre à nouveau dans le style et avec beaucoup de talent une chose parfaitement ficelée dans laquelle Tante Yvonne si prude ici bas semble avoir trouvé, ad patres, une certaine verdeur de langage en tricotant, à l’instar de Pénélope et de son métier à tisser, je ne sais quoi dans l’attente du retour de son Charles-Ulysse.
    J’ai ,pris un très grand plaisir à lire et à relire ce pastiche de nos grands auteurs excellent dans la forme et dans le fond, bien sûr.
    Le général pour lequel je n’ai jamais eu grande attirance m’ en a paru presque sympathique.
    C’est dire !
    Bravo !

  4. Le talentueux auteur de cette scénette
    A imaginé l’ignoble traître De Gaulle
    Au paradis, conversant avec sa nénette.
    Ce mec chez Saint-Pierre … alors moi je rigole.
    Comment ce salopard pourrait-il être admis
    En ce lieu céleste où de vrais braves Français
    Qui ont été héroïques contre l’ennemi
    Ont été accueillis après avoir satisfait
    Au jugement de leur comportement ici-bas.
    « L’homme providentiel » lui, a été recalé
    Car c’est contre les Français qu’il a livré combat.
    Jean-Paul Ruiz

    • Houlala! épargnez-nous vos vers de mirliton! Quand on ne sait pas versifier, on écrit en prose.

      • Allons donc, chère Hélène quelle mouche vous pique
        Pour nous servir ainsi votre dédain critique ?
        Je ne me souviens pas d’avoir lu une fois
        Quelques vers de vous, torchés, même en patois !
        Ce qu’à écrit l’ami à qui vous reprochez
        De ne savoir servir quelques vers bien léchés
        N’est rien d’autre pour moi qu’une opinion, rien d’autre
        Qui semble exaspérer votre bande d’apôtres.
        De tous temps prosternés et encore aujourd’hui
        Aux grands pieds de celui que l’on grandit jadis
        Vainqueur à Montcornet mais absent à Yalta
        Où l’on vit la planète pour bien longtemps hélas
        Divisée en trois parts dont votre général
        N’eut pas une miette lors du festin final
        A l’inverse de vous je veux dire à celui
        Que vous semblez, horreur, accabler de mépris
        Qu’il reste de ces gens qui quoi que l’on en pense
        Savent aimer toujours et honorer la France
        En un seul mot , madame, et pour vous imiter
        Quand on n’a pas au cœur une once de pitié
        Plutôt que critiquer il vaut bien mieux se taire
        Ou mieux encore madame aller se faire lanlaire
        Mais il faut bien, Madame, que toute chose passe
        Et que le temps fuyant bien des choses s’effacent
        J’ai réécrit pour Ruiz, que je ne connais pas
        Mais qui est mon ami, les vers que voilà :
        Appelant au secours l’alexandrin royal
        Noble bien avant le fameux général .
        L’auteur, quelle audace, invita les de Gaulle
        À aller partager, de Saint Pierre la taule.
        A la porte du saint quel charivari !
        Car il y avait là médailles à l’appui
        Quelques braves d’avant à l’ennemi tués
        Et qui au paradis encore se souvenaient !
        L’homme providentiel s’entendit rappeler
        En vrac, tous ses mensonges, ses fausses vérités
        Du « je vous ai compris » au  » je vous ai chassés »
        L’homme providentiel fut de ce paradis
        Chassé et condamné, à perpète merci
        Ppon Jean-Paul Ruiz
        h

  5. Je commence à en avoir ras le bol des « anciens pieds-noirs colonisateurs » qui viennent nous déverser leur bile sur un homme qui a sauvé et élevé la France à un niveau qu’elle n’avait jamais eu… et qu’elle ne retrouvera certainement jamais… Je ne savais pas que sur RL il y avait autant d’anti-gaulliste… Charles de Gaulle était le dernier des géants … Son nom était prédestiné et je ne parle pas de sa taille qui le mettait au-dessus de beaucoup de ses contemporains… Je rappellerai seulement que personne n’est parfait, même les plus grands hommes de l’histoire. Mais lorsque je lis « l’ignoble traître » je pense que celui qui ose écrire cela ne sais pas ce qu’il dit où est un ancien collabo ou fils de collabo. Quant à l’indépendance de l’Algérie on va pas en faire une opérette, il y a longtemps que les colonies sont passées de mode.. ce fut une épreuve, certainement, j’en conviens, mais à un moment il faut savoir tourner les pages et avancer…

    • Quelle triste inintelligence et quel manque de connaissance ( volontaire sans doute) de l’Histoire des français d’Algérie.
      Vous avez le cœur sec et rabougri chère Madame.
      Gardez le
      Il vous arrivera peut-être un jour ce qui est arrivé aux « pieds noirs »
      Tant mieux pour vous, évidemment.
      J’en ai de mon côté, bien entendu, ras-le-bol des gens comme vous.

    • Merci Monsieur. Notre Grand Homme qui a sauvé maintes fois La France et que personne n’aurait pu le faire à sa place.

    • Et moi j’en ai assez des gens comme vous qui, 53 ans après la fin de la guerre d’Algérie, n’ont toujours pas fait la part des choses et classent toujours plus d’un million de pieds noirs dans les colonisateurs sueurs de burnous. Il y avait de tout en Algérie et surtout une majorité de gens comme tout le monde dont le seul défaut était d’être nés en Algérie. De Gaulle était un grand homme et si il était toujours au pouvoir, beaucoup de choses lamentables ne se passeraient pas aujourd’hui. Il n’empêche qu’il s’est servi de l’Algérie comme tremplin et qu’il a trompé des gens à qui il a redonné un espoir fou, qui explique le cahot qui a eu lieu ensuite. Et il n’a rien fait pour éviter ce cahot et les massacres d’européens qui ont suivi au moment et après l’indépendance. Vous ignorez tout cela et bien d’autres choses, vous vous en foutez, c’est votre droit, mais ne venez pas donner des leçons à ceux qui ont vécu des drames que vous ignorez.

  6. On aime ou on déteste De Gaulle. Peu importe : son personnage sert de prétexte à un texte aussi juste que drôle pour dire la vérité sur les politiques de notre époque, leur comportement misérable.
    Je trouve les commentaires bien sévères et injustes.

  7. Votre réponse n’en est pas une comme d’habitude avec les gens comme vous qui n’ont aucun arguments. Vous souhaitez du mal aux autres, vous pensez avoir la science infuse, bref, vous prenez les gens pour des imbéciles. Parce que vous n’avez pas d’autres arguments que votre aigreur. Aucun débat possible avec les gens comme vous. Ce n’est pas parce que j’admire Charles de Gaulle et vous pas que vous êtes contraint de m’insulter.
    « Ce qui est excessif est sans intérêt » : Talleyrand (un autre grand homme..)

    • Alexandra, ce serait bien que vous précisiez à qui vous vous adressez, j’ai cherché, pas trouvé qui pense avoir la science infuse. Merci d’éclairer les commentateurs.

  8. tout à fait d’accord avec Oliviar, le but de Philippe Legrand n’était pas de nous demander ce que nous pensions du général, mais de découvrir ce magnifique texte qui, utilisant ce personnage à qui l’on doit certaines choses, à qui l’on peut en reprocher d’autres, nous raconte les changements de cette « chère France ». Alors, internautes, revenons-en à nos moutons. BRAVO à ce poète inconnu qui dresse un tableau de notre pays avec des images que les « moins de 20 ans » peuvent ne pas connaître.

    • C’est en effet très exactement mon but. Je savais, malgré mon avertissement, qu’il y aurait des réactions. Je les comprends et je les admets. Il faut savoir tourner la page. Ce qui compte à présent est de rester soudé face à un ennemi qui gangrène la France à la plus grande joie de nos envahisseurs.

  9. j’oubliais de demander : quand la pièce sera-t-elle jouée, où et si les acteurs ont déjà été trouvés? (humour, bien sûr)

  10. Bien que cela ne soit pas le débat, j’ai encore des choses à dire à Alexandra Dougary. : Savez-vous(non, bien sûr) que pendant la guerre de 40 Alger était devenue le siège de la France libre? Et que, en août 1944, il y eut un autre débarquement, en Provence celui-là, fait par l’armée d’Afrique composée de milliers d’indigènes, de milliers de pieds noirs, de 38000 corses et de résistants « échappés » de Métropole? Ils « venaient des colonies pour sauver la patrie »comme le dit le chant des Africains.Et quelques années plus tard, beaucoup de ces soldats pieds noirs qui étaient venus « sauver la patrie » honnissaient De Gaulle à cause de la guerre d’Algérie. Pourriez-vous les traiter de collabos? Oui, ce qui est excessif est sans intérêt. Vous connaissez bien mal le problème. Vous semblez ignorer que les évènements peuvent changer les gens.. . De Gaulle disait des pieds noirs: « Ces gens là ne sont même pas français » Mais ils l’étaient sans contestations possibles en 1870, en 1914 et en 1939… Certes il y a des gens avec qui on ne peut discuter et je vous classe dans cette catégorie. Vous n’avez visiblement aucune nuance, aucune ouverture d’esprit. Rien que de l’intolérance et une haine sous- jacente. Ce sont là vos arguments?
    Oui, nous ferions mieux de nous unir…

  11. Bien que cela ne soit pas le débat, j’ai encore des choses à dire à Alexandra Dougary. : Savez-vous(non, bien sûr) que pendant la guerre de 40 Alger était devenue le siège de la France libre? Et que, en août 1944, il y eut un autre débarquement, en Provence celui-là, fait par l’armée d’Afrique composée de milliers d’indigènes, de milliers de pieds noirs, de 38000 corses et de résistants « échappés » de Métropole? Ils « venaient des colonies pour sauver la patrie »comme le dit le chant des Africains.Et quelques années plus tard, beaucoup de ces soldats pieds noirs qui étaient venus « sauver la patrie » honnissaient De Gaulle à cause de la guerre d’Algérie. Pourriez-vous les traiter de collabos?Il faut savoir de quoi l’on parle avant de dire n’importe quoi. Oui, ce qui est excessif est sans intérêt. Vous connaissez bien mal le problème. Vous semblez ignorer que les évènements peuvent changer les gens.. .
    De Gaulle disait des pieds noirs: « Ces gens là ne sont même pas français » Mais ils l’étaient sans contestations possibles en 1870, en 1914 et en 1939… Certes il y a des gens avec qui on ne peut discuter et je vous classe dans cette catégorie. Vous n’avez visiblement aucune nuance, aucune ouverture d’esprit. Rien que de l’intolérance et une haine qui affleure. Ce sont là vos arguments?
    Oui, nous ferions mieux de nous unir…

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