Invalides : Hollande ressemble de plus en plus à un croque-mort

Publié le 2 décembre 2015 - par
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Hollandecroquemort

Certains ont dit qu’il était indigne de tenir cette cérémonie du 27 novembre dans cet ancien hôpital destiné à accueillir les invalides de guerre, transformé partiellement en musée.

Je trouve qu’au contraire, ce lieu était particulièrement adapté à l’événement. Nous avons pu y voir tous les invalides, ou bras cassés, de la République, ban et arrière ban, présents à la cérémonie. Certains seront invalidés après l’élection régionale, d’autres après la présidentielle. Les crânes d’œuf faisaient penser à la plage de Nice couverte de galets, après le passage d’une vague. D’ailleurs Estrosi était là. La caméra s’attardait sur tout ce que la République a, ou avait, d’invalides : Jospin, Aubry, Belkacem, Royal, Lang… J’arrête là, la liste serait trop longue. Il y avait aussi des invités sur lesquels la caméra ne s’attardait pas : il m’a semblé apercevoir Marine Le Pen, mais je ne suis pas certain de l’avoir identifiée, tant la caméra est passée vite.

Le lieu était tout indiqué pour honorer les victimes de guerre du Bataclan et autres lieux d’attentats, sans compter ceux qui resteront éclopés à vie, encore hospitalisés. Ne sont-ils pas les victimes de cette guerre officialisée par le président ?

A la télé, bien sûr, un imam a gémi sur la communauté musulmane, victime de ces attentats. Il en a profité pour dire une fois de plus, que la religion avait toute se place dans la République, qu’il ne fallait pas confondre islam et terrorisme, etc…. La journaliste qui l’interrogeait a fait remarquer, l’air de rien, que toutes les religions avaient effectivement leur place. L’imam a ajouté que les musulmans étaient heureux en France. On les comprend, ils ont droit à tout ce à quoi beaucoup de Français, eux, n’ont pas droit. Il est vrai qu’on est mieux en France que dans un pays musulman, même riche et croulant sous les pétrodollars. Il modère le bien être en disant que ça pourrait être mieux. Donc, il en demande encore plus pour les musulmans.

Trois chanteuses à belle voix ont interprété la chanson de Jacques Brel, « Quand on n’a que l’amour ». Effectivement, il n’y a plus d’argent, alors, il ne reste que l’amour pour les morts, les blessés, mais aussi tous les autres, musulmans inclus. A suivi une chanson de Barbara. C’était beau, c’était triste, c’était la France telle que Hollande l’a rendue, lui  Notre enchanteur national, qui était placé en avant des autres, trônant sur une simple chaise. Tout un symbole. Il ne lui manquait que le pipeau, mais les médias l’avaient déjà embouché pour lui, en tenant le rôle des appeaux afin d’attirer les étourneaux pour les prochaines élections.

A suivi l’énumération des noms des victimes, longue, très longue, trop longue, devant tous ces bien-pensants réunis, nombreux, très nombreux, trop nombreux, en grande partie responsables de notre déficit. Il y avait des exceptions, quelques rares mal-pensants, dont on a pu constater qu’ils ont été mis un peu à l’écart. Faut pas mélanger les torchons et les serviettes. En haut du mât d’honneur, pendait mollement le drapeau français agité par un petit vent de patriotisme quelque peu en berne. La Marseillaise a été chantée. Je ne me souviens pas si c’était au début ou à la fin. Peu importe d’ailleurs… elle est tellement galvaudée !

Hollande paraissait à son affaire. Les inaugurations, les commémorations, les enterrements en tous genres, lui conviennent parfaitement. On peut même dire que faute d’autres choses, il y est performant. Sa mine de croquemort, son rôle de fossoyeur de la France, le destinent, après la défaite promise en 2017, à créer une entreprise de pompes funèbres. La COP 21 sera peut-être le succès qu’il espère enfin pour le ressusciter des morts. C’est pas gagné !

Marc Larapède

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