Inversion des réalités : les esprits libres jugés responsables des crimes islamistes

Une courte analyse d’une prise d’otages :

Afin de satisfaire une revendication ou une rançon, les voyous posent une forme de choix pervers, dans une double contrainte :

1)   Si vous ne faites pas ce que je veux vous obliger à faire, je fais souffrir un innocent (et/ou quelqu’un que vous aimez), voire je le tue.

2)   Et VOUS serez responsable de ses souffrances et coupable de MON meurtre.

Inversion de la réalité (ce sont eux qui tuent, quand même) et perversion de la part des manipulateurs (c’est de votre faute, vous n’avez pas cédé).

L’on ne s’étonne pas suffisamment de l’ABSENCE de culpabilité des manipulateurs devant leurs plus horribles forfaits. Ils se justifient à peine,  parlant de leurs victimes comme d’omelettes et d’œufs cassés nécessaires, sans plus. Voire, comme disait l’autre, « il n’y a pas d’innocents ».

Au contraire, ils accusent les victimes d’êtres coupables, projection habituelle de leur bonne conscience. Les malheureuses victimes sont assimilées à leur gouvernement, leur pays, leur religion, etc…dans une culpabilité « collective », symptôme des sociétés archaïques, où l’individu n’existe que par son rôle social et non par sa singularité humaine (on tue un américain pour sa nationalité, un chrétien ou un juif pour sa religion, son origine).

Terribles sociétés où l’indécence est d’être différent et le conformisme obligatoire…

Étonnons nous (ou sont les indignés ?) de la monstrueuse disproportion d’une très meurtrière réaction mondiale à des caricatures d’une légende du 7ème siècle par rapport à l’indifférence générale des si nombreuses tueries quotidiennes dans ces mêmes contrées obscures.

Nous sommes si habitués à ces foules haineuses hurlant à la mort que cela nous semblerait presque « normal ». (Surtout lorsqu’elles « fêtent » le 11 septembre ?)

Les violences CARICATURALES entrent désormais dans les mœurs d’un Occident empêtré d’illusions.

Et tout le petit peuple politique nous explique de façon sentencieuse qu’il s’agit là d’une « offense » à une religion pacifique, sans voir l’ »offensive » déjà bien engagée dans nos pays…

Nos éminents politiques :

– condamnent la « provocation », en oubliant les prières de rue, les revendications religieuses et les manipulations permanentes pour obtenir des passe-droits,

– détectent l’« islamophobie » partout, mais dénient les propos racistes islamistes et les pratiques antisémites quotidiennes,

– parlent d’ »amalgame » à sens unique, alors qu’ils finissent par protéger leurs ressortissants dans les pays où l’amalgame et l’apartheid réel ne posent aucun problème,

– S’EXCUSENT de la liberté démocratique des dessinateurs auprès des pires dictateurs à des lieues de l’idée même de droits humains,

– font croire qu’une minorité de « crétins  excités» n’implique guère la majorité tout de même très silencieuse, ambivalente, voire justificatrice de faits insupportables,

– poursuivent devant les tribunaux des braves gens non violents qui tentent d’exprimer leurs inquiétudes réelles, et presque jamais les racistes haineux qui insultent, maltraitent les femmes, nettoient « leurs » territoires des « blancs », des « feujs » et des flics.

La condamnation pour BLASPHÈME n’est plus très loin. Elle est déjà revendiquée par tous les obscurantistes d’un autre âge et souhaitée en filigranes par nos résignés craintifs.

Non, nous ne sommes pas coupables de la misère culturelle et psychique de certaines sociétés archaïques.

Non, nous ne sommes pas racistes, nous sommes profondément inquiets de l’offensive de sinistres religieux, dangereux pour TOUS les démocrates et envers leurs propres coreligionnaires qu’ils brutalisent, terrifient et tuent assez allègrement, sans culpabilité.

Non, il ne peut y avoir d’amalgame entre des fanatiques allumés et des gens respectueux des lois humaines.

Non, nous ne sommes pas contraints à la faiblesse de la peur que certains comptent imposer par leurs menaces et agressions diverses.

Non, nous n’abdiquerons pas notre esprit critique, ni notre humour (y compris le douteux) que nous avons eu tant de mal à acquérir.

Politiques, savez-vous vraiment à qui vous avez affaire ?

Beaucoup d’entre vous le savent bien, mais espèrent encore pouvoir s’en arranger avec un profil suffisamment bas, sensé apprivoiser les fous.

Un peu de COURAGE, que diable ! contre le fanatisme… et pour les libertés opposées aux dictats supposés divins.

Guy Sauvage

 

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