Islam : deux livres, d’un juif et d’un catholique, qui se complètent fort bien

Publié le 20 novembre 2019 - par - 11 commentaires - 1 119 vues
Share

Je viens de lire deux livres, dont le contenu pourrait, je pense, intéresser les lecteurs de la Riposte laïque.
Le premier s’appelle : « Islam, phobie, culpabilité » (éd. Odile Jacob, 2013). Son auteur est Daniel Sibony, docteur en mathématiques et psychanalyste.

Dans sa présentation sur la couverture, on dit : « Sans doute fallait-il un auteur, dont la langue maternelle est l’arabe, pouvant lire le Coran dans le texte, arrivé en France à 13 ans, connaissant la Bible en hébreu, ayant vécu les problèmes de l’immigration et ayant fait des recherches sur les trois monothéismes (…) pour tenter de formuler de façon neuve ce qui semble être le problème majeur entre l’islam et le monde occidental. »

Je pense que nous sommes assez nombreux à être conscients du fait que les Occidentaux ne sont pas tant menacés par un adversaire extérieur que par leur manque de courage et de lucidité, face à celui-ci.

Daniel Sibony parle de la « culpabilité narcissique. » Il veut dire que nous reconnaissons nos fautes, donc nous sommes braves, donc nous sommes beaux. Il écrit : « Il y a la culpabilité humaniste, celle de l’Européen qui est sûr d’être supérieur. Certes, il trouve ça très injuste, cette supériorité (…) mais il a besoin d’y croire et besoin d’être coupable. Sa culpabilité devient le signe de sa supériorité supposée » (p.84).

Le livre contient des passages du Coran, invitant à combattre, au fait à tuer les juifs et les chrétiens (pp.195-202). L’auteur parle aussi de son enfance dans la médina de Marrakech (1942-1955), où ses voisins arabes l’abreuvaient d’insultes empruntées au Coran et le tabassaient (p.204).

Il dit que « le premier signe de respect pour deux cultures, c’est de les reconnaître irréductibles, si elles le sont, et d’accepter qu’elles n’aient pas à se fondre ou à se confondre » (p.78). Et il constate qu’un tel respect est vraiment inexistant dans la culture musulmane, où les chrétiens et les juifs sont comparés « aux cochons et aux singes » (p.204). Il rappelle que récemment encore, en 2012, au forum d’une soi-disant alliance des civilisations, le Premier ministre turc a dit que « le sionisme et le fascisme sont des crimes contre l’humanité ». (p.53).

Plus importante me semble l’idée de l’auteur que « le danger en Europe, et surtout en France, ce n’est pas l’islam, c’est la culpabilité narcissique comme moyen de pression silencieux et imparable pour garder le Secret » (p.85). De quel secret parle-t-il ? « Le Secret, cela signifie que ce problème, on n’a pas les moyens de le résoudre, et l’on n’est pas assez fort pour en affronter l’insoluble » (p.186).

Sibony rappelle aussi que « très peu, en France, savent que la guerre d’Algérie s’est faite sous le signe du djihad » (p.79). C’est qu’au nom de la laïcité, l’on s’interdit de prendre en considération le fait que le conflit entre le monde musulman et l’Occident est avant tout un conflit entre les héritiers du Coran et les héritiers de la Bible. D’ailleurs Sibony dit aussi que « les inconséquences de la religion laïque ne sont pas moindres que celles des autres religions » (p.129).

Il mentionne aussi le cas d’une école publique dans la région parisienne, dont la direction a fixé sur le mur une plaque pour commémorer les élèves juifs déportés pendant la guerre… tout en déconseillant aujourd’hui aux parents juifs d’y inscrire leurs enfants, parce qu’elle ne peut pas assurer leur sécurité quand les élèves musulmans les agressent (p.106).
Sibony est juif, mais dénonce la lâcheté de tous les héritiers de la Bible, juifs autant que chrétiens. Il mentionne par exemple le fait que Éric Zemmour a été condamné pour avoir dit que la majorité des détenus en France étaient musulmans. Et que c’était l’Union des étudiants juifs qui a fait procès à cet homme, lui-même juif. Sibony ajoute : « Les juifs ont toujours renchéri sur les signes d’intégration ; ici, l’intégration à la culpabilité névrotique sert d’éthique ». (pp.98-99).

Par ailleurs, Sibony reconnaît les aspects positifs du monde chrétien. Il dit : « Celui-ci a bénéficié de la découverte du Nouveau Monde, de la Renaissance, des explosions scientifiques et techniques, toutes choses permises voire encouragées par son Texte, qui s’est dégagé de l’idée de Loi assez fermée qu’avait le monde juif, dirigé par les Pharisiens » (p.68).

Ici je peux, peut-être, passer au deuxième des deux livres que je voulais mentionner. Son titre est « Une contre-révolution catholique » (Éditions du Seuil, 2019). Son auteur Yann Raison du Cleuziou est maître de conférences à l’université de Bordeaux.

Lui aussi est critique à l’égard des siens, mais il semble percevoir un processus de réveil et de prise de conscience. Il dit, par exemple, en se référant à Patrick Buisson : « L’alternative n’est plus « La République ou la mort », mais « Catholiques et Français ou la mort ». La mort, c’est-à-dire la France multiculturelle, donc musulmane. (…) Ceux qui refusent de choisir et conservent leur loyauté à une République émancipée du catholicisme sont désignés comme des traîtres. Leur défense de la laïcité qui ne hiérarchise pas les expressions de l’islam et du christianisme est stigmatisée sous l’étiquette d’ « allahïcité » » (p.305).

Bien sûr, l’auteur mentionne que « depuis son élection le 13 mars 2013, le pape François a multiplié les gestes et les paroles soulignant que les chrétiens doivent accueillir les migrants chassés de chez eux par la guerre, la famine ou la pauvreté » (p.305). Mais il écrit aussi que « selon la doctrine romaine, la migration est un déracinement aussi bien pour celui qui migre que pour celui qui subit la migration et se trouve privé de sa propre patrie en raison des populations allogènes toujours plus nombreuses qui y séjournent » (p.308).

Raison du Cleuziou se réfère à l’essai de Pierre Manent « Situation de la France », publié en 2015, d’après qui « la laïcité, tout autant que l’individualisme libéral, fait le jeu de l’islamisation de la société » (p.309).

Il se réfère aussi à Marie-Joëlle Guillaume qui a écrit, suite aux agressions sexuelles de Cologne en janvier 2016 : « Cette ignominie sert de révélateur à l’utopie criminelle de la société « multiculturelle ». La civilisation européenne a promu la dignité de la femme au nom de la Vierge Marie (…). L’islam a ses propres richesses de civilisation ; il n’a pas cette grâce, car le Coran méprise la femme » (p.310).

Pour ce qui concerne la politique politicienne, l’auteur mentionne que « depuis ses premiers succès électoraux dans les années 1980, le Front national est régulièrement dénoncé par les évêques français » (p.311). Mais il dit aussi que « la défiance des catholiques envers le parti des Le Pen est révolue ou en passe de l’être » (p.315).

Les persécutions subies par les chrétiens dans le monde musulman ont aussi joué leur rôle. « Au sein des réseaux traditionalistes, proches du FN, le mouvement Chrétienté-Solidarité, fondé par Bernard Anthony en 1982, a ainsi aidé matériellement les milices chrétiennes de Croatie, du Liban ou du Nicaragua. Certains de ses militants se sont joints à la lutte armée des chrétiens pour contrer le communisme ou l’islamisme. Ce fut le cas de Thibaut de la Tocnay qui est ensuite devenu élu FN » (p.315).

L’auteur rappelle que « ce sont des chrétiens d’Orient qui, bien souvent, avertissent leurs frères européens de l’angélisme de ceux qui croient au dialogue avec l’islam, ou accueillent sans réserve les réfugiés musulmans » (p. 316).

L’auteur insiste sur le fait que « le catholicisme reste une référence structurante de la société. Ainsi qu’aimait le dire le général de Gaulle : « La République est laïque, la France est chrétienne » (p.272).
L’auteur cite aussi des paroles dites par un autre président de la République, Nicolas Sarkozy, dans son discours prononcé le 21 décembre 2007 à la cathédrale Saint-Jean-de-Latran à Rome :
« La laïcité ne saurait être la négation du passé. La laïcité n’a pas de pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d’histoire, de patrimoine, d’art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser’ »(p.275).

Que pourrais-je encore ajouter aux paroles de Monsieur le Président ?
Le livre de Raison de Cleuziou ne traite pas seulement des problèmes de l’islamisation. Il parle aussi de la famille chrétienne, de l’interruption volontaire de grossesse, de l’homosexualité. Il a d’ailleurs un sous-titre « Aux origines de la Manif pour tous. »

Notre serveur s’appelle « Riposte laïque. » On peut effectivement s’opposer, au nom de la laïcité, à l’islamisation, c’est-à-dire à la soumission à un système où l’islam domine la société. Nous savons que c’est dans sa nature même d’aspirer à une telle domination. Mohamed lui-même était un guerrier et un chef d’État au pouvoir absolu. Il n’a jamais dit : « Donnez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Or, c’est cette phrase de Jésus de Nazareth qui est à l’origine de ce que nous appelons la laïcité.

Jésus a pu parler ainsi, parce qu’il était membre du peuple d’Israël, chez qui existait une tradition de la nécessaire séparation du pouvoir royal, du pouvoir sacerdotal et du pouvoir prophétique (bien longtemps avant l’idée de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, prônée par Montesquieu). Si les deux livres de Maccabée ont été admis dans le canon biblique par l’église catholique mais pas par les rabbins, c’était parce que les descendants de Judah et Mattathias Maccabée, qui étaient des Cohanim (sacrificateurs), ont usurpé la fonction et le titre de roi, après leur victoire sur les Grecs. Et ils ont massacré leurs adversaires politiques, en procédant souvent à leur crucifixion. (Il peut être intéressant de savoir que cette façon particulièrement cruelle d’effectuer une exécution capitale n’a été inventée ni par les Romains, ni par les Hébreux, mais par les Iraniens.)

Aucune séparation de pouvoirs n’a jamais existé dans le monde musulman, où le sultan était toujours le calife.
Sommes-nous confrontés à la perspective de subir tôt ou tard un pareil système ?
Certains disent qu’aujourd’hui la différence essentielle n’est pas entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui veulent préserver leur identité et ceux qui veulent dissoudre toutes les spécificités dans un magma de consommateurs anonymes et isolés.

Je pense que l’être humain n’est pas fait pour vivre seul. On a fait d’abord disparaître la tribu, puis la famille élargie, puis la famille nucléaire, voire la famille monoparentale, et finalement le couple homme-femme. L’actuel culte de l’homosexualité n’est que l’aboutissement d’une évolution, où toutes les possibilités d’investissement objectal de la libido deviennent impossibles, de sorte qu’il ne reste que la libido narcissique.

C’est une évolution qui ne pourra pas se poursuivre trop longtemps. Les gens ne la supporteront pas. S’ils ne trouvent pas dans leur propre héritage un système de valeurs qui relie l’individu, à travers la chaîne des générations précédentes, à la cause première de son être, ils le chercheront ailleurs.

On sait qu’en Europe, il y a beaucoup plus de personnes d’origine chrétienne qui se convertissent à l’islam que de personnes d’origine musulmane qui se convertissent au christianisme. Cela devrait faire réfléchir les responsables des Églises chrétiennes. Ils devraient se poser la question de savoir si ceux d’entre eux qui ne veulent que suivre les vents dominants, se conformer à ce qu’il est politically correct, rendent vraiment un bon service à leurs fidèles.

Et quant à tous ceux que les religions n’intéressent pas, ou qui ne veulent voir que leurs aspects discutables, ils ne devraient pas oublier que les athéismes n’ont jamais duré très longtemps. Vraisemblablement l’athéisme n’est pas conforme à l’ordre divin – ou si vous voulez le dire par d’autres mots, à l’ordre naturel.

Martin Janecek

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Hoplite

« Vraisemblablement l’athéisme n’est pas conforme à l’ordre divin  »
D’une part si l’ordre divin existait il ne permettrait pas que l’athéisme existe!
D’autre part cette phrase est digne du coran qui déclare que les athées et les associateurs doivent être tués!

Eric des Monteils

Se faire une opinion seulement après l’avoir lu, serait de la plus modeste honnêteté.,

Lalalala

Merci pour cet excellent article. Je conseille à tous la lecture des livres de Daniel Siboni, dont j’ignorais précisément ce marquage au fer rouge par l’islam, tel qu’il est, donc sans l’angélisme abject des gauchistes et de bien d’autres hélas.
Je suis de ce milieu catho des manifs pour tous, résolument anti islam, résolument pro Christ.

ISIDORE DE TRIVAGNAC

LA LAICITE et ce qui va avec EST UN CONCEPT ARYEN c’est une anthropologie européenne qui vient du fond tridimensionnel évoqué par les travaux de Georges Dumezil et qui marque son Essentialisme depuis que les Grecs l’ont « philosophé » pour lui donner son caractère universel .. et Athènes ou Paris ( ou Oslo) ne sont ni Jérusalem, ni La Mecque , question de climat et question de pensée et de représentations . Ni le judaïsme ni l’islam idéologies sémitiques tribalistes et totalitaires ne peuvent digérer ce CONCEPT ARYEN .Le monde européen aryen doit se séparer de ces deux idéologies criminelles et qu’on appelle religions . il n’y a rien de religieux ,de tolérant et de respectable dans ces deux idéologies racistes suprématistes de l’Election , pour trousser le Goy et le dominer

Charles DALGER

EXCELLENT ! ! !

matthieu

les 4 religions monothéistes

JSG

Bonne analyse, mais, une de plus…
depuis Montaigne combien de grands hommes dénoncent l’islam comme un danger pour l’humanité ? Le Coran n’est en fait qu’une arme à la disposition des envahisseurs dont le seul but est d’obliger leurs hôtes à adopter leur sous-culture rétrograde ! Tous les peuples infestés par l’islam perdent leur dynamisme, leur culture propre.
Il n’y a rien a attendre des musulmans, sauf à les contrer avec la même violence que celle prêchée dans les sourates mortifères qui infestent leur pseudo livre saint !

patphil

Il n’existe pas de terrorisme islamique » affirme le Pape François devant des étudiants Italiens. « Il ne faut pas diaboliser l’islam » affirme Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France. « Je ne diabolise pas l’UOIF » dit de son côté le père Christophe Roucou, directeur Service des Relations avec l’Islam.
« Il faut très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes », prévient Mgr Dagens, au sujet de l’entrée des djihadistes d’Al Nosra dans Maaloula (Syrie).
« Le salafisme promu par l’Arabie Saoudite n’est pas violent » rassure le frère dominicain Adrien Candiard, Prix des libraires religieux 2017.
le pape François, de retour des JMJ osa le parallèle suivant : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique. »

Fomalo

Sibony est réputé semble-t-il depuis les années quatre vingt comme un afficionado du gauchisme en psychanalyse.Récupérant de tous côtés les idées qui le font publier et percevoir les royalties adhoc sur le dos des confrères « concurrents », voila t’y pas qu’il se met à l’arabisme, porteur de flouse plus qu’avant. Ah les jouifs!

Beretvert

Sibony est un escroc psychanalyste donc à la poubelle ce salaud islamophile

ebw