Islam et République, l’impossible mariage

Publié le 30 octobre 2013 - par - 1 429 vues
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Depuis la chute du Mur de Berlin et la fin de l’antagonisme politique et idéologique entre l’Est et l’Ouest, et la course effrénée à l’armement de destruction massive, on assiste aujourd’hui à un nouveau type d’affrontement plus apparenté à une nouvelle croisade, non pas sous l’impulsion de l’Eglise chrétienne contre l’Islam mais des offensives tous azimuts menées de manière violente, agressive et haineuse par des organisations terroristes sous la bannière noire de l’Islam, celle de l’Islam fondamentaliste, dont elles veulent imposer la religion en Europe et à toute l’humanité.

A la logique de blocs qui caractérisaient les rapports Est-Ouest, se substitue un nouvel affrontement bipolaire entre le bloc que l’on peut qualifier de l’Islam hégémonique djihadiste radicale et le reste du monde non musulman.

Ce qui rend cet affrontement d’autant plus compliqué et difficile, c’est que l’ennemi est en réalité invisible et insaisissable (Pour les idiots utiles de l’islam…). Il est impossible à localiser, il se fond dans la masse et frappe là où il veut et quand il le veut.

Il est comme cette eau de pluie contaminée qui s’infiltre dans la nappe phréatique la rendant impropre à la consommation. Il est transnational et transfrontalier, difficile à neutraliser, à endiguer  et à vaincre.

En outre, il a la particularité d’étendre ses réseaux de ramification au sein de ce qu’il considère comme les ennemis potentiels de sa religion, l’occident, ne manquant pas au  passage de massacrer ses propres  coreligionnaires qui ne combattent pas pour la cause suprême d’Allah, celle de la Guerre Sainte permanente jusqu’à la victoire finale.

Dans leur conception idéologique de l’Islam, « Le vrai musulman est celui qui fait don de sa vie à Dieu et fait partie intégrante de cette force de frappe nécessaire à l’instauration de l’hégémonie de Dieu sur la terre ».

Ces musulmans qui rêvent d’un monde islamisé et inféodé à Allah ont toutefois l’immense mérite de nous révéler un visage longtemps occulté de la religion musulmane et que les biens pensants de tous bords (surtout de gauche et d’extrême gauche) décrivent comme une religion de paix, d’amour et de tolérance et par conséquent capable de relever les défis de la modernité en donnant au monde toutes les garanties requises quant à sa réelle volonté de vivre en bonne harmonie avec le monde environnant.

Or, cet Islam que les activistes islamistes exportent en occident, est en train de démontrer dans les faits, que les peuples qui le professent sont à contre sens de tout progrès humain.

Il n’y a pas de doute que le radicalisme musulman sert de révélateur quant au retard, en tous points de vue, entre le bloc musulman, y compris chez les musulmans (présumés modéré) résidant en Occident, et le reste du monde.

Au point que l’on se demande même si le monde musulman n’est pas un terrain d’études pour celui qui veut étudier l’anthropologie de l’Europe médiévale !

Les nombreux freins culturels et la main-mise de l’islam sur la vie des hommes sont autant d’indicateurs quant à l’esprit féodal et dogmatique qui est à l’origine du gouffre qui sépare l’Occident, (la locomotive du monde non-musulman) et le monde musulman, un bloc hétérogène, fanatique, clanique et tribal.

En effet, le Moyen Age en Occident est né avec la chute de l’Empire Romain au Vème siècle et s’est achevé au XVème siècle avec la prise de Constantinople par les Turcs.

Il coïncide toutefois aussi avec la prise de Grenade par les Rois Catholiques et la conquête du Nouveau Monde par Christophe Colomb. Mille ans caractérisés par une stagnation culturelle relative de l’Europe en comparaison avec cette longue nuit d’hiver que connaît le monde arabe depuis.

Comme le souligne Flavio Biando de Forli (1388-1463) père du concept « Moyen Age », tout au long de cette longue nuit, l’Europe n’a pas connu de rupture dans son développement culturel.

Depuis l’amorce du processus de déclin de la Civilisation arabo-musulmane au XVème et la perte de Grenade, (voire avant) les populations musulmanes des rivages Sud de la Méditerranée, malgré l’avènement de l’Empire Ottoman, vivent dans un état végétatif de sous-développement culturel.

Incapables de se redresser culturellement et de s’inscrire dans la modernité. Manquant d’imaginaire et de créativité dus à leur environnement culturel liberticide et castrateur. Elles croient trouver une solution à leurs innombrables et épineux problèmes avec la survivance du passé et la restauration d’un ordre moral abscons.

Ainsi les faux prophètes et les mollahs en tout genre, prônent le retour aux valeurs morales auxquelles ils attribuent la fin de l’apogée musulmane, trouvant le plus d’écho chez les masses abruties par l’obscurantisme et l’endoctrinement religieux, du berceau jusqu’à la mort.

Ces populations désœuvrées moralement et matériellement tombent comme des mouches dans les pièges tendus par les gourous qui polluent les espaces publics et cultuels en occident. Elles s’imaginent trouver une compensation à leur misère socio-psycho-affective en se laissant séduire par des promesses eschatologiques dont les abreuvent les sectes schismatiques et messianiques véhiculant un Islam totalitariste qui rendrait angélique le bolchévisme et le nazisme réunis.

Ainsi à défaut de se projeter dans le monde, elles préfèrent s’adonner à des croyances imprégnées d’idolâtrie, d’anthropomorphisme et de maraboutisme. Vouant un véritable culte à la mort qui devient un facteur transcendental, une forme de compensation à leur retard pathologique, développant des mécanismes de défense contre la démocratie, les innovations culturelles, techniques et technologiques susceptibles de provoquer des changements radicaux dans leur vie au risque de les éloigner de ce à quoi ils aspirent, la résurrection dans le paradis.

Ce qui laisse toute latitude aux mouvements sectaires de jouer au berger et de s’ériger en gendarmes de la vertu pour censurer et déclarer illicite toute tentative d’apport extérieur fécondateur de développement humain et sources de libertés individuelles.

Il n’est pas étonnant dans ce contexte, que les mascarades électorales tant en Tunisie et qu’en Egypte au lieu d’être porteuse d’espoir et de projet de vie meilleure pour les populations en grande souffrance morale et psychologique, révèlent la vraie nature desdites populations qui n’est pas sans rappeler et tout particulièrement en Egypte celle des peuples chrétiens au Moyen Age où l’on associait la science à la sorcellerie où tout changement était considéré comme un sacrilège et une offense à l’ordre moral.

L’Occident a su couper le cordon ombilical qui le relie à la religion catholique (en inventant la laïcité) au point que cette dernière cherche à se positionner tant bien que mal dans la modernité en essayant d’épouser les mœurs de son temps (parfois en contradiction avec la foi) en apportant sa voix aux grands débats de la société.

Tandis que l’Orient est en panne d’idées à cause de cet état de pesanteur culturelle qu’exerce de manière chronique et insoutenable l’islam sur la vie des fidèles. Enchaîné dans le carcan de la foi comme seule alternative aux maux de la société, il se voit contraint à l’immobilisme et au conservatisme tandis que ses nombreux marchands du temple font en sorte de le sacraliser afin de maintenir les masses musulmanes dans un état permanent de refus du progrès libérateur des esprits et émancipateur des hommes.

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les images que les uns et les autres projettent sur les écrans de l’actualité: pogroms, autodafés,  procès en sorcellerie, arrestations des journalistes pour diffusion d’images contraires aux règles de bienséance de la religion etc.

Alors que la violence commise au nom de l’islam est considérée comme licite, encouragée et ses auteurs honorés et vénérés comme Ben Laden, M. Mhera, R. Ghannouchi.

A  cause du substrat religieux de ces populations, les révolutions arabes qui devraient impulser un élan fort pour elles et poser les jalons d’un nouvel ordre culturel et rejaillir sur les musulmans implantés en occident par une prise de conscience Républicaine, se sont transformées en véritables cultes du passé surtout parce qu’elles ne doivent rien à Dieu ni à ses fidèles brigades jihadistes.

Leur esprit a été dévoyé et défiguré pour devenir une dévolution à Dieu.

Cette nécessité absolue de s’assumer et d’assumer sa propre histoire en rupture avec une quelconque figure tutélaire laisse indiquer que l’on peut s’interroger légitimement sur le degré de maturité intellectuelle et psychique desdites populations à s’intégrer dans une République laïque Française.

Des populations auxquelles il est interdit d’affirmer leurs choix de vie en toute liberté de conscience ne peuvent intégrer et bâtir un modèle de société qui soit le fruit de leur idéal humain.

Seul Dieu est architecte de l’ordre social

L’immuabilité dogmatique est le vrai frein à toute tentative d’adaptation de ces populations aux exigences de la République. On ne peut pas faire de l’intemporalité et de la dévolution à Dieu, une source du progrès social et humain.

Les populations musulmanes ont toujours raté les grandes marches des trains des progrès humains :

–          la  révolution copernicienne,

–          la révolution industrielle,

–          la révolution technologique et enfin la révolution nano technologique.

Ces révolutions que d’aucuns voyaient faire souffler un nouveau vent de liberté et de dignité n’ont fait que dévoiler la vraie nature bigote de ces peuples et de sa culture patriotique douteuse.

Elles n’ont pas pris exemple à juste titre sur l’Occident tant honni mais auquel elles sont redevables de tout dans leur quotidien, de la simple ampoule pour s’éclairer aux téléviseurs branchés à longueur de journée sur les programmes de la propagande wahhabite etc…

André GALILEO

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