Islam-islamisme : réponse amicale à Pierre-André Taguieff

Publié le 26 octobre 2009 - par
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http://www.ripostelaique.com/Preface-du-livre-de-Matthias.html

P-A.Taguieff écrit : « On connaît la formule de l’illusion islamiste : « L’islam est la solution ». À force d’en interdire la critique, c’est une tout autre formule qui risque de s’imposer aux non-musulmans : « L’islam est le problème ». Avant qu’il ne soit trop tard, il faut réaffirmer, avec les musulmans « éclairés », que seul l’islamisme est le problème. »

Il se trompe parce qu’il parle en sociologue ou historien, et non en juriste/théologie du droit islamique.

On peut dire (en sociologue ou historien) que les « mouvements islamistes » sont le premier problème, et pas « l’att itude du musulman de base » qui s’intitule « musulman parce qu’il est « né » de parents musulmans, (du moins cette attitude n’est pas le problème jusqu’au moment où son inertie en fait un outil des premiers). Mais on ne peut pas dire (en théologien/juriste) que les textes islamiques fondamentaux et leurs jurisprudence reconnue elles-mêmes, n’édictent pas une idéologie et des normes dangereuse, incompatibles avec la paix et les droits humains, à l’instar d’autres fascismes ou religions barbares.

Il suffit de comparer le paragraphe de P-A.Taguieff avec la lettre que vous publiez dans le même numéro de l’algérien « musulman devenu athé » Ydjek, pour comprendre l’erreur et l’incohérence de Taguieff.
Ydjek, comme d’autres, est musulman « sociologiquement »… jusqu’au moment où il entreprend une recherche critique sur l’islam, et s’aperçoit que « l’islam est le problème », autrement dit, que la doctrine islamique, le droit islamique, de part son contenu spécifique, dresse les musulmans=2 0contre les autres êtres humains et constitue une prison totalitaire pour les musulmans de base eux-mêmes, placés sous la coupe des « islamistes ».

On ne peut pas à la fois défendre la « critique de l’islam » et affirmer qu’il faut prévenir que l’on conclut que « l’islam est le problème ». La « critique de l’islam » amène toutes les personnes honnêtes, dans un temps plus ou moins long, quelle que soit leur origine, à s’apercevoir que l’islam est bien le problème, comme d’autres théories ou religions fascistes ou totalitaire l’ont été. Ainsi Magdi Allam, ainsi Taslima Nasreen, et d’autres.

A quel péril aboutira le fait de dire que « l’islam est le probleme » : à la situation apocalyptique (c’est ironique) que décrit Pascal Hilout http://www.ripostelaique.com/M-Sifaoui-un-ami-qui-a-tort-de.html, … un enterrement de première classe avec abandon des livres de l’islam sur un rang de nos bibliothèques historiques : « Et si cette grande religion meurt suite à cette opération, c’est qu’elle n’est plus viable. Comme nous ne sommes pas ingrats, nous lui réserverons une des plus belles places à côté des plus grandes figures de l’Histoire. Je crois que tous les musulmans finiront par en faire le deuil et n’en seront que plus libres et plus émancipés ».

Ce qu’il faut « avant qu’il ne soit trop tard », c’est que démocrates se réveillent pour dénoncer l’islam et désislamiser chacuns respectivement leurs pays.

Elisseievna

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