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La France profonde a compris ce que nos politiques continuent de nier

Avons-nous remarqué que la plupart de nos émissions politiques ne peuvent plus se dérouler sans parler de l’islam ?

Cette immixtion de l’islam dans nos débats nationaux aurait-elle pu avoir lieu il y a seulement 20 ans ?

La France a donc changé. Elle a changé comme Malraux l’avait prédit dès 1956.

En effet, lorsque l’islam est entré en France, il n’apparaissait pas ! Puis il est apparu dans l’espace public, et pour qu’on l’acceptât malgré ses différences culturelles ostensibles – à commencer par le port du voile –, il se présenta sous le masque d’une religion « d’amour, de tolérance et de paix ». Résultat : la critique de l’islam fut aussitôt vouée aux gémonies.

Pourtant, plus l’islam prenait de l’importance, plus cette critique s’avérait pertinente – ce qui n’empêcha nullement le Pouvoir de dérouler le tapis vert pour que l’islam se sente chez lui chez nous ! D’où l’entrée en scène des « chances pour la France », du « droit à la différence », du « vivre-ensemble », de la « France multiculturelle », le tout sanctifié par l’esprit de tolérance et de fraternité.

Puis, un jour, patatras ! D’horribles tueries endeuillèrent la nation !

Dès lors, nos yeux ne pouvaient pas ne pas s’ouvrir : c’était sûr !

C’était sûr ? Erreur ! La parade jaillit aussitôt : ces tueries n’ont « rien à voir avec l’islam »  ! Surtout « pas d’amalgame » !

Or, à son tour, le fallacieux « pas d’amalgame » est en train de s’étioler au prorata d’un « vivre-ensemble » qui se heurte désormais au « vivre-à-la-française », comme en témoignent les revendications d’« unité nationale », de « fierté nationale », de « primauté nationale », de « patriotisme », que contient à lui seul le célèbre « On est chez nous ! ».

Le drapeau tricolore lui-même se met à refleurir un peu partout !

Nos politiques vont-ils enfin comprendre qu’en France on doit vivre comme les Français ?

J’en doute, si bien qu’à l’heure actuelle, l’islam a de beaux jours devant lui… exactement comme l’hitlérisme en 1939 !

Mais on connaît la suite.

Maurice Vidal