Islam, l’épreuve française : quand Elisabeth Schemla, femme de gauche, accuse Jospin

Publié le 29 août 2013 - par - 3 656 vues
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Islamectomie Plus PedaloIslam, l’épreuve française d’Elisabeth Schemla.

Elisabeth Schemla, ancienne rédactrice en chef du Nouvel Obs, puis directrice adjointe de L’Express, aujourd’hui à la tête du site proche-orient.info, a publié chez Plon en avril 2013, Islam, l’épreuve française.

Dans la première partie de son enquête, parce qu’elle sait que plane au-dessus d’elle l’accusation mortelle d’islamophobie, elle commence chaque paragraphe, en spécifiant jusqu’au risible qu’elle hait l’extrême droite et en particulier le FN, cette « lignée Le Pen avec leurs diatribes héréditaires, leurs obsessions familiales, leur antienne sur l’islamisation de la France ».

La ritournelle auto-déculpabilisante d’Elisabeth Schemla

Et le reste du paragraphe donne entièrement raison à ceux qui dénoncent les dangers de l’islam dont « le rejet des valeurs occidentales, le fanatisme, la soumission et la violence » produisent une « image absolument désastreuse auprès des Français ».

Ainsi madame Schemla juge que les chiffres de 9, voire 10 millions de musulmans en France sont extravagants, pour finalement accepter 7 millions.

Ainsi elle note que voir une France transformée en Etat islamique est un délire, mais reconnaît qu’« en Ile-de-France, de Lille et Roubaix à Marseille et Toulouse, de Nantes et du Havre à Lyon et Grenoble, les gens savent ce qu’ils vivent et ce que vivent leurs proches. »

Ainsi elle écrit que « Marine Le Pen joue sur du velours quand elle dénonce les prières de rues » avant d’avouer que des « hommes agenouillés qui lancent des Allah Akbar, comme ils le font ailleurs en cri de guerre, bloquent la circulation et les piétons sans que la police intervienne alors qu’elle se déploie en force pour quelques dizaines de manifestants » sont une réalité.

Ainsi elle dénonce les sites d’extrême-droite qui traquent les documents, les prêches, les conférences des islamistes pour confirmer, dans la foulée, qu’il suffit d’aller sur YouTube ou Dailymotion pour voir la réalité islamique. Réalité qui, bien sûr, est la même que celle mise en avant par les sites comme Riposte Laïque et Fdesouche.

Passé cette ritournelle auto-déculpabilisante, le livre est des plus intéressants.

Comment Jospin a laissé l’islamisme s’installer en France

L’auteur fixe à octobre 1989, le commencement visible de l’islamisation de la France avec l’affaire des foulards au collège Gabriel-Havez dont Ernest Chénière était le principal. Evidemment, Elisabeth Schemla se fait bonne conscience en rappelant que M. Chénière était membre du RPR, « tendance droite », croit-elle judicieux de préciser.

Jospin, alors ministre de l’Education, « perclus de rhumatismes idéologiques », à la « tolérance rigide », lança à l’auteur qui l’interrogeait sur cette apocalypse qu’était l’arrivée du foulard sur la scène politique française : « Et qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? »

Refusant de prendre position, il laissa les tribunaux désavouer principaux et professeurs au profit de plaignants musulmans. « Par la grâce du ministre de l’Education nationale, ministre d’Etat, le système scolaire est plongé dans l’incohérence, voire dans l’anarchie », écrit Elisabeth Schemla.

Et c’est comme cela que progressivement les revendications islamistes se sont étendues aux hôpitaux, puis à l’ensemble des services publics, puis aux entreprises.

Ces revendications qui soulignent en filigrane le rapport malade des musulmans au sexe, au désir, leur peur des femmes, leur enfermement, sont bien plus politiques que cultuelles. En arrière-plan, derrière le foulard, il y a la polygamie, la répudiation, les mariages forcés. Il y a le désir d’imposer sa foi, une foi agressive loin de la sérénité de la propagande islamiste.

Dans ce contexte, le mariage homosexuel n’est pas une mauvaise affaire pour les musulmans, il ouvre la voie à la polygamie. Si un homme peut se marier avec un homme, une femme avec une femme, pourquoi un homme ne pourrait-il pas avoir deux épouses légitimes ? demandent les islamistes.

Plus fort que l’intégration, l’inclusion

Un des chapitres du livre étudie le rapport de Thierry Tuot. Celui-ci, conseiller d’Etat, le remit en février 2013 à Ayrault qui le remercia en lui attribuant la présidence de la Villa Médicis.

Ce rapport[1] au Premier ministre sur la refondation des politiques d’intégration intitulé « LA GRANDE NATION, POUR UNE SOCIÉTÉ INCLUSIVE », commence par des vers de Novalis célébrant « l’Étranger,

Superbe aux yeux profonds,

à la démarche légère,

aux lèvres mi closes, toutes frémissantes de chants »

Tout y est de la même eau.

A la page 66, on lit que « considérant l’islam comme une religion paisible et respectable, on incitera peu à peu les jeunes en mal d’identité à trouver ailleurs, inch Allah, de quoi marquer leur rage. Si elle se portait dans l’arène politique, elle y serait mieux employée. Réfléchissons à subordonner les concours publics ou partis, syndicats, et associations, aux adhésions venues des quartiers ! »

Pour M. Tuot, il faut cesser de parler d’intégration et employer le mot « inclusion ».

Pour lui, construire une société inclusive c’est un effort permanent pour tous ceux qui résident en France de se plier aux spécificités musulmanes et non le contraire. Une société inclusive accepte tout des étrangers contrairement à une société intégrationniste qui veut faire de l’étranger un Français. En clair, les musulmans seront vraiment citoyens que lorsque tout le monde acceptera l’islam intégralement.

L’idéologie de la diversité qui lézarde la France depuis des décennies peut maintenant s’appuyer sur le concept de société inclusive.

Par contre, le rapport fait l’impasse sur « le bain amniotique haineux » dans lequel baignent les milieux musulmans français de langues arabe et turque.

Une triple haine : antioccidentale, antichrétienne et antisémite

Pour Elisabeth Schemla, on ne peut comprendre à ce qui est à l’œuvre en France depuis des années si l’on ignore le formatage totalitaire qui se passe en Iran, en Turquie, dans l’ensemble des pays arabes, en Afrique subsaharienne. Depuis des décennies, génération après génération, du biberon à la mort, autour de la table familiale et dans les manuels scolaires, dans les journaux, et surtout sur les chaînes de télévision, et plus récemment sur le Web, des centaines de millions d’enfants, de femmes, d’hommes sont soumis à une triple propagande : antioccidentale, antichrétienne et antisémite.

Une propagande phénoménale dont on n’a pas idée parce qu’elle se fait en farsi, en turc et en arabe. Pas un jour ne passe sans qu’un appel au combat, au meurtre, à la banalisation de tous les comportements arriérés ou les plus barbares soit proféré par un prêcheur quelconque. Les chaînes ont pour nom Al-Jazeera, Iqraa, Al-Aqsa, Al-Huda… elles se déversent à travers les centaines de milliers de paraboles qui ornent les façades des immeubles des banlieues françaises.

L’umma avant les lois de la République

« Les musulmans sont mal à l’aise avec la démocratie », note l’essayiste.

Rien que de très normal puisque la solidarité indéfectible avec la communauté, l’umma, est supérieure aux lois de la République. Quand l’islam se considère comme attaqué, ce qui est le cas, par exemple, concernant la loi sur le niqab, les musulmans pensent qu’ils n’ont pas à respecter la loi de la République, celle d’Allah étant supérieure.

Le même mécanisme se met en marche avec l’affaire Merah. Pendant que les imams disaient dans le secret des mosquées éprouver de la satisfaction et de la fierté pour le jihad mené par Merah, les fidèles se taisaient, incapables psychiquement de condamner un des leurs sans avoir le sentiment coupable de trahir la communauté.

Ce livre est à faire lire à tous ceux qui, autour de nous, continuent à nous voir comme des ordures islamophobes gouvernées par une haine pathologique du musulman. Son auteur ayant plutôt des accointances de gauche, Islam, l’épreuve française leur permettra peut-être de regarder l’islamisation par-dessus les œillères de leur bien-pensance.

Marcus Graven

 

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