Islam : Robert Ménard a permis un vrai débat, entre Christine Tasin, Pierre Cassen et deux islamophiles

Publié le 23 avril 2013 - par - 2 773 vues
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Lundi 22 avril avait lieu à Paris, au café le Carré, les rendez-vous du Boulevard Voltaire organisé par Robert Ménard. Etaient présents pour débattre sur le thème « L’islam est-il soluble dans la démocratie ? » Christine Tasin et Pierre Cassen d’une part et d’autre part Nicolas Gauthier (contributeur et journaliste à boulevard voltaire) et un journaliste bulgare islamophile, Christo Anastassov.

La salle débordait de partout, il resta même des gens sur trottoir. Des étudiants en journalisme filmèrent le débat, et j’espère que nous en verrons rapidement les images, sur Boulevard Voltaire ou ailleurs, car je pense que c’est nécessaire que le plus grand nombre en profite.

Comme d’habitude Christine et Pierre ont expliqué de façon claire et précise avec les arguments qu’ils savent très bien exposer pourquoi l’islam n’était pas compatible avec notre République. Ils ont, avec une grande clarté, démontré que c’était l’avenir de notre modèle républicain, mais aussi de notre civilisation, qui se jouait. Dans ce contexte, s’appuyant sur le principe de précaution et la légitime défiance, ils ont expliqué que les nés-musulmans devaient choisir, et que s’ils préféraient l’islam, ils ne pouvaient pas rester en France. Je ne développerai pas, les lecteurs de Riposte Laïque connaissent leur discours.

Il y avait dès le départ un grand déséquilibre. Christine et Pierre sont deux excellents orateurs, ce qui n’était pas le cas de leurs contradicteurs.

Avec la première intervention de Nicolas Gauthier, souvent confuse, nous avons eu droit aux sempiternels discours relativistes sur l’islam, à savoir que c’était faux de penser ce que nous pensons, que nous avions tort d’avoir peur ! Et de nous parler de trois pays musulmans où la laïcité avait cours : l’Indonésie, la Turquie et l’Iran. De beaux modèles de démocratie et de tolérance en somme ! J’ai failli m’étrangler de rage. M. Gauthier est aveugle, sourd mais pas muet pour essayer de nous enfumer. Il nous a fait, bien évidemment, le coup des attentats de l’IRA et de l’ETA, sans oublier Breivik, des méchants Américains et de l’horrible état d’Israël, pour banaliser Boston, qu’il a cyniquement résumé à l’explosion de deux cocottes-minutes.

Quand j’ai pu prendre la parole j’ai lu des paroles de Khomeiny « l’islam impose à tout homme adulte, dans la mesure où il n’est pas handicapé ou invalide de se préparer à la conquête des nations afin que les commandements de l’islam soient partout obéis. Ceux qui étudient la guerre sainte islamique comprendront pourquoi l’islam veut conquérir le monde. Ceux qui ne connaissent rien à l’islam prétendent qu’il met en garde contre la guerre. Ceux-là sont des sots. L’islam dit : le bien n’existe que grâce à l’épée et à l’ombre de l’épée. Les gens ne peuvent devenir obéissants si ce n’est sous la menace de l’épée ! L’épée est la clef de la parole du paradis qui ne peut être ouverte que pour les saints combattants ! Il y a des centaines d’autres psaumes coraniques et d’hadiths qui exhortent les musulmans à estimer la guerre et à combattre. Est-ce que cela signifie que l’islam est une religion qui empêche les hommes de faire la guerre ? Je crache sur les âmes folles qui tiennent de tels propos »

Et des paroles de Al-Qaradhawi (qatar TV 25 février 2006) : « Nous ne dissocions pas l’islam de la guerre. C’est le fait de dissocier l’islam de la guerre qui est responsable de notre défaite. Nous nous battons au nom de l’islam ».

Nous avons eu droit, ensuite, à l’intervention lénifiante pour ne pas dire soporifique de Christo Anastassov, qui se dit chrétien, journaliste et historien, nous racontant son pays idyllique la Bulgarie où la coopération entre chrétiens et musulmans est formidable, ils s’invitent pour Pâques, pour le ramadan, le monde des bisounours vous dis-je !

Comme vous êtes vilains dans la salle de penser que l’islam est incompatible avec les valeurs de la France. N’oubliez pas que la France est un grand pays écouté dans le monde, le pays des lumières. Et, selon ce Monsieur, comme nous sommes le pays de la Liberté et de la Laïcité, nous ne devons pas persécuter ce qui en constitue une composante incontournable, aujourd’hui.

En quelque sorte nous donnerions le mauvais exemple de ne pas vouloir de femmes voilées dans la rue, à l’école et de nous donner l’exemple d’un saint musulman (ça existe ?) enterré dans l’enceinte du jardin d’une église et qui est vénéré par les chrétiens et les musulmans. Son discours a commencé a énerver la salle, on lui a rétorqué qu’ici on était en France et qu’en gros de la Bulgarie on s’en fiche, ce qui nous intéresse c’est notre pays et ce que nous vivons.

Il a continué à nous distiller son discours de propagande sous couvert d’histoire parlant de la Turquie, de l’Espagne (je l’ai interpellé en lui disant que dans l’Espagne sous domination musulmane Al Andalus, les chrétiens et les juifs portaient des vêtements distinctifs pour être reconnus et visibles comme les juifs sous les nazis qui portaient l’étoile jaune). Il a éludé la question comme celle que je lui ai posée sur la dhimmitude, et n’a jamais parlé de la réalité de la France.

Son discours nous a surtout ennuyés car son ton était monocorde et a suscité des réactions notamment d’une dame arménienne qui a parlé du génocide de 1915. Oui mais c’était l’empire ottoman, autrement dit pas les musulmans. Tout son discours était dogmatique, hors de la réalité, essayant de nous persuader que l’islam était une religion de paix et d’amour, que nous n’avions rien à craindre, que nous nous faisions des idées fausses. Il  refusa d’évoquer les passages cruels du Coran mais par contre citant une parabole de Jésus Christ sur l’épée nous faisant croire que les Evangiles étaient aussi violentes que le Coran. Désinformation complète. La salle était mécontente et Robert Ménard a dû intervenir plusieurs fois pour calmer les esprits.

Il y a eu de nombreuses questions du public, de la part de participants souvent exaspérés par la mauvaise foi et le relativisme du tandem Gauthier-Anastassov, que Pierre, dans sa conclusion, qualifiera d’idiots utiles de l’islam, les comparant à d’autres idiots utiles du communisme. Une chimiste expliqua notamment, de manière très professionnelle, que l’islam pouvait être soluble dans la démocratie… à condition de ne pas en dépasser une certaine dose !

Mais il y a eu galement trois interventions de jeunes hommes, bien propres sur eux, se disant français et musulmans. Le premier, se présentant franco-marocain, républicain et laïque, a interpellé Pierre et Christine, leur demandant ce que la France proposait à des gens comme lui. Le deuxième, se disant franco-algérien, a accusé Christine de tous les maux, à cause de la violence supposée de ses articles. Il a été jusqu’à dire que ce sont des gens comme elle qui incitent les musulmans les plus radicaux à passer à l’acte ! Il a longuement parlé du dialogue que nous devions avoir avec les musulmans. Selon lui, il faut se parler pour gommer les problèmes, pour se comprendre, pour les comprendre, comme si c’était de notre faute s’ils ne veulent pas s’intégrer ! Bref, le numéro classique de la culpabilisation des Français, qui exaspéra la salle, et notamment une jeune femme qui explosa. En à aparté à la fin des débats, avec Danielle (une adhérente de RR) nous avons demandé à ce jeune homme s’il mangeait du porc et s’il buvait du vin ? Non. Donc de fait vous vous excluez de la communauté française et des Français car nous mangeons du saucisson, du cassoulet etc… et si je vous invite vous ne mangerez rien car je ferai du cassoulet et il y aura du vin à boire !

A ces deux là, les réponses de Pierre et Christine ont été, sans la moindre agressivité, d’une clarté qu’on n’entend jamais à la télévision, mais que la majorité des participants attendait. Un troisième a interrompu Pierre, qui expliquait que les médias avaient beau, à chaque attentat, noyer le poisson, et parler de la piste de l’extrême droite, on voyait bien que 999 fois sur 1000, comme à Boston, les coupables étaient toujours des musulmans. A ce moment là, un jeune homme, marocain, l’interrompit, en lui criant : « Les Etats-Unis sont en guerre ». Pierre le regarda, et lui demanda : « C’est intéressant, êtes-vous en train de justifier l’attentat de Boston, Monsieur ? ». Devant la négation (quel numéro de takkya !) de l’intervenant, Pierre lui fit remarquer que c’est pourtant ce que toute la salle avait compris.  

Il faut féliciter Robert Ménard, qui sut animer ce débat passionné avec un flegme de professionnel, et l’équipe de Boulevard Voltaire d’avoir permis à plus de cent personnes d’assister à un vrai débat contradictoire, sur la question de l’islam.

Et, conclusion très gauloise de la soirée, tout le monde trinqua ensemble, et sut poursuivre le débat autour d’une bière, d’un verre de vin ou d’un whisky pour les uns… et de coca-cola pour d’autres !

Josiane Solari

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