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Islamisation : 40 années de reculades qui ont déconstruit la France

Collectif, Histoire de l’islamisation française 1979-2019, Édition de l’Artilleur/Toucan, éditeur indépendant, 2019

Voici un ouvrage de 674 pages à la fois aisées à lire et désespérantes, fait de 40 entrées (une entrée par année de 1979 à 2018), qui établit, de façon rigoureuse, comment, peu à peu, des politiciens, des juges, des idéologues, des institutions ont littéralement livré la France à des étrangers et des puissances étrangères – l’islam en l’occurrence – et mis les citoyens, sans qu’ils aient consenti de quelque manière à cela, sous le joug. Ces 40 années de reculs, d’accommodements irraisonnés et déraisonnables, de reculades, d’abandons, de dérobades, de complaisances, de lâchetés, de complicités sont autant d’accords de Munich, répétés crescendo chaque année. La France roule inexorablement au fond de l’abîme ; c’est le silence de la mer, « mais, sous celui-ci, ah ! rien qu’une affreuse oppression », comme dit Vercors. Ce n’est plus le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, mais le gouvernement aux ordres de puissances occultes contre le peuple et pour les ennemis du peuple.

Le collectif qui a écrit cet ouvrage a sorti de l’oubli ou des archives ou des bibliothèques d’innombrables textes, décisions, rapports, mesures, lois, qui sont cités in extenso ou par de larges extraits. Il ne procède pas comme le font les commissaires politiques et autres inquisiteurs des médias, de la justice ou de l’université, qui se contentent, pour condamner un citoyen au silence ou à la mort sociale ou à des amendes d’un montant délirant, d’extraire un mot de son contexte, paragraphe ou livre, pour mieux en manipuler le sens ou y faire dire le contraire exact de qu’il signifie. Dans cette Histoire de l’islamisation française, il n’y a pas de textes tronqués, mais de longs extraits ; il n’y a pas de on dit ou de on croit savoir que, mais des documents authentiques ; il n’y a pas de mots isolés, sortis de leur contexte, mais des textes entiers, si bien que la moitié du livre environ est imprimée en caractères italiques, précédés et fermés par des guillemets.

Les textes cités sont éloquents : ils valent tous les réquisitoires possibles ou imaginables ; ils parlent d’eux-mêmes. Il n’est même pas besoin de les gloser, de les expliquer, de les interpréter, ni de souligner en gras tel ou tel mot. La démonstration qu’ils développent dans chacune des 40 entrées est à la fois lumineuse (lux facta est) et imparable.

Les hommes politiques qui depuis quarante ans livrent le peuple français à une puissance étrangère raciste et fasciste, comme jamais aucune puissance ne l’a été, sont nommés et leurs œuvres, leurs discours, leurs décisions sont présentés, exposés, parfois même expliqués, sans que jamais les auteurs de ce collectif les accusent de quoi que ce soit, sinon d’avoir fait, dit, décidé ce qu’ils ont fait, dit, décidé. Ils ont pour nom Mitterrand, Mauroy, Jospin, Fabius, Hollande, Juppé, Chirac, Toubon, et d’autres aussi, communistes et écolos gauchistes, centristes, de moindre envergure. Ils ne sont pas les seuls. Sur ce tableau d’excellence figurent aussi des juges – ceux du Conseil d’Etat, du Conscons et des diverses instances, européennes ou autres, qui ont réussi, par une série de coups d’Etat juridiques, à arracher au peuple sa souveraineté pour se couronner gouvernants. Enfin, il y a les pires, les intellectuels de gauche ou prétendument de gauche, qui sont la gauche, la gauche éternelle, la gauche par essence, et non par contingence, celle qui déverse sur le peuple français seulement (pas sur les peuples algériens, musulmans, palestiniens, etc.) la même haine que celle que les Allemands rabiques déversaient naguère sur les juifs. Ces individus sont nommés : July, Kravetz, Wieviorka, Fauroux, Touraine, Attali, Badiou, Dubet, Boucheron, BHL, Héran, usw (und so weiter, comme disaient les Boches des années noires). Ils publient des tribunes, des rebonds, des pétitions dans Le Monde, Libération ou L’Obs. Un couvert leur est réservé dans tous les médias. Ils assènent la Vérité, même si cette vérité va à l’encontre de toute réalité. Leur narcissisme les persuade que le monde entier est à leurs pieds et boit leurs paroles insanes. C’est la haine qui les illumine. Ils sont les chiens de garde de l’ordre nouveau. Ils ne sont pas partout, ils sévissent partout, médias, édition, université et recherche et, bien entendu, car leur caste s’étend jusqu’aux limites extrêmes de l’horizon, jusqu’au show-biz et à l’événementiel, c’est-à-dire la pub, la manipulation des symboles, le divertissement ou entertainment (comme il faut que l’on dise désormais).

À partir d’août 1944, quand Paris a été libérée, les Français qui pendant quatre ans ont vécu sous le joug ont exigé que les collabos soient traduits devant les tribunaux pour rendre compte de ce qu’ils avaient fait pendant quatre ans. Mais innombrables ont été ceux qui ont échappé à toute poursuite ou sanction, les magistrats les premiers, qui ont servi avec un zèle empressé l’occupant. Et puis, sur quoi se fonder ? Des naïfs, qui n’ont pas pensé à assurer leurs arrières ou n’ont pas su trouver un  refuge sûr, comme l’ont fait Déat ou Touvier ou Darquier, et quelques vieillards se sont fait prendre : Brasillach, Drieu, Laval, Pétain, mais la plupart sont passés au travers des gouttes : Sartre, Beauvoir, Donnadieu, Blanchot, Mitterrand, Hernu, Jospin père, Tasca père, Védrine père, Rebsamen père… Encore avaient-ils une excuse massive : en mai et en juin 1940, l’armée française qui était censée défendre le pays a été défaite.

La deuxième collaboration qui a commencé en 1979, et même avant, n’a pas l’excuse de la défaite… Que Wieviorka, Touraine, Dubet, Plenel, July, Joffrin, Tuot, Aubry, Mitterrand, Badiou, Rocard, et tous les autres se haïssent, ils ont sans doute de bonnes raisons à cela : ils sont bêtes, lâches, ignobles, laids. Ils sont le ventre fécond d’où sort en reptations lentes la bête immonde de l’islam. Alors qu’ils se suicident et qu’ils n’essaient pas d’apaiser leur haine en faisant disparaître leurs compatriotes ou en déconstruisant la France…

Cette Histoire de l’islamisation française est le Livre Noir de la seconde collaboration, la pire de toutes, celle qui confirme ce que disait Bainville en 1926 : « Pour avoir raison de la France, l’ennemi a toujours su qu’il devait trouver des partisans chez elle ». Le but de ces nouveaux collabos est moins de faire sortir la France de l’Histoire que de la jeter aux oubliettes ; c’est d’en finir avec la France, sa culture, sa langue, son peuple ; c’est d’effacer le 18 juin 1940, les quarante rois qui ont fait la France et l’œuvre de la République.

« Trop souvent, la France oublie de se dire ce qu’elle doit se dire toujours : souviens-toi que tu peux être envahie », écrivait Bainville. Que reste-t-il aux Français ? Du moins à ceux des Français qui ne veulent pas que soit effacée leur culture et leur pays ? Ils n’ont plus qu’à résister et à prendre, sur tous les sujets, le contrepied exact de ce que prônent BHL, Wieviorka, Boucheron, la femme Nyssen : ramasser dans la boue où elle a été jetée la France, en faire vivre ou revivre la mémoire, en ressusciter la culture et la langue, redonner au peuple un peu de fierté.

Étienne Dolet