Islamisation-chômage-délinquance : quelques départements-type

Publié le 16 septembre 2012 - par - 2 020 vues
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Dans mes précédentes études à partir de données départementales, j’ai étudié les corrélations entre :
– l’islamisation, représentée par le taux de musulmans (enquête Ifop/La Croix) ;
– le chômage, représenté par le taux de chômage dans la population active ;
– les différents types de délinquance, selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur.

Pour la délinquance, nous considérerons uniquement le taux de « tous délits » pour 100 habitants pour ne pas multiplier les tableaux.

Nous avions observé les taux de corrélation suivants :
– islamisation – chômage : 14% ;
– chômage – délinquance : 32% ;
– islamisation – délinquance : 46%.

Mais tous les départements ne contribuent pas de la même façon à ces corrélations. Je l’ai répété plusieurs fois : il y a des configurations locales spécifiques, et j’aurais bien aimé que nos « sociologues » et « criminologues » de salon s’y intéressent de plus près…

C’est pourquoi j’ai essayé de dégager des « départements-type ». Pour chacune des corrélations, j’ai retenu 8 départements :
– 2 où les variables étudiées sont à la fois toutes deux très élevées ;
– 2 où elles sont très faibles ;
– 4 où elles sont opposées (2 dans un sens et 2 dans l’autre).

Evidemment, pour comparer les variables, je les ai normalisées par rapport à une moyenne nationale.

1. Islamisation – chômage

On voit que le fameux « 9-3 » est en tête du hit-parade. Mais rappelons que comme la corrélation entre islamisation et chômage est assez faible (14%), les différences de données sont à prendre avec prudence. Notons par exemple que le Haut-Rhin qui compte beaucoup de musulmans a un chômage dans la moyenne nationale. Et on est à l’abri de l’islamisation et du chômage en Mayenne et en Lozère.

2. Chômage – délinquanceLà encore, la Seine-Saint-Denis se distingue, suivie de près par les Bouches-du-Rhône. On remarquera le cas de Paris, avec une délinquance supérieure à la Seine-Saint-Denis pour un chômage inférieur à la moyenne. Et à l’autre bout du spectre, on retrouve la Lozère qui nous protège autant de la délinquance que de l’islamisation et du chômage.

3. Islamisation – délinquance

Là encore, dans cette corrélation qui est la plus élevée parmi les trois observées (46% !), c’est le « 93 » qui bat tous les records. Or distinguera encore Paris, avec une délinquance élevée pour une islamisation guère supérieure à la moyenne nationale. On retrouve également le Haut-Rhin où malgré une grande islamisation, la délinquance est inférieure à la moyenne. Et deux départements où nous sommes à l’abri de l’islamisation et de la délinquance sont la Creuse et le Cantal.

Conclusion

Malgré des corrélations évidentes, il y des disparités et des exceptions dans les départements français. Mais cette approche n’est pas suffisante ; il faudrait que nos « spécialistes » travaillent ville par ville, puisqu’au sein d’un même département, il peut y avoir des différences notoires entre grandes villes entre elles, ou entre villes et villages.

D’ailleurs ce n’est pas pour rien que dans les Bouches-du-Rhône, les villes et villages périphériques de Marseille (toutes tendances politiques confondues) refusent la « communauté urbaine » qu’a tenté de leur imposer le Premier ministre ce mardi matin. Ils ne veulent pas payer les pots cassés marseillais.

Et c’est sans doute vrai dans d’autres départements, comme par exemple la Seine-Saint-Denis où le maire UMP du Raincy Eric Raoult essaie de protéger son pré carré (« ce n’est pas Bamako ») tout en nous baratinant de belles paroles sur l’islam.

Djamila GERARD

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