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Islamophobie : Intoxication idéologique, de Philippe d’Iribarne

Un livre de Philippe d’Iribarne, édité chez Albin Michel, paru en ce début de mois d’avril 2019.
Philippe d’Iribarne est sociologue et directeur de recherche au CNRS. Il nous explique pourquoi le concept d’islamophobie est un leurre, une illusion, une intoxication, qui complique ce qui est simple, qui obscurcit ce qui est clair. Un concept qui entretient le ressentiment au lieu de favoriser la concorde, qui pousse à la sécession au lieu d’encourager le rassemblement.
Pour l’auteur, l’emploi du mot « islamophobe » est une manipulation qui nuit à la paix civile et qui nous empêche d’exercer notre esprit critique.

L’islamophobie est une arme d’intimidation qui a pour but de nous dissuader d’observer la réalité.
Dans cet ouvrage, l’auteur décortique les études sur les discriminations et la perception de l’islam en France, puis leur interprétation par les médias, les associations antiracistes, les politiques et les plus hautes instances européennes et internationales.
En effet, le Conseil de l’Europe a pris en 2010 une résolution condamnant l’islamophobie. Puis l’Union européenne en 2015 a créé une commission européenne pour la lutte contre l’islamophobie. En France, ce combat est mené par la CNCDH, la Commission nationale consultative des droits de l’homme.

Si des jeunes issus de l’immigration peinent à trouver un emploi, si les musulmans sont surreprésentés en prison, si certains se tournent vers le Jihad, c’est qu’ils seraient victimes de préjugés islamophobes, c’est toujours la faute de l’Occident. On diabolise les Occidentaux et on idéalise les musulmans.

En faisant croire aux musulmans qu’ils sont des victimes systématiques, ne les prive-t-on pas de leur sentiment de responsabilité ?
Évidemment, les islamistes, Frères musulmans en tête, sont les premiers à propager le discours de l’islamophobie. Ils espèrent que tout l’Occident, et le monde entier, deviendra un jour musulman. Leur message adressé aux musulmans est simple :
« L’Occident est l’empire du mal, aveuglé de passions mauvaises. Quoi que vous fassiez, on ne vous acceptera jamais. Rejetez le monde qui vous rejette, refusez ses séductions, rassemblez-vous dans des lieux où vous ferez la loi. »

Malheureusement, ce discours trouve une résonnance dans le monde occidental, surtout à gauche, qui n’en finit pas de se sentir collectivement coupable. Coupable de la colonisation, coupable des génocides du XXe siècle. C’est cette culpabilité qui nous pousse à ériger en valeur suprême l’accueil inconditionnel de l’Autre.
Si nous voulons travailler à rendre meilleurs les rapports entre l’Occident et le monde musulman, nous devons au préalable nous guérir de cette culpabilité, nous libérer de nos passions.

Pourtant il y a des faits incontestables. Et comment imposer l’image d’une société islamophobe et échapper aux faits ? C’est en instillant un climat émotionnel, ce que savent très bien faire les médias : l’indignation, le désir de punir, la compassion pour les victimes, et ajouter des éléments de langage comme la xénophobie, l’amalgame, la discrimination ou la stigmatisation.

Lorsqu’on parle de phobie, les passions s’installent et il n’est plus possible de réfléchir, de comprendre le monde.
Chaque fois que quelqu’un témoigne d’un problème lié à l’islam, on renverse la perspective. On minimise le problème, aussi grave soit-il, et on jette l’opprobre sur les réactions qu’il suscite.
C’est ainsi que les liens entre le terrorisme islamique et l’islam sont non seulement niés, mais celui qui les révèle au grand jour est taxé d’islamophobe.

Dans ce livre, l’auteur analyse les discours de tous les acteurs de cette propagande. Je pense notamment au CCIF (le Collectif contre l’islamophobie en France), l’Unef (l’Union nationale des étudiants de France), l’OCI (l’Organisation de la conférence islamique), l’UOIF (l’Union des organisations islamiques de France), les Indigènes de la République, mais aussi l’EUMC (l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes), le Conseil de l’Europe, et d’autres encore.

Philippe d’Iribarne n’oublie pas de citer des versets du Coran, première influence du musulman pour rejeter les valeurs occidentales.
Comme disait Lévi-Strauss, « un des fondements de l’alliance entre deux groupes humains est l’échange des femmes ».
Or, l’islam s’oppose à cet échange. Il accepte de « prendre » mais pas de « donner ». Il est interdit à une femme musulmane d’épouser un homme chrétien, bouddhiste ou athée.

Vous aurez bien compris que nous sommes là dans un combat idéologique de première importance. Il est urgent de faire passer l’information, cela est vital pour l’avenir de la France et de l’Europe.
Et méfiez-vous des personnes qui ont ce mot à la bouche : « islamophobie »
Ceci est aussi valable pour les autres pseudo-phobies.
Je vous invite à lire ce livre, achetez-le et faites-le circuler.

J’aimerais finir avec une citation de Salman Rushdie qui dénonce le terme d’islamophobie en affirmant : « c’est un nouveau mot qui a été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles. »

Louis Davignon