1

Israël-Hamas : de mal en pis

Les accords tissés entre le Hamas et Israël par l’intermédiaire égyptien sont l’aspect le plus préjudiciable d’une rémission israélienne face au chantage du Hamas et elle ne fera qu’empirer. Les termes de l’accord de par eux-mêmes sont une capitulation qui ouvrirait les portes à d’autres capitulations encore plus désavantageuses et dangereuses. Les médias nous informent :

« Suite aux négociations parrainées par l’Égypte, le Hamas et Israël seraient parvenus à conclure les conditions d’une trêve dans la nuit de vendredi dernier après « un des vendredis des plus calmes » depuis le 30 mars dernier, décrit le rapport du journal palestinien Al-Quds. Vendredi, sept émeutiers palestiniens auraient été blessés lors d’affrontements avec les soldats israéliens, annonçait le ministère de la Santé du Hamas. Selon des informations diffusées jeudi, l’Égypte serait parvenue à conclure un accord aux termes duquel le Hamas consentirait à œuvrer à mettre fin aux manifestations à la frontière en échange d’un « allègement du blocus ».

Aucune confirmation officielle n’a cependant été émise par les parties impliquées dans l’accord négocié par l’Égypte.

Selon les médias israéliens, l’arrangement permettrait notamment le financement par le Qatar de la fourniture du fioul pour la production d’électricité de Gaza et le paiement des employés de l’administration instaurée par le Hamas en échange d’une accalmie.

Un haut responsable du Hamas, Khalil al-Hayya, a affirmé que les efforts égyptiens étaient proches d’un succès. « Ces efforts vont réussir bientôt, grâce à la détermination de notre peuple », a-t-il proclamé vendredi aux manifestants.

C’est à se demander – qu’est-il advenu de la détermination israélienne ?

Lors d’une de ces émeutes dans l’est de la bande de Gaza, des membres des services de sécurité du Hamas ont été vus empêchant des manifestants de s’approcher de trop près de la barrière. La sécurité d’Israël dépendrait-elle de la bienveillance du Hamas ?Contrairement aux manifestations des semaines précédentes, les émeutiers se sont abstenus de lancer des cerfs-volants incendiaires vers le territoire israélien. Le ridicule est qu’Israël est sans solution face à ce problème… problème qui récidivera à la première opportunité.

L’échappatoire israélienne : Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait assuré mardi qu’Israël agissait « pour empêcher une crise humanitaire » à Gaza. « C’est pourquoi nous acceptons les efforts de médiation égyptienne et de l’ONU afin que le calme règne et que les questions d’électricité soient réglées », avait-il ajouté ».

Il n’échappe de tout ce charivari qu’une seule et unique vision, celle d’un Israël négociant une capitulation qui mènera à une autre, et à tant d’autres encore plus dangereuses. En acceptant le chantage du calme payé par de l’argent, elle ouvre de grandes portes aux prochaines capitulations qui ne tarderont pas à venir et mettrons la sécurité d’Israël en péril…

Il est désolant de constater qu’Israël n’a rien appris de la nature réelle des précédents chantages du Hamas, de leur effet néfaste sur sa population, et de la chute imminente qui les suivra. Le Hamas n’était qu’un petit groupe de terroristes il y a à peine quelques années, toutes les capitulations de l’État d’Israël en ont fait une armée qui inflige à Israël bien des défaites… Il y a tellement de moyens de le combattre qu’Israël hésite à employer, craignant la critique de l’Occident, critique qui ne s’éteindra jamais, qu’importe ce qu’Israël ferait. Si la sécurité de l’État hébreu est entre les mains du Hamas aujourd’hui, qu’en sera-t-il d’elle demain ?

Thérèse Zrihen-Dvir

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

http://theresedvir.com/ (Copier coller sur google chrome)