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Israël : le gouvernement suspend la quatrième dose anti-covid

Chandelier à sept branches. Le nombre de doses injectées aux Israéliens devrait quant à lui se limiter à trois

Les scientifiques mainstream sont-ils en train de redécouvrir l’eau chaude ?

C’est ainsi que le professeur Eran Segal, de l’Institut Weizmann, l’un des principaux centres de recherche israéliens en biologie, vient de déclarer :

« Le grand nombre de personnes infectées par Omicron, attendu en Israël et dans le monde, peut augmenter considérablement le niveau d’immunité de l’ensemble de la population et aider à éradiquer Delta et certains autres variants ».

L’immunité naturelle serait-elle donc préférable à l’immunité vaccinale ? Ciel ! Une hérésie pour BigPharma qui vous dira qu’il est préférable d’acheter ses produits à prix d’or plutôt que de laisser faire une nature par essence toujours imprévisible et versatile.

Il y a à peine quinze jours, le Premier ministre Naftali Bennett avait pourtant martialement déclaré sur Twitter :

« J’ai donné l’ordre de se préparer immédiatement pour le quatrième vaccin. […] Le monde suivra nos pas ».

Une décision éminemment politique à laquelle le directeur général du ministère de la Santé, le professeur Nachman Ash, avait rapidement mis un bémol, affirmant qu’avant de déclencher la quatrième Gross Bertha vaccinale, il était préférable d’attendre d’avoir plus d’informations épidémiologiques sur la gravité des infections à Omicron, et de voir si le variant Omicron n’offrait pas en lui-même la clé d’une immunité collective

Soit une véritable révolution copernicienne dans un pays jusque-là considéré comme la « Mecque » du « tout-vaccinal ».

Une étude clinique vient d’être lancée sur un panel de 150 soignants pour vérifier ces hypothèses. Les résultats sont attendus d’ici une quinzaine de jours. Les autorités sanitaires israéliennes ont constaté que les personnes vaccinées qui contractent le virus (preuve que les drogues inoculées plus ou moins de force à une population plus ou moins consentante ne sont pas des vaccins…) atteignent de forts taux d’anticorps, qui les protègeraient contre des souches plus dangereuses de Covid.

Jusqu’ici enthousiastes d’être le « peuple élu » en matière vaccinale, les Israéliens commencent à se demander si depuis deux ans, leurs gouvernements – Netanyahu puis Bennett – ne les auraient pas un peu menés en bateau.

« Chaque fois qu’on rajoute des vaccinations, j’ai l’impression qu’on le fait par peur et de façon un peu précipitée. En réalité on ne sait pas vraiment si on doit le faire ou pas », explique ce citoyen de l’Etat hébreu qui a longtemps hésité à recevoir « sa » troisième injection. « Il y a beaucoup de gens qui perdent un peu confiance, même les gens qui étaient pour le vaccin au début commencent à se poser des questions et se demandent combien de vaccins ils vont faire » ajoute-t-il.

Le doute s’est installé dans l’esprit des Israéliens à qui « on » avait promis monts et merveilles. Prudemment, Bennett vient de décider qu’il était préférable de mettre la pédale douce sur la question vaccinale.

Comme quoi l’élection n’exclut pas la lucidité.

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Reste à savoir si les autorités sanitaires françaises sauront prendre de la graine de l’Etat hébreu. Il faudrait pour cela que tous les va-t-en seringue des plateaux-télé et des hautes sphères politiques, qui depuis des mois nous pourrissent la vie, reconnaissent qu’ils se sont peut-être un peu trompés…

Sera-ce demain la veille ?

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni