J’ai vu Marine le Pen plaider contre la violence conjugale …

Publié le 13 juin 2011 - par - 968 vues
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C’était en hiver 1996.

Il neigeait, neigeait, les voitures parisiennes eurent grand mal à atteindre Versailles.

Nous allions au procès de Xavier Dor, accusé avec quelques autres personnes d’être entré manifester dans une clinique pratiquant des IVG.

Quelques années auparavant, j’étais allée manifester pour les refuzniks, les juifs du silence, les juifs d’URSS refusés de visas, interdits de sortie. J’avais rencontrée deux dames qui n’avaient rien de juif. Une Résistante, déportée rescapée des camps. Une petite dame à bérêt, qui m’a racontée qu’elle avait été de l’Osé, une organisation qui aidait les enfants juifs, jadis…

Quand Xavier Dor a comparu avec ses compagnons, je fus frappée par leur allure : de vieilles gens, modestement fagotés .. parmi ces vieilles gens, une petite dame, je crus reconnaitre la vieille dame de l’OSE.

Mais ceci est une autre histoire.

Juste avant le procès de Xavier Dor, une affaire de violence conjugale. La violence conjugale, faut- il le rappeler, existe aussi à Versailles. Une dame élégante, accompagnée de son fils adolescent sage, bouleversée. Elle avait pour avocate Marine le Pen. On entendit la mère,  le témoignage du fils, témoin de la violence de son père contre sa mère, un coup de pistolet évité de justesse … Douleur, peur … Marine le Pen plaida.

Curieuse atmosphère, curieuse réunion dans le public : les « copines » féministes, les anars échauffés, les amis de Xavier Dor à l’allure austère … Qui s’occupait de la dame et du fils sur leur banc ? … Ce jour là, on plaidait pour les femmes. Le Président annonça ensuite que le jugement de Xavier Dor serait rendu le … 8 mars.

Marine le Pen fut impeccable. Une présence et  talent oratoire évidents, les mots et le ton qu’il fallait.  Dans sa défense d’une femme victime, elle était comme nous, une féministe n’aurait pas dit autre chose ce jour là.

Elisseievna

 

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