J’accuse des gens comme Nicolas Gardères d’être co-responsables des crimes de Merah…

Publié le 17 mars 2015 - par - 2 031 vues
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Christiane Taubira - l'Express du 04/05/2006

Christiane Taubira – l’Express du 04/05/2006

REPONSE A NICOLAS GARDERES

Dans son discours du 15 mars aux Assises de la Liberté d’expression, Nicolas Gardères tombe dans deux travers :   le procès d’intention et la simplification à outrance. Me voir, ayant écrit dans Riposte Laique, ayant pris position contre la politique actuelle et passée d’immigration en provenance de pays aujourd’hui « musulmans » «  sous loi musulmane » (demain, ils seront – on l’espère pour leurs populations – débarrassés de cette loi là), traitée de xénophobe et autres joyeusetés, me dégoûte …

J’estime en effet, qu’à l’heure actuelle, étant donné l’état des mentalités dans les populations de culture musulmane, pour autant que l’on puisse le connaitre à travers ses effets, c’est-à-dire à travers les crimes commis au nom de l’islam à grande échelle dans le monde, il est (aujourd’hui – mais cette situation n’a rien d’immuable -) suicidaire pour l’humanité de laisser entrer massivement ces populations dans les pays d’autres cultures.

De plus, j’estime que la politique de migration, de déplacement de population, relève de tout sauf d’une politique de gauche ou de primauté de la personne humaine : elle s’inscrit au contraire dans une idéologie d’asservissement des humains les plus vulnérables à l’économie, au profit des seuls plus puissants. L’économie doit être au service de l’humain, et non l’inverse.

Le « libre-choix de l’exil » … laissez moi rire : il est à mettre sur le même plan que le « libre-choix de se prostituer » dont le « libre-choix d’être mère-porteuse » ou le « libre-choix de se voiler ». Quand les riches ou juste les retraités d’ici tablent sur la misère dans les pays pauvres, sur la contrainte à la grossesse et à la maternité que subissent les femmes des pays pauvres, pour « payer les retraites » ou faire tourner le PIB en important des consommateurs, cela s’appelle de la néo-traite des personnes, et pas autre chose. On ne peut pas se prétendre de gauche et s’aveugler là-dessus.

Je lui rappelle que la déclaration universelle de 1948 prévoit le droit d’avoir une nationalité et de quitter son pays, mais pas d’entrer à sa seule guise dans le pays des autres.

Le mal est partout dans toute l’humanité.

Ce n’est pas être sujet à une peur irrationnelle de l’autre, du différent, de l’étranger, que de voir la réalité de la présence à un moment donné dans telle ou telle population, d’une idéologie barbare dominant l’esprit d’une part au moins de cette population au point d’y imposer plus ou moins fortement sa loi.

Des idéologies barbares, il y en a eu à peu près partout dans l’humanité, dans toutes les populations, que l’on ne s’inquiète pas de manquer de recevoir des critiques : il y en aura, rétrospectivement ou au futur ou au présent, pour tout le monde.

Mais là où elle est MAINTENANT, il faut avoir le courage de la voir, si l’on veut pouvoir en combattre les effets criminels, il faut avoir le courage de penser la complexité du réel, voir les différents dangers existants  à un moment donné de l’histoire, et non pas un seul danger.

Sans quoi l’on se fait complice de ces crimes.

Je rappelle cette évidence à Nicolas Gardère : l’accusation de manquer d’amour a été faite par les pacifistes d’avant guerre contre ceux qui parlaient des crimes d’Hitler, le souci unique des crimes du communisme a été la cause du soutien au nazisme et la cause d’une partie de la collaboration.

Je rappelle à Nicolas Gardère, par exemple, que depuis 2004, j’alerte sur l’enseignement du crime politique et de l’antisémitisme aux petits enfants et adolescents musulmans, par l’exemple de Mahomet dit le prophète-paix-et-bénédiction-sur-lui, en ne recevant de la part de ses compagnons, et de la part de certaines féministes, que l’accusation de « xénophobie ». Or je lui rappelle qu’à l’époque, Mohamed Mérah n’avait que 16 ans … si l’on avait pris en compte mes alarmes à l’époque, peut-être qu’il n’aurait pas tué à bout portant 8 ans plus tard une petite fille de 8 ans elle aussi, et son petit frère, peut être seraient ils vivants.

A l’époque, j’avais alerté la presse, nous avions écrit un article avec Juliette Minces, féministe, sociologue, ex-déportée au camp de Gurs, membre de Chalom Archav et d’Amnesty International, mais ce papier a été refusé par le Figaro et par le Parisien : une journaliste du Parisien m’avait répondu au téléphone : « Oh des livres pour enfants comme cela, on peut surement en trouver chez les juifs aussi ! » : sur la base de quelle enquête osait elle penser et formuler une idée aussi infecte, sur la foi de quoi avait elle cette certitude odieuse, cette idée puante : sur rien évidemment …

Seul le site de l’UPJF, grâce à Menahem Macina, a publié la version complète de mon article, source de cet article résumé co-écrit avec Juliette Minces.

Alors, oui, heureusement, des magazines en ligne comme Riposte laique existent !

J’accuse tous ceux qui ne répondent à nos alarmes que par le plaisir narcissiques de nous accuser de xénophobie, d’être co-responsables du crime de Mérah et de sa mort à lui aussi.

Je n’oublie pas la mort de Merah, car il n’est pas le seul, Nicolas Gardères,  à prôner l’amour des ennemis, parce que nous tous, les vieux par rapport à Merah, sommes responsables de son endoctrinement, de n’avoir pas su nous y opposer, lui faire découvrir un autre idéal, un autre dieu ou autre ….

Face à la mort, Mohamed Merah, parlant aux policiers, s’adresse à Allah en répétant mot pour mot les conditions indiquées par la jurisprudence islamique pour être reconnu comme mort dans le combat sur le chemin d’Allah. Le policier croit le faire plier en lui disant qu’il va mourir là, seul, que son acte ne sera pas connu du public. Alors Merah lui répond en substance : « tu sais, ce n’est pas pour la gloire que je fais cela ».  Il affirme tout haut cette raison parce que c’est à dieu qu’il s’adresse, car pour être reconnu comme martyr, donc comme ayant droit d’accès au paradis malgré tous ses autres péchés, il faut ne pas avoir agi pour la gloire.  Il meurt en martyr parce que les livres de doctrine islamique que l’on trouve ici en France, en français, depuis le coran font vivre les musulmans la terreur de l’enfer, auquel nul n’est certain d’échapper sauf les morts dans le jihad, leur apprennent à trouver normal de « tuer et d’être tués ». Nicolas Gardères : ne voyez vous pas combien ces paroles sont pathétiques dans la bouche d’un jeune homme de 24 ans ?!  J’accuse toutes les personnes telles que vous qui ne cessez de nous vilipender d’en être co-responsables !

Je vous annonce qu’à cause de vos procès d’intention, parmi d’autres, contre tous ceux qui mettent en cause l’idéologie de Mahomet, il y aura très probablement d’autres assassinats d’enfants juifs en France, et ensuite d’enfants « des gens du dimanche », les chrétiens-qui-vont-tala-messe.

C’est bien de croire à la liberté d’expression, c’est un début indispensable, mais c’est mieux de croire à la capacité et au devoir d’approfondir un tant soit peu son étude de la réalité dans sa complexité et sa réflexion. Alors s’il croit à la liberté d’expression, puisqu’il lui est permis à lui d’écrire dans les journaux de gauche, je lui propose de signer avec moi et Juliette MINCES ce papier d’il y a dix ans … qui est toujours d’actualité et que voici, et de le faire publier par ses canards préférés.

Elisseievna

L’ENDOCTRINEMENT D’ ENFANTS MUSULMANS EN FRANCE

Lorsque l’on parle de l’influence de l’idéologie islamiste sur les jeunes « beurs » français, on pense à celle véhiculée par les télévisions arabes, ou par des imams venus de l’étranger, on pense seulement aux adolescents à l’âge de la quête de l’identité… Or il suffit d’entrer dans des librairies islamiques en France, pour trouver le matériel français ( livres et cassettes publiés en France, en français, par des auteurs français), d’un endoctrinement intégriste, y compris destiné aux plus petits enfants.

Un livre illustré « approuvé par l’UOIF » (fédération membre du conseil français du culte musulman), « Le Coran expliqué à mon enfant »[1], leur enseigne qu’ils doivent choisir « la Voie droite » de l’Islam sous peine de subir les supplices de l’enfer (longuement décrits par le livre) ; qu’un mécréant est un homme sans charité ; que les juifs et les chrétiens iront en enfer ; qu’un juif a usé de sorcellerie pour tenter de tuer Mahomet…   « Il faut croire en Dieu et en son saint Coran. Et croire, c’est faire ce que Dieu t’ordonne. » -« Beaucoup n’ont pas su rester dans cette voie droite (…) C’est le cas des chrétiens (…) C’est aussi le cas des Juifs (…) « –  » La Hutamah est un des sept noms du feu de l’enfer (…) Dieu punira ceux qui font du mal en les jetant dans la Hutamah. Il y brûlera tous ceux qui  n’ont pas cru en lui et qui lui ont désobéi. »-  » Après la mort… l’homme s’il a mécru (…) sa tombe rétrécira et les supplices commenceront. »-   » Le prophète dit que les juifs se sont divisés en 71 sectes, les chrétiens en 72, (…) Tous iront en Enfer, sauf ceux qui suivront les paroles du saint Coran et la Sunnah du prophète ». 

Dans «  La Voie du petit musulman[2] » l’enfant peut lire : « Le Musulman est un combattant » « Coran 9-111 : [les croyants] : ils tuent et ils sont tués » «  Le combattant s’emploie à défendre la religion de Dieu ; s’il tombe en martyr, il obtient le Paradis » « Le Musulman est fort » «  La force consiste aussi, pour le musulman, à maîtriser le maniement des armes ; le Prophète nous y a incité dans le passage suivant « Dotez vous contre eux du maximum de force que vous pouvez. Sachez que la force est dans le tir [phrase répétée trois fois] ». La même incitation à « se perfectionner dans l’art militaire, non seulement défensif, mais aussi offensif »,  se trouve dans un livre pour adulte du même nom[3].  Un autre livre[4] pour les petits « de 4 à 10 ans », est consacré à la disparition du peuple de Ad : ce peuple, explique par ailleurs un ouvrage pour adultes[5], fait partie des nations  exterminées par Dieu à cause de leurs péchés.

Pour les adolescents, on trouve sur cassettes[6] les conférences (annoncées sur le site francophone Oumma.com) d’un fils d’ouvrier du Nord, Hassan Iquioussen. Pour Dounia Bouzar[7] (membre du conseil du culte musulman) celui-ci fait avec Tariq Ramadan, un bon « travail social » auprès des jeunes.  Or l’une des  cassettes de ses conférences, intitulée « Palestine », est un enseignement de la haine antisémite la plus incroyable. Il met en garde les jeunes contre le projet qu’auraient les juifs de massacrer les musulmans, il leur explique que  :  » Les juifs endorment les gens en trichant et en mentant, c’est dans leur nature « –  » Les juifs n’ont pas de pitié, ils enseignent à leurs enfants dès la plus tendre enfance qu’il faut tuer les Arabes . » –  » Selon les fatwas des rabbins, tuer un arabe c’est aller au Paradis. »

Les livres et cassettes pour enfants publiées en France, comportent les mêmes éléments «d’enseignement du mépris » que les manuels pour enfants arabes, étudiés par Yohanan Manor[8] :  chrétiens faussaires, juifs fourbes, cupides, massacreurs …

A travers ces documents, c’est un endoctrinement totalitaire des enfants qui paraît en œuvre.

Que font les islamistes ici ? Ils enflamment les adolescents avec l’idéal d’un islam « pur » et social contre l’occident décadent, et avec la cause palestinienne, ils terrorisent les enfants avec l’enfer en cas de refus de faire ce qu’Allah « ordonne » (ex : porter le voile, jeûner), et les plus grands avec la menace d’une perte d’ « identité ».  Ils créent des associations de loisirs pour les jeunes, poussent souvent des filles à se voiler contre l’avis de leurs parents.  Dounia Bouzar loue le travail des prédicateurs qui apprennent aux jeunes que leurs parents confondraient des « traditions » oppressives, avec l’Islam libérateur… Il est très significatif qu’un livre[9] pour enfants, écrit avec les conseils d’un musulman non intégriste, Soheib Bencheikh, leur montre un grand père expliquant le Coran à son petit fils, dans un langage humaniste : « Tu comprendras que Dieu t’a créé pour exalter la vie, et non pour apporter la tristesse ou la mort « , « Un vrai musulman doit respecter les trois religions », alors que l’ouvrage approuvé par l’UOIF ne présente au petit lecteur qu’un discours impersonnel et .. des pages du Coran en arabe.

Qu’ont fait les nazis ? Ils ont misé sur le long terme : ils ont d’abord endoctriné les enfants, ils ont dévalorisé à leurs yeux leurs parents, cassant la transmission (de l’expérience de la vie) pour mieux fanatiser (et pousser vers la mort). Les Hitlerjugend ont mis près de deux décennies pour passer des associations de loisirs volontaires pour jeunes, à l’embrigadement obligatoire avec entraînement militaire et dénonciation des parents opposants. Le plus célèbre film nazi pour jeunes : « Quex », est l’histoire d’un enfant qui meurt pour la cause. Comment ne pas s’en souvenir en voyant les courts métrages de la télévision palestinienne exaltant les enfants martyrs (« Shahids »)? Ou des filles d’ici incitées à « sacrifier » leur scolarité pour leur foi ( « Shahada »)?

Il faut prendre au sérieux, des « bouts de chiffons sur la tête» aux livres pour les petits, ce qui pourrait former (espérons qu’il n’en soit rien), le nouvel « œuf du serpent ».

Juliette Minces, Sociologue      Elisseievna, militante féministe,   Septembre 2004

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Post-Scriptum :

Il est courant d’entendre renvoyer dos à dos « juifs » et « arabes » lorsque l’on parle des intégristes.

D’abord, on ne répétera jamais assez à quel point ces derniers font horreur à nombre d’ « arabes » et de « musulmans ».

Ensuite, il semble permis de préciser tout de même quelques points.

– Sur le fait de se réjouir de la mort …

La bible, proverbes 24,17 « A la chute de ton ennemi, ne te réjouis pas ! Que ton cœur ne s’égaye pas quand il trébuche » 24,29 « Ne dis pas : « Je lui ferai comme il m’a fait ; je retournerai à l’homme selon son œuvre ».

– Sur les livres pour enfants :

A la lecture de l’article ci-dessus sur les livres pour enfants, la réaction d’une personne appartenant aux médias fut : « Si on regardait chez les juifs, on trouverait peut être aussi … ». Aussi, nous suggérons aux lecteurs de bien chercher dans les livres juifs pour enfants, au cas où …

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