Jacques Vergès est mort : Dieu soit loué !

Publié le 17 août 2013 - par - 2 520 vues
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Ce 15 août 2013, il a rejoint dans un sac poubelle les Frantz Fanon, Francis Jeanson, Jean-Paul Sartre et j’en passe car la liste serait trop longue.

Un tas de louanges vont lui être décernées à titre posthume…

Collaborateur des nazis, avec le Parti Communiste jusqu’à fin 1941, il s’enfuit à Londres en 1942 et s’engage dans les FFL.

Certains appellent cela de la résistance, pour moi les résistants sont ceux qui sont restés sur le sol français et qui ont risqué leur vie jusqu’au sacrifice suprême.

Né en Thaïlande, d’une mère vietnamienne et d’un père réunionnais (consul de France).

Il a grandi à La Réunion et le « système colonial », qu’il a toujours abhorré, en a fait un brillant avocat.

Depuis il n’a cessé de défendre les ennemis de la France, ceux qui versaient le sang de nos enfants aussi bien en Algérie qu’en métropole, et il définit comme « la période la plus glorieuse de sa vie » celle où il a épousé la cause du FLN, tout en épousant également une de leurs poseuses de bombes, Djamila Bouhireb, condamnée à mort puis graciée par De Gaulle en 1962.

Dès l’indépendance de l’Algérie il se convertit à l’Islam et s’installe à Alger où il se croyait promis à une grande carrière politique.

Mais comme nombre de ceux qui l’ont également cru parce qu’ils avaient aidé les tueurs de Français, il est oublié et disparaît en 1970, abandonnant sa femme et ses deux enfants.

Lorsqu’il réapparaît huit années plus tard, il est subitement devenu très riche !!! Comment ?

Probablement une fortune acquise durant le régime de terreur des khmers rouges, dont il défend l’un des dictateurs, Khien Samphan.

Dès lors il accepte toutes les affaires qui peuvent lui valoir le concours des médias et surtout la célébrité :

Klaus Barbie, les terroristes Carlos, Nakache, Abdallah, les membres des Fractions Armée Rouge et Action Directe, Milosevic le sanglant dictateur serbe, Roger Garaudy, l’exclu du PC, etc.

J’ai eu l’occasion de le rencontrer à Mougins, lors de la reconstitution du meurtre de Mme Marchal (affaire Omar). Son objectif n’était pas de défendre celui qu’il « supposait » innocent mais de rechercher toutes les astuces, les erreurs de procédure, les défauts administratifs, afin de laisser en liberté un coupable et conforter sa notoriété.

Comme c’est le cas de trop nombreux avocats… Hélas !

Il est des disparitions sur lesquelles je ne verse pas une larme mais qui, bien au contraire, m’apportent une certaine satisfaction !!!

Je ne suis pas de ceux qui pardonnent aux morts ce qu’ils ont fait de leur vivant.

Manuel Gomez

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