J’ai aimé le polar de Gérard Pince « Qui a tué Mamadou ? »

Mamadou, un trafiquant malien, se fait tuer en plein orgasme dans un appartement du 16e. Pour tout le monde il est évident qu’il s’agit d’un crime raciste compte tenu de l’origine de la victime. L’enquête est alors confiée à Martin, lui-même moqué et critiqué pour ses opinions jugées nauséabondes par ses collègues fièrement dhimmisés, qui n’auront de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues par conviction que l’assassin ne peut être qu’un salaud de blanc, à l’image d’une France islamisée et vandalisée coulant inexorablement dans les profondeurs corrompues de l’oligarchie.

Docteur en économie du développement Gérard Pince, dont «Qui a tué Mamadou ?» est le troisième roman, a construit toute son intrigue sur des situations authentiques piochées dans la vie réelle puis condensées pour servir de trame à l’histoire du meurtre de Mamadou.  

La meilleure démonstration de la gravité de la situation en France que l’auteur dénonce est que lui-même et les éditions Godefroy de Bouillon ont dû faire le choix de se protéger en éditant l’ouvrage sous forme de roman, car si tel n’avait pas été le cas, les associations « anti » racistes dont il déclare qu’elles sont « des démembrements de l’Etat français puisque tous leurs financements viennent de subventions publiques, de subventions territoriales ou bien de nations, d’entreprises publiques. C’est donc comme si l’Etat par le biais de ces démembrements attaquait les citoyens » l’auraient envoyé directement à la fameuse 17e Chambre, comme les opposants au totalitarisme de 1984 étaient eux-mêmes expédiés à la Chambre 101 pour les remettre dans le droit chemin de la bien-pensance.

Car nous en sommes bien là, la France entre de plein pied dans un totalitarisme sourd mais insidieusement présent partout. Il ne s’est pas imposé d’un coup mais entre dans nos vies avec des patins de feutrine, à coups de matraquages télévisuels, de distractions technologiques devenues indispensables et permanentes et de paroles lénifiantes pour nous endormir, le tout afin de nous priver de la moindre minute disponible durant laquelle nous risquerions d’entrevoir ce qu’on nous prépare en très haut lieu.

Pour qui rejette la propagande du 20h, Libé ou le Bondyblog pour s’informer sur les circuits parallèles du net, tous les faits relatés par l’auteur sont perçus comme des évènements tristement familiers. Pour les autres, ce roman serait sans doute perçu comme un fantasme suspect, paranoïaque et nécessairement raciste et en d’autres temps, passés ou à venir, il serait tout simplement brûlé car dans la vraie vie ces faits aberrants nous sont médiatiquement tus ou si savamment distillés qu’ils nous parviennent déformés.

Dans « Qui a tué Mamadou ? » le trait est à peine grossi, les faits sont là, partout sous nos yeux qu’il suffit d’ouvrir : la préférence immigrée au détriment des Français de souche avec des discriminations à l’embauche dans le privé et le public, le laxisme des instances policières et judiciaires, le déni des enseignants farouchement enclins à se laisser mutiler par amour de ces racailles devant lesquelles ils s’agenouillent, les bobos béats d’admiration devant ces jeunes brandissant des battes de base-balls ou des kalachnikovs.

Dans ce polar où l’on appelle « travail » le deal de drogue et où les habitants ne peuvent sortir qu’avec l’autorisation des noirs, le crime raciste est LE prétexte pour emprisonner, soustraire, condamner, prendre le pouvoir et lutter contre les partis populistes en pleine ascension. Dans toutes les couches de la population l’antiracisme exacerbé au point d’en perdre tout bon sens s’insinue et s’institue avec force. La moindre critique stigmatisante envers l’immigré ou l’islam est raciste, le moindre regret de la France d’antan est raciste, le reliquat de patriotisme n’est que l’expression du racisme. Derrière tout cela bien sûr, il fallait qu’il y ait une association, la Ligue Antiraciste qui détient tous les pouvoirs, qui manipule la racaille, la police, la Justice.

Avec talent Gérard Pince met le doigt où la France a mal et reprend un a un chacun des maux dont souffre notre pays sans en oublier un seul. L’une après l’autre les aberrations coutumières sont enfilées dans son roman comme des perles sur un fil formant un collier qui finira par nous étrangler.

Mamadou est mort pour servir une cause qui nous prépare nous Français, Européens, pour la solution finale avec sans doute en clôture l’inévitable marche blanche qui termine ce roman, encore que dans la réalité le blanc se maculera plus vraisemblablement de rouge sang.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’auteur donne à ses grands chapitres les noms des périodes marquantes de la seconde guerre mondiale afin de pointer le fait qu’il s’agit d’une tragédie bien française dont nous sommes finalement les seuls responsables, puisque sans notre muette bénédiction ce tragique remplacement de population ne saurait avoir lieu.

Et quand on songe que ce sont les mêmes bien-pensants qui se lamentent contre la disparition du peuple indien tout en s’activant frénétiquement pour que disparaisse le nôtre… comment dire….

Caroline Alamachère

(interview de Gérard Pince) http://blip.tv/revolutionbleue/fait_du_jour_55-6226264

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