J’ai assisté à la contre-COP24 : des arguments choc contre les menteurs

Publié le 16 décembre 2018 - par - 19 commentaires - 1 867 vues
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Alors que j’étais monté à Paris, non pas pour occuper les Champs-Élysées avec les Gilets jaunes mais pour écouter les propos de la contre-COP qui s’était déroulée la veille (immense succès avec plus de deux cents personnes comme je vais l’expliquer) c’est certainement parce que j’ai été bloqué le lendemain, samedi, sur la ligne 1 de la RATP (brusquement fermée par ordre de la préfecture de Paris) que j’ai compris brutalement en quoi le pouvoir en place était devenu un régime autoritaire aux abois dont les jours étaient comptés malgré l’illusoire fermeté du moment.

Était-ce parce j’étais dans une colère noire, ayant raté mon train ? Non, pas spécialement, car ce fut moins ce sentiment qui m’a monté instantanément au nez en premier que la nette sensation de pressentir l’autodestruction à terme de tous ces prétentieux qui nous gouvernent et qui ont été jusqu’à dépenser près de 225 millions d’euros dans une COP24 inutile pour la planète et les humains qui y vivent : son but ayant pour objectif réel de créer les conditions industrielles pour fabriquer de l’éolien coûteux, laid, difforme et instable en interface avec l’idée totalitaire de sécréter, en permanence, de la crèche à l’Académie des sciences, une atmosphère polluante d’idéologies fumeuses alors que la planète reverdit, la pauvreté recule, l’espérance de vie augmente du fait d’un confort démocratisé, au-delà des effets pervers évidemment à combattre comme la trop grande concentration dans les mégalopoles, les délocalisations agressives liées à des inégalités fiscales, et la prégnance, dont s’accommodent jusqu’au suicide les démocraties, de dictatures qui sont les principales causes en réalité des effets migratoires (négatifs pour tous les pays) alors que par hypocrisie coupable nombres d’affiliés à ces idéologies fumeuses mettent en cause du moins en premier le seul CO2

Et de tels effluves, de plus en plus antipathiques, issus d’une volonté malade, maligne, vicieuse, ceux-là mêmes qui m’ont fait ainsi rater mon train (les contrôleurs du suivant ont été par contre adorables puisque je n’ai pas payé de supplément) je les avais tout autant ressentis la veille jusqu’à l’agacement et le rejet viscéral à l’écoute des intervenants de la contre-COP, lorsqu’ils expliquaient par exemple et en long et en large le ridicule des résultats effectifs des COP successives visant à agir sur le passage en un siècle de 0,03 % à 0,04 de CO2 pour un coût incommensurable de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards alors que ce gaz, lorsqu’il se dilue (et n’est pas confondu avec le monoxyde de carbone) reste plutôt bénéfique à la végétation, au grand dam des alarmistes/catastrophistes, ce que n’expliquent évidemment pas les pourfendeurs d’une telle constatation.

D’où l’idée, au fur et à mesure des interventions provenant non pas de « climato-sceptiques » mais de paysans, d’ingénieurs, de praticiens, tous écœurés d’observer la construction sous nos yeux d’une arnaque incroyable (digne du fameux film avec Paul Newman et Robert Redford) effectuée en réalité par un lobby et ses idiots utiles, sincères, aux contours vaporeux  en surface et aux odeurs nauséabondes lorsque l’on creuse, tant certains des investisseurs qui font de plus en plus dans l’éolien ne sont pas vraiment blanc-bleu (très proche du blanchiment d’argent) aux dires de quelques intervenants dont le passé écologiste, telle la Fédération environnement durable (regroupant 1 337 associations), les préserve de toute velléité d’attaques gratuites (cette Fédération lance d’ailleurs une pétition nationale contre la nouvelle loi interdisant l’accès au tribunal administratif si l’on veut contester l’installation d’éoliennes).

La qualité de cette contre-COP s’est affichée d’entrée de jeu par un exposé remarquable de Samuele Furfari rappelant que la suppression de l’élévation du niveau de vie de milliards d’individus, autrefois plongés dans l’inconfort et la famine, supposerait par exemple de substituer aux trente millions de tracteurs existant actuellement dans le monde près de… vingt et un milliards d’êtres humains…

Ce raisonnement par l’absurde montre ainsi par la bande que plus l’humanité s’émancipe sous nos yeux de la pénibilité des travaux difficiles (surtout si l’on rend le tracteur intelligent) plus la consommation d’énergie et de matériaux fossiles va aller en s’accentuant y compris lorsqu’elle est électrique (les terres rares nécessaires à la fabrication des batteries).

L’idée donc de voir notre rapport aux éléments fossiles de toutes sortes diminuer reste une vue de l’esprit, comme on le voit d’ailleurs en Chine et en Inde ; d’autant que l’extension de l’urbanisation va aller croissant, avec tous ses effets négatifs, sauf si l’on bascule dans le concept de « ville intelligente » à même d’optimiser les dépenses énergétiques tel le fait de lutter contre les gaspillages, ne serait-ce qu’en généralisant la mise à niveau des vitrages, en particulier des bâtiments en général.

L’idée a contrario que les énergies renouvelables au pourcentage aujourd’hui négligeable et au rendement bien peu durable pourraient subvenir aux besoins à la fois quantitatifs et qualitatifs d’une humanité en expansion (moins dans sa démographie que dans son désir de confort accru) reste donc une vue de l’esprit. C’est là le point fort de toute cette conférence, un point de vue réaliste au sens plein de ce terme : il s’appuie sur des faits, des observations, des quantités effectives, et non pas des projections des hypothèses qui toutes, absolument toutes, sont contredites par le fait logique qu’aucune analyse systémique (probabiliste a fortiori) ne peut englober le temps réel, au moment même où elle effectue son calcul, ce qui fait qu’elle ne peut inclure des corrélations de variables s’étant produites au moment même de son élaboration et dont l’intégration ne peut être calculée alors que la nouvelle configuration peut, par son effet papillon, faire bifurquer chaotiquement la matrice dans une tout autre direction ; dans ces conditions, les modèles s’effectuant sur la base d’éléments aux origines in(dé)finies sont par essence une représentation biaisée, finie, limitée, qui souvent se trouve au fond contredite par cette vieille observation aristotélicienne : le tout est plus que la somme des parties…

En d’autres termes plus terre à terre (rare), les émissions à effet de serre, y compris celles de la Chine et de l’Inde, s’avèrent pour l’ensemble quasi nulles dans la haute atmosphère (0,04 %)tandis que les taux de CO2 et de CO4 (méthane des bovidés) sont bien moindres en proportion que lors des époques précédentes ayant connu il y a quelques millénaires des poussées en gaz à effet de serre bien plus fortes. De plus les phénomènes dits extrêmes comme les cyclones ont toujours été présents, y compris sur une fréquence soutenue (tels les cyclones sur les Antilles) avec des dégâts bien plus énormes naguère tant aujourd’hui les constructions parasismiques et cycloniques sont bien plus efficaces, du moins lorsque les gouvernements en charge ont tout fait pour (comparez St Domingue et Haïti par exemple).

En fait, comme l’a suggéré la seule intervenante du panel, Brigitte Van Vliet-Lanoë, la principale influence humaine sur les affaires climatiques consiste ces temps-ci plutôt à manipuler les courbes, chiffres, observations afin qu’ils puissent corroborer des modélisations alarmistes que s’adonner à une analyse sérieuse de notre période interglaciaire ou holocène dont les différentes vicissitudes, qui ne nient en rien la présence humaine (ne serait-ce que son action agricole sur la nature observa Lanoë), semblent être désormais réservées à l’analyse affinée d’un public averti et prudent, tel celui assistant à cette contre-COP dont la principale qualité semble-t-il consiste à ne pas sombrer dans l’idéologie du réchauffement destructeur d’ici 2030 à 2100, prédiction posée désormais comme eschatologique (fin dernière) et apocalyptique (fin du monde).

Sauf que le problème déontologique fort auquel nous nous heurtons aujourd’hui n’est pas tant que différents points de vue se confrontent scientifiquement (tels Einstein et Bohr sur le paradoxe EPR) mais plutôt qu’un d’entre eux décide arbitrairement d’être le seul valable, ce qui nécessairement sacralise sa position, posant alors toute autre analyse comme d’emblée scélérate, ce qui fait que la position officielle ne (se) discute plus mais s’assène, même si la réalité des observations effectives contredit les prédictions modélisées, donc bien plus hypothétiques que déductives.

Nous en sommes là. Mais les décideurs n’en ont cure tant les enjeux en matière de prestige et de fortune sont puissants. Peu importe la vérité « il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron », avait noté BHL pour expliquer pourquoi sa génération, qui a eu pourtant faux sur toute la ligne (à l’exception de la dénonciation du totalitarisme communiste du moins sur le tard), a pu néanmoins dominer la période jusqu’à… aujourd’hui. Il semblerait que la roue tourne, sauf que pour l’instant elle écrase toute dissidence comme le soulignait déjà Soljenitsyne.

Lucien Oulahbib

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Notifiez de
Philippe@9.3

contre cop 24 qui repond a cop 24. les deux n’ont pas d’argument ni de solution.
Le constat que l’humanite salit son environnement par sa consommation de confort, son explosion demographique, ses déchets me semble assez logique.
la contre cop 24, en niant cela car pas démontrable parfaitement n,est pas credible.
les solutions hyper couteuses et engendrant dautres consommations, dautres consequences éludées face au profits envisagés nest pas credible.
il ny a rien a attendre de positions eludant un facteur clé comme la surpopulation mondiale.
Toute petite optimisation couteuse ou pas est veine. mais plus il y a cons, plus on aura de génies de cette discipline intellectuelle mal aimée, officiellement.

Dorylée

La phot en tête d’article, c’est le nouveau président de EELV ?

Général putschiste non épistolaire

suite ….

Et voilà , emballé , c’ est pesé , Malthus has won et la décroissance démographique indispensable au demeurant deviendra effective .
Avouons – le , un tel angle d’a ttaque est digne de Sun Tzu mais j’ ignore si c’ est vraiment le cas .

Général putschiste non épistolaire

L’ utilisation du prétexte du changement climatique anthropique ne serait – il pas une habile diversion pour introduire la thèse malthusienne (inadéquation entre chiffre de population et capacité de charges de la planète) ?
Le malthusien est souvent décrié par les mondialistes, ces malades mentaux , et passe pour un monstre nazi potentiel génocidaire car il empêcherait la croissance de la population indispensable à la croissance de la consommation de biens et services , dès lors , no pasaran
On accuse d’ abord le bipède d’ être responsable du chaos climatique puis , une fois culpabilisé on le persuade que le vrai problème réside dans son surnombre et sa surnatalité ===> des scientifiques appuyés par l’ ONU ont repris dans leurs thèses la surpopulation humaine .

michel

Un petit pdf pour démontrer qu’ entre la fin de la dernière glaciation et aujourd’hui, il y a eu au moins une fois un recul plus important des glaciers alpins que le niveau actuel car des forêts étaient présentes en amont des moraines . Ceci pour dire que climat oscille constamment entre chaud et froid. Par contre, il serait bon que les réchauffistes nous expliquent pourquoi le soleil est devenant blanc et piquant dès l’ aube, même quand il ne chauffe pas encore!
https://www.glaciers-climat.com/wp-content/uploads/Les-Alpes-sans-glacier.pdf

DUFAITREZ

Illisible as usual…
Lisez plutôt François Gervais, qui, lui, sait de quoi il parle !

butterworth
Dorylée

C’est du même tonneau que le réchauffement climatique anthropique ! On ne PEUT PAS fabriquer de l’énergie. On peut la capter, la transformer, multiplier ses effets mais pas la fabriquer. Le rendement est forcément inférieur à 1. Tout le reste c’est du charlatanisme.

butterworth
Mickdan

La COP 24 l’escroquerie du siècle !!

Robert

Mais oui la terre est plate, creuse et les martiens nous rendent visite, tout le monde le sait.

Quand les climatonégateurs auront un argument scientifiquement acceptable il fera – 40° à Tombouctou

Richard Mauden

La contre-COP24 : des arguments choc contre le jihad réchauffiste et les écolo-gauchistes révolutionnaires anti-CO2 !

Richard Mauden

Macron n’a pas de vision. Le terrorisme climatique lui sert de substitut.

Frederic REYNIER

le GIEC climat est une officine de manipulation destinée à justifier toujours plus de taxes
Le pire est la création en gestation d’ un GIEC immigration pour masquer les turpitudes des marxistes dans l’ importation de leur lumpen electorat musulman

crap2sp

Super Lucien !! tout cela est effectivement interessant,un petit reportage ma fait bondir,tous parl de cela,tous veulent defender le climat,quelques-un tres riche,tous billionaires,font la course pour envoyer des tourists dans l’espace,ce qui sera extremement poluant,et couteux,de plus ces gens sont tous aussi dans l’air du GIEC,l’u fait voler des avions,l’autre fait couper des forets pour envoyer des millions de cartons par jour,terre air et mer.le 3eme lui fait dans la bagnole electrique,tous ecologists,tous hyper pollueurs.le franchouillard qui vat devoir payer 5 cents,de taxes energetique a la pompe apprecira.decideurs politiques et autres breles,continuent de ce foutre de notre gueule

BERNARD

Joli billet.. mais comme vous le suggérez, « le réchauffement climatique », cher au GIEC est maintenant devenu une religion pour laquelle il nous faut payer des indulgences, de même que nous devrons bientôt payer la djizîa lorsque nous feront partie de la Oumma.

Un tout petit point cependant,(ou peut être ais-je mal lu ou compris) les terres rares ne sont pas « fossiles » car vous pourrez toujours écraser un dinosaure autant que vous voulez et pendant le temps que vous voulez, vous n’aurez pas d’Ytterbium, ce sont simplement des matériaux peu courants dans la nature, mais normalement , et en théorie, recyclables à l’infini.. contrairement au matières « fossiles », une fois brûlées, il faut plus d’énergie pour en refabriquer que celle qu’ils ont dégagé.

LSAO

Vous avez raison, il aurait fallu indiquer « consommation d’énergie et de matériaux dont les fossiles et les terres rares » avec la précision que vous donnez sur le renouvellement de ces dernières; un article intéressant à ce sujet: https://www.automobile-propre.com/vehicules-electriques-terres-rares-florilege-fake-news/

BERNARD

Je vous remercie sincèrement de ce lien très intéressant ! Je me suis fourvoyé en disant que les « terres rares » n’étaient « pas courantes » sur ma lancée de l’écriture, alors qu’ils sont effectivement abondants bien que pas toujours évidents à exploiter.. en fait je confondais avec les « platinoïdes » (Platine, Rhodium,irridium, palladium..) qui sont justement TRES rares et utilisés en particulier dans les pots catalytiques à titre de catalyseurs pour accélérer les réactions.
C’est dommage que cet article ne dise pas que ces métaux, sont par ailleurs recyclables…. (si nécessaire)

Stratix

Oui, les terres rares ne sont pas rares : il y en a d’énormes quantités mais cela coûte cher à extraire car il faut manipuler des quantités très importantes de terre et cela nuit à l’environnement. C’est effectivement recyclable.