J’ai dévoré le livre de Patrick Jardin “Pas devant les caméras”

Publié le 20 septembre 2020 - par - 10 commentaires - 1 367 vues

C’est à la fête de la Ligue du Midi que je découvre ce titre du livre que Patrick Jardin est venu présenter et qu’il dédicace avec succès. Je profite d’une courte pause dans mon activité pour me le procurer. Nous parlons banalement tandis qu’il signe la dédicace. Je prends le livre qu’il me tend et je demande si c’est bien la photo de sa fille Nathalie imprimée en couverture. Bien sûr je connais déjà la réponse, mais c’est une façon de vouloir engager une conversation plus ouverte, plus compassionnelle, entre pères. Il me répond et aussitôt je pense à mes enfants. Je voudrais lui dire… mais il ne vient rien qui ne puisse être convenu ou impersonnel. J’ai les larmes aux yeux et son visage me renvoie la même image. L’auteur s’est effacé pour le père meurtri. Plutôt qu’exprimer une inutilité, je préfère le remercier et le quitte aussitôt. Il arrive parfois que le silence et un échange de regards suffisent à remplacer mille mots, surtout quand on ne les trouve pas.

On pourrait dire que nous étions dans l’émotion. Certes, et tant mieux, les émotions participent grandement à faire de nous des humains. Mais Patrick Jardin sait ne pas rester dans la seule émotion au détriment de la raison. C’est pour cela qu’il est, comme il l’écrit, un anti-« vous n’aurez pas ma haine ». Lui sait l’avoir, avec justesse, et plus encore avec la logique issue de la raison : ceux qui ont supprimé l’émotion au point de pouvoir se comporter en barbares se sont eux-mêmes exclus de l’humanité, et c’est rendre service à celle-ci que de vouloir l’épurer de ces sous-éléments avec la détermination requise. C’est une question de survie autant que de devoir envers les morts qu’ils ont retirés à la vie et à notre affection, envers nos descendants aussi.

Le début du livre est surprenant : les réseaux sociaux qui nous sont devenus si habituels se prêtent aux imbécillités d’une nouvelle génération de « corbeaux ». Plus besoin d’écrire d’une main gantée en déformant son écriture de fastidieuses répétitions de textes aussi malsains que fantaisistes, postés ensuite par une nuit sans lune : Internet se charge de la duplication infinie et instantanée à destination de lecteurs insoupçonnés et crédules. C’est ainsi que Patrick Jardin doit, dès le début de la notoriété qu’il acquiert en n’acceptant pas la mort de sa fille, se justifier et se défendre à cause de sottises apparemment sans autre mobile que donner une importance à leur auteur. Il intente même un procès qu’il gagne. Comme si toute sa douleur ne suffisait pas aux intrigants.

Patrick Jardin nous parle de son entretien très confidentiel avec Marine Le Pen, le seul personnage politique s’étant intéressé à lui en intimité et sans chercher à s’en faire une publicité personnelle ou électorale. Après on dira qu’il « fait le jeu de l’extrême-droite », mais personne d’autre parmi le personnel politique ne lui a manifesté de compassion. C’est là où l’on voit que la vie des gens importe peu dans certains milieux. L’éloge funèbre lu par la meilleure amie de Nathalie nous rappelle combien elle était appréciée, admirée et aimée. Il nous rappelle que chacune des victimes avait, était une vie sacrée et inaliénable dont l’oubli est un crime qui tue une seconde fois. Nathalie avait les qualités de son père, qu’il détenait lui-même d’un père entreprenant et travailleur qui avait su éduquer son fils. Une belle famille meurtrie par des barbares d’un autre continent et d’un autre temps, dont les méfaits perdurent comme persistent les espèces animales antédiluviennes.

Patrick Jardin s’adresse directement au lecteur, lui exprime que sa pensée va vers lui, ce qui est peu commun. Il précise que ce livre est destiné à ce que pareille horreur ne puisse se reproduire. Au moins chacun est-il averti. L’auteur a connu dans sa vie plusieurs drames. L’accident ou la maladie enlevant à la vie des êtres chers ont en commun ne pas avoir été provoqués délibérément.

Il n’en est pas de même pour les assassinats. Ceux qui les ordonnent ou les commettent, et aussi ceux qui les permettent par leur inaction, leur négligence ou leur incapacité à assumer une charge acceptée sont tout autant coupables. Oui monsieur Fabius, responsables et coupables !

Voici qu’arrive la question qui dérange : pourquoi ? Cela commence par l’ensauvagement progressif de notre société où il faisait pourtant bon vivre au temps de notre jeunesse. Nous étions entre gens civilisés et seuls les malfrats ordinaires dérangeaient l’ordre public, plus aussi il est vrai, parfois, quelques amateurs d’attentats de faible intensité, sans que mon propos veuille en mépriser les victimes. L’auteur nous parle du dévoiement des droits de l’homme, lesquels conduisent à la dégradation de notre qualité de vie pourtant méritée par le travail ; où est notre droit de jouissance légitime avec la protection des fonctions régaliennes de l’État  ? Plus encore, cela conduit à nier notre droit de peuple à vivre selon nos traditions et même selon nos lois. Voici qu’arrive un personnage singulier, ancien otage de terroristes aujourd’hui reconverti en « déradicalisation ».

On croit rêver : comment un individu ayant subi telle situation peut-il honnêtement concevoir la possibilité de déradicaliser ces barbares venant du VIIe siècle ? Cela conduit à entreprendre de faire revenir en France des terroristes ayant librement accepté de partir faire la guerre contre nous, contre l’Occident, contre notre civilisation. Non seulement ils n’ont plus rien de français, mais plus rien d’humain non plus, comme de nombreux reportages l’ont démontré. Des naïfs prennent leur défense car ces ordures ont des enfants. Patrick Jardin ne tourne pas autour du sujet : tant pis pour eux, ces enfants représentent un danger pour les nôtres, nombre d’entre eux ayant, avant même l’âge pubère, égorgé ou assassiné de diverses façons des prisonniers. Ils sont irrécupérables. Je partage totalement son propos : pas question de s’apitoyer, de les faire revenir pour qu’ils réitèrent le Bataclan, Nice ou autre. Leur sort est misérable ? Tant pis, les responsables sont leurs parents et nous n’avons pas à faire courir le moindre risque à nos enfants à cause d’eux. C’est clair, oui non ?

Patrick Jardin nous explique qu’il utilise son immense douleur qu’il transforme en force afin de lutter contre la barbarie islamiste. On comprend bien que pour cela, il faut avoir la haine, qui est un sentiment que nul politicien ne peut empêcher, et qui est salutaire afin que la détermination ne soit pas entravée. Il y a bien assez d’obstacles à la maintenir quand, par exemple, il passe une journée avec des journalistes pour découvrir ensuite que l’émission correspondante – pourtant dirigée par une journaliste apprécié – est supprimée, sur une chaîne publique payée avec nos impôts ! Il insiste auprès du lecteur pour qu’il s’associe à son entreprise. Mais il précise aussi que les manifestations de compassion publique avec force nounours et bougies n’ont aucun effet sur les barbares, au plus nous méprisent-ils encore davantage. Je retrouve avec émotion le texte que Patrick Jardin nous avait lu lors de la fête de la Ligue du Midi en 2018, après lequel il fut pour la première fois longuement applaudi. C’est le général Piquemal qui lui avait suggéré cette intervention. Une fois encore l’on peut observer que c’est le camp patriote qui est avec lui : Les Volontaires pour la France, la Ligue du Midi, Résistance républicaine, Riposte laïque, les partis et associations défendant notre Nation, sa culture et son peuple. Ceux que les idiots nomme « extrême-droite » tandis que le silence des autres sur le sujet ne les inquiète pas.

Alors vient une victoire formidable : les concerts de Médine au Bataclan sont annulés.

Les nombreux opposants ayant réservé des centaines d’autocars pour venir manifester à Paris ont eu raison de cette provocation. Le prétendu artiste prend à témoin les idiots qui le veulent que c’est pour protéger son public qu’il a pris cette décision, à cause des « fachos ». Très bien : c’est là la démonstration que seul le camp patriote veut et peut combattre la barbarie qui nous est imposée depuis des décennies par des politiciens corrompus, des idéologues de pacotille et des droitdelhommistes ignorant le droit à notre vie et à notre civilisation. Il n’est plus ni droite ni gauche, comme déjà constaté depuis longtemps, il n’est que mondialiste ou patriote. C’est clair aussi, oui ou non ?

Patrick Jardin répond favorablement à une demande de reportage de deux journaleuses du journal Le Monde. Mais là encore, trahison : l’article est titré : Un père sur le chemin de la haine, rien que ça ! Il semble aussi que c’est à partir de là que s’utilise l’expression ultra-droite, puisque extrême-droite ne semble plus suffisant. À la suite de cet étron de journalisme, Patrick Jardin reçoit des milliers de soutiens sur les réseaux sociaux, comme peu après lorsqu’il est attaqué par un autre journaleux. L’auteur nous parle aussi de la tragique actualité des mois qui ont suivi l’attentat du Bataclan. Il relate notamment l’affaire des « Français » partis faire le djihad et dont notre gouvernement a refusé la liste proposée par les services secrets syriens. Une offre formidable balayée d’un revers de main idéologique de la gauchiasserie au pouvoir. Il résume aussi les nombreuses aberrations de l’intervention policière au Bataclan, comme si tout avait été fait pour qu’il y ait le plus grand nombre possible de victimes.

Le lecteur enrage avec Patrick Jardin en lisant le passage où il est confronté à la suffisance et à l’agression verbale du logeur des terroristes. Il s’emporte tant que son avocat le met en garde.

On ne peut que partager son envie de faire justice soi-même si l’administration concernée ne fait pas son travail. Mais on sait aussi qu’il n’en fera rien, son combat est trop juste, trop lucide, trop salutaire pour qu’il le compromette en agissant sur un coup de tête. Il est tant imprégné de cette justesse qu’il prévient plusieurs fois le lecteur : pas question pour lui d’adhérer à un parti politique, il tient trop à son indépendance, à sa liberté de pensée et d’action.

Il nous conte les journées infernales passées à rechercher sa fille dans les hôpitaux sans avoir de nouvelles… Sa rencontre avec Valls où il exprime sa légitime colère et l’autre lui répondant : « Monsieur, pas devant les caméras, s’il vous plaît. »1

Pas devant les caméras… L’ancien Premier ministre franco-espagnol aux haussements de menton habituels craignait donc une possible faille de l’auto-censure journaleuse, laquelle multiplie pourtant depuis bien longtemps d’innombrables et efficaces gages de servilité intéressée. C’est là où l’on constate quelles sont ses priorités ! Vers la fin du texte, on apprend de source sûre que ce même Valls aurait mobilisé des effectifs de police pour un usage électoral personnel, ayant manqué pour arrêter préventivement les auteurs de l’attentat de Charlie Hebdo. La preuve que ces politiciens pourris utilisent l’État comme leur propriété privée plutôt que de servir le bien commun lorsqu’ils sont au pouvoir.

Patrick Jardin a déposé plusieurs plaintes concernant le drame du Bataclan. Il a aussi très courageusement écrit ce livre que tous les patriotes devraient se procurer, lire et faire lire. On sait qu’il ne peut pas compter sur les médias inféodés au pouvoir pour présenter son livre aux journaux télévisés de 20 heures, ni sur la grande distribution pour placer son livre en tête de gondole. Il s’en va faire la tournée des librairies françaises, tout seul, même s’il vient de passer en tête des ventes sur Amazon. Il se sent fort du soutien des gens de plus en plus nombreux qui s’éveillent enfin en France. Si de petites minorités tels que les gauchistes arrivent à imposer leurs idées sans jamais gagner d’élections, c’est une bonne et objective raison d’espérer que Patrick Jardin pourra faire passer son message d’alerte rouge sur la menace islamiste omniprésente parmi nous, sur notre sol, aujourd’hui et maintenant. Pourtant, il ne se fait guère d’illusions sur la façon de s’en débarrasser : il n’est que de voir l’émission de Sud-Radio à laquelle il a participé récemment 2. J’annonçais déjà cela en 2014 en conclusion de mon livre  »Citoyens ce roman est le vôtre » 3.

C’est cependant une grande espérance pour le camp patriote, car souvenons-nous que les grands changements historiques ont toujours été le fait de minorités agissantes et donc décisives.

Patrick Jardin participe aux colonnes de Riposte Laïque, voir notamment son dernier article4.

Lisez et faites lire le livre de Patrick Jardin !

Daniel Pollett

1 https://www.huffingtonpost.fr/2015/11/15/video-manuel-valls-fille-bataclan_n_8567952.html

2 https://lalettrepatriote.com/on-nechappera-pas-a-la-guerre-civile/ 

3 https://www.tvlibertes.com/livre-libre-g-collard-daniel-blanchard-pollet-pour-le-retour-du-bon-sens

4 https://ripostelaique.com/on-ne-ma-pas-dit-toute-la-verite-sur-la-mort-de-ma-fille-nathalie.html

 

 

 

 

 

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Notifiez de
Jamie

Un livre de merde écrit par une sous merde

Olivia

Je suppose que RL vous publie pour que l’on puisse évaluer le degré d’abjection de nos adversaires.

Pierres Bénites

Les pères de victimes du terrorisme ne m’inspirent aucune compassion. Si Monsieur JARDIN me touche autant, c’est parce qu’il est d’ultra-droite intégrale et catholique et qu’il utilise la mort de sa fille pour notre Sainte cause. Comme nous, il veut une France propre et blanche, débarrassée des homosexuels et des gauchissss.

Olivia

Allez vous faire bénir à Lourdes. Peut-être qu’un miracle vous sauvera.

Anonyme

Terrible constat : nos dirigeants depuis début 1980 se rendent au chevet des délinquants les plus notoires ou de leurs familles mais ignorent les familles des vraies victimes.
Autre terrible constat : les Français se moquent du sort de leurs compatriotes et de leur pays pour voter et revoter pour ces dirigeants.
A la douleur insupportable d’avoir perdu un enfant surtout dans ces conditions abominables, s’ajoute la souffrance d’être ignoré de dirigeants qui sont censés pourtant prendre soin de leur peuple.

Olivia

Merci Daniel pour ce texte très lucide et très juste de la lutte de M. Jardin. La mission de M. Jardin est noble et je ne doute pas qu’avec le temps ses mots, ses révélations, contribuent à éclairer les indécis, les endormis, les soumis. La lutte peut être longue et ardue mais l’expérience et l’Histoire font la démonstration qu’à la fin la Vérité et la Lumière l’emportent toujours sur l’obscurantisme et la barbarie. Certes, cela ne se fera pas sans que l’on ne dénombre encore de nombreuses victimes innocentes. Merci à vous et à M. Jardin.

patphil

patrick a droit à toute la compassion mais aussi à toutes les félicitations et remerciements pour le combat qu’il mène; au fait pense t-il que c’est compatible avec les valeurs de la france? comme qui vous savez

Jardin

Un grand merci pour ce texte très élogieux
Amitiés patriotiques

Jardin

Un Grand merci pour ce texte très élogieux
Amitiés patriotiques

Monique

Le Monde poubelle propapagrande pro islamique.

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