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J’ai dîné au Cénacle : les mets y sont délicieux et l’accueil irréprochable

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Après les tristes péripéties provocatrices envers le propriétaire du restaurant le Cénacle, nous avons décidé avec quelques amis de nous rendre sur place, alléchés par le menu et désireux surtout de soutenir le patron.

Je n’ai pas été la seule à photographier la devanture, puisqu’au même moment des clients asiatiques faisaient de même. L’évènement aura au moins déclenché un élan de sympathie.

Aussitôt entrés, nous avons été reçus par une charmante jeune femme. Le lieu est très cosy, agréable, l’élégance y est simple et très française. L’accueil est chaleureux et très professionnel à la fois, les plats, dressés avec art, tout simplement succulents…

Puis M. Debreux est arrivé, sympathique et souriant, les couleurs tricolores sur son tablier. Il aime son métier et cela se voit.

Aussitôt, nous lui avons fait part de notre soutien pour l’injustice que deux voilées lui ont fait subir. A plusieurs reprises il est venu à notre table pour discuter, manifestement très touché et marqué, mais aussi très droit dans ses bottes, du courage plein la tête. Et du courage il lui en faut, lui qui exerce dans une ville communiste et communautariste. Il y a une mosquée non loin de là, nous a t-il dit.

Il nous a raconté comment les deux musulmanes voilées l’ont piégé…

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Les deux voilées ont été installées et servies à cette table.

Dès leur entrée, les deux femmes ont été installées par la serveuse. Des amuse-bouches leur ont été servis, « comme pour vous », a t-il précisé. Les voyant, il est allé à leur table en toute discrétion pour leur demander, la prochaine fois qu’elles viendraient, de bien vouloir mettre un voile plus discret, afin de ne pas gêner la clientèle. « J’aurais demandé la même chose à toute personne arborant un signe religieux trop visible ou à quelqu’un portant un jean troué ». Il n’y avait pas d’agressivité dans sa demande, juste du bon sens, compte tenu du lieu clairement traditionnel et élégant. A aucun moment, dès lors qu’elles étaient assises, il n’a été question de refuser de les servir, bien entendu.

A partir de cet instant, le ton est monté. Elles l’ont traité de raciste devant les clients qui se trouvaient là tandis que d’autres arrivaient, faisant abusivement passer l’islam pour une race, ont prétexté avoir attendu trente minutes avant d’être servies, ce qui est un mensonge éhonté, le service était particulièrement rapide et professionnel.

L’une d’elles a alors sorti son portable pour filmer, tandis qu’elles faisaient monter la sauce. A force d’invectives, Monsieur Debreux a fini par sortir de ses gonds, stressé de devoir gérer une situation anormale pendant que les clients arrivaient et qu’il devait retourner en cuisine. Il leur a alors tenu les propos entendus dans la vidéo sur les terroristes systématiquement musulmans et sur les musulmans qui seraient des terroristes. Aujourd’hui, il regrette d’avoir associé l’ensemble des musulmans à des terroristes, paroles énoncées dans un moment de colère alors qu’il était agressé dans son propre établissement, et qui vont le mener prochainement au tribunal, mais qu’il faut remettre dans ce contexte du stress généré par ce coup monté et par le fait que l’un de ses amis a été tué lors de l’attentat islamiste du Bataclan.

La vidéo ne montre qu’une partie de l’esclandre, celle qui semble accabler le restaurateur. Le début ne nous étant pas accessible, tout et n’importe quoi peut y être brodé. De la provocation originelle, nous n’avons pas connaissance sur les images que les deux voilées ont bien voulu concéder aux internautes. Elles peuvent y mettre ce qu’elles veulent. Les convives présents ne les ont en tout cas pas soutenues, aux dires même des musulmanes, jugeant probablement qu’elles ne méritaient pas de l’être. Dans un restaurant répertorié au Michelin et où les couverts sont en argent, on a coutume, en France, de bien se tenir, de respecter un minimum de savoir-vivre : on vient bien habillé, on ne fait pas de scandale, on fait honneur au lieu et à la table.

Toujours est-il que les deux filles ont appelé la police qui, depuis, patrouille dans le quartier. Tout cela pour leur avoir demandé de mettre un foulard plus discret la prochaine fois… L’une d’elles a même osé déclarer avoir eu peur en attendant l’arrivée des policiers, on ne sait jamais, des fois que Monsieur Debreux ait eu l’idée saugrenue de surgir par derrière pour les lapider à coups d’écrevisses !

Le Cénacle est un restaurant situé dans une petite rue de Tremblay-en-France hors du centre ville. Si l’on ne connaît pas l’endroit, rien ne vous y amène. Comment concevoir que ces deux musulmanes voilées, l’une vivant à Argenteuil et l’autre à Trappes, soient venues, non accompagnées, en un tel lieu si éloigné de chez elles et surtout si… français, si ce n’était pour piéger le patron ?

Suite à cela, les journalistes charognards se sont emballés, entourant durant plusieurs jours son établissement fui par la clientèle après un emballement médiatique totalement disproportionné. Le maire communiste a refusé de soutenir son administré, préférant prendre le parti de deux communautaires étrangères à la ville plutôt que celui d’un commerçant de sa propre commune. On voit où se nichent les intérêts…

Il nous a relaté aussi ce journaliste du Parisien, dans lequel sont parus deux articles, le premier sans parti pris, tandis que le second était beaucoup plus tendancieux. Le contactant pour lui demander pourquoi ce second article était aussi orienté, l’auteur lui a répondu qu’il avait été contacté personnellement par le CCIF qui lui avait dicté ce qu’il devait écrire ! On croit rêver !

Le même CCIF a également demandé au site La Fourchette de ne plus référencer le Cénacle, ce qui a été fait aussitôt. Dans la foulée, nombre d’internautes se sont déchaînés en postant des commentaires négatifs sur les différents sites relayant la publicité de l’établissement, y postant des photos de plats peu ragoutants en faisant croire que le Cénacle en était à l’origine. La page Facebook du restaurant a également été attaquée.

Nous avions du mal à imaginer, compte tenu de la tranquillité du lieu, qu’un tel déchaînement haineux ait pu s’y produire. L’humanité de plus en plus dégénérée a vite fait de montrer sa bassesse et sa faculté au lynchage, sans même chercher à connaître les tenants et les aboutissants, tels des pitbulls dressés à mordre.

Monsieur Debreux est bien sûr très éprouvé par une affaire qui n’aurait jamais dû avoir lieu dans un pays normal, mais il reste combatif et se sait soutenu. Sa famille a par ailleurs reçu des menaces de mort.

Il s’est clairement fait piéger par les jeunes femmes forcément téléguidées par un organisme communautaire désireux de justifier son existence en générant des conflits visant à victimiser les musulmans, il n’y a aucun doute là-dessus et cela devrait être facilement avéré.

Il y a tout lieu de penser que d’autres cas se produiront, n’importe où, dans n’importe quel établissement. Des commerçants situés à proximité de son restaurant se disent solidaires mais se refusent à témoigner, par crainte de représailles. Pourtant, à plusieurs on est plus forts, d’autant que dans les années à venir, c’est toute la France qui devra se mettre à genoux. S’il faut se défendre, c’est aujourd’hui. Tout de suite, pendant qu’il en est encore temps…

En attendant, le Cénacle a besoin d’être soutenu, de retrouver une clientèle et une activité normale mise à mal par un communautarisme hostile. Je recommande à tout le monde d’y aller, tant pour le lieu, le service et la gentillesse du patron, que pour les délices qu’on y sert.

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Caroline Alamachère