J'ai fait un rêve merveilleux grâce à Olivier Ferrand, l'idéologue de Terra Nova…

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Ce samedi matin, sur France Culture, l’ami Finkie recevait monsieur Olivier Ferrand, président du réservoir de pensée, think tank dans le texte, Terra Nova. Le thème était « le peuple et la gauche ». Monsieur Ferrand nous a expliqué simplement, clairement et sur un ton péremptoire que la France doit intégrer l’islam, construire des mosquées, dresser des minarets, et que tout ça évolue dans le bon sens, que la diversité c’est le progrès et que lui et ses amis ne changeront pas leur politique, na! Fermez le ban. Ceux qui ne sont pas d’accord ont tort et sont des réactionnaires crispés. J’ai pris ça dans les oreilles et je suis restée sans voix; ça avait le mérite d’être clair. Puis, un peu déprimée, j’ai vaqué à mes occupations.
Après le repas (côte de porc, rosé de Saint-Pourçain), la chaleur et la digestion m’ont incitée à faire une petite sieste. Morphée m’a doucement accueillie avec son cortège de rêves surréalistes où tout est possible, où la censure du MRAP, de SOS Racisme et de la LDH ne peut vous atteindre, du moins jusqu’à présent.
Et monsieur Ferrand se présente alors aux portes de mon subconscient pour animer mes délires oniriques sous la forme d’un écolier d’une dizaine d’années ( ah, la rentrée scolaire!). Tout d’abord le voilà vêtu d’un charmant kamis blanc de taliban et il apprend le coran par cœur sous la férule d’un imam très sévère…Mais je le connais cet imam, bien sûr c’est le sympathique barbu de Forsane Alizza qui d’ailleurs a laissé son destrier à la porte de l’école coranique. Il a bien du mal à apprendre ses sourates, le petit Ferrand, et il s’en prend des coups de bâton sur son petit derrière potelé que l’imam aime bien reluquer, le pauvre gosse! Et après il doit aller mendier à Barbés devant l’ICI fréquenté par les bobos, et gare à lui s’il ne rapporte pas assez d’argent…
Réveil, rendormissement , et je retrouve l’élève Ferrand en blouse grise dans une sombre école républicaine d’avant les IUFM, dans une ville de province de la France moisie, vous savez là où il n’y a que des réacs et des fachos. Pauvre petit Olivier il tremble à son pupitre, faisant des pâtés avec sa plume Sergent-major, subissant les foudres de madame Christine qui, pour le punir, lui fait traduire en latin l’intégrale des Assises sur l’islamisation et en grec la lettre que maître Pierre a envoyé à la CGT. Il transpire, il est terrorisé le malheureux, quand arrive monsieur Pascal, le prof de maths qui lui ordonne de calculer le volume exact des pierres réglementaires destinées à la lapidation et la bonne longueur des cordes utilisées pour les pendaisons d’homosexuels. Il perd ses moyens, il se trompe et monsieur Jacques, le prof de philo, arrive armé de son Capital de chevet et lui assène un grand coup sur la tête( ça ne laisse pas de traces). Monsieur Jacques lui ordonne, horrible torture, de chercher dans le dictionnaire la définition de tous les mots difficiles dont il truffe ses articles sur RL. Mais il n’y parvient pas le pauvre Olivier, il pleure, il gémit, il n’en peut mais.
C’est enfin le récré, il retrouve dans la cour ses petits camarades Tarik, François( qui porte de jolies babouches avec des roses), Bertrand très doué en Oud, le petit Alain de Bordeaux et la petite Christine, responsable de la coopérative de classe, qui jouent au Monopoly Islamique. Le petit Olivier, il jouerait bien à touche-pipi avec la petite Christine mais la théorie du genre l’incline à se poser des questions et à regarder ailleurs…La cloche sonne, c’est la cantine. Maître Jacques et maître Pierre surveillent avec férocité le pauvre enfant et le gavent de cochonnailles grasses et indigestes, le frappent sans pitié s’il refuse de manger, lui qui n’aime que le halal car ses parents lui ont dit que c’est tendance. La scène est filmée par maître Jean, il passera à la télé et ça sera son quart d’heure de célébrité. La cloche retentit à nouveau et Oscar, le prof de musique l’entraîne, ultime sévice , dans une salle remplie de milliers de coucous suisses qui sonnent tous ensemble dans une effroyable cacophonie!
Mon chat me réveille alors et me réclame sa pâtée pur porc.
Merci pour le cauchemar délicieux que je vous dois, monsieur Ferrand….
Danielle Bordet

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