J’ai fait un rêve porno, avec Frigide Barjot, Nicolas Gauthier, le père Lelong et les barbus

Publié le 4 avril 2013 - par - 2 268 vues

Imaginez une sorte de super-production digne d’Endemol avec pour participants Frigide Barjot, le père Lelong, Tarek Oubrou, Monseigneur Dubost, le Cheick Al-Arifi et tous les hardeurs de l’UOIF, bref une grande partouze sacrificielle, un BMC où les chrétiens « ouverts », lecteurs de La Vie crient « au suivant! ». Cela ressemblait à un paradis musulman où les jeunes vierges aux yeux de biche et les éphèbes beaux comme perles avaient cédé la place à une cohorte d’hôtesses peroxydées, en guêpière et bas résille fuchsia et de curés sans âge juste vêtus de mini-soutanes rose bonbon.

Tout ça au mitan de ruisseaux de coca-cola, de monceaux de kebabs, de gigots hallal (et non à l’ail), d’oeufs de Pâques et de crucifix en chocolat apportés de Suisse par le frère Hani. Au moment où un muezzin entonna un gospel endiablé digne des meilleurs télévangélistes en hurlant « Ah, là, j’ai la barre! », la cheftaine gagneuse arracha son string magenta pour en coiffer sa tignasse jaune en galvanisant la foule fascinée : « C’est mon choix », s’égosillait-elle, à l’instar des enfoulardées, « oui, c’est mon choix, ma liberté! ». Le boxon fut alors vite chauffé à blanc, le petit Liogier fit un tabac avec son cri primal « Vive la muslim-Pride , la réalité est un mythe »; ivre de bonheur, le spécialiste du fait religieux chanta l’amitié, l’amour, la joie en pelotant tout ce qui se frottait à lui dans une danse de satyre. Oh, du moment que c’est rose, muzz-friendly et non genré, c’est l’éclate totale!

Ri7Barjot lècheL’orchestre du lupanar composé de jeunes adeptes du dialogue islamo-crétin entraîna alors la foule chauffée à blanc dans un french-cancan frénétique. Tareq Oubrou, brandissant sa légion d’honneur, ricanant en pensant aux minables qui lui avaient donné, se prit pour la Goulue en remontant son kamis volanté, Malek Chebel tenta un grand écart entre l’islam des Lumières et Boko Aram et s’écroula, ivre mais heureux sur la poitrine généreuse de la (aujourd’hui blonde) spécialiste de la laïcité dans l’entreprise. Oh Dounia, Dounia que penses-tu de la lascivité de mon entreprise à ton égard, lui demanda-t-il? Que du bien grand éclaireur de l’islam pour les nuls, fait pénétrer en moi tes Lumières Malek, lui répondit-elle.

A ce moment, dans un déferlement de décibels digne de la manif du 24 mars, Frigide saisit la main de Tariq et du Cheick Al-Arifi et s’égosilla, au bord de la pamoison : « Vous êtes mon espérance »(1) fut son cri de ralliement, oui vous êtes notre avenir, nous avons les mêmes valeurs, embrassons-nous, aimons-nous, mélangeons-nous, métissons-nous! Tous ensemble dansons la roubignole, chantons la Marseillaise des quartiers nord! Femmes musulmanes, harangua-t-elle, vous êtes libres, votre bonheur est au lit de polygames, mettez des draps roses à vos couches, mettez des foulards roses! Hommes musulmans, votez à droite maintenant car aujourd’hui le rose est la couleur de l’UMP ! A ce moment Tariq Ramadan en transe fit vibrer ses implants capillaires et entonna: « Fêtons Pâques et l’Aïd, bouffons des hosties hallal, décrétons l’haïk laïque! ». Le père Lelong ajouta avec passion : « Demandons au vieil amant du couturier défunt de créer une ligne de djellabas roses pour le Saint-Siège, exhortons les Chrétiens d’orient à l’amour des Musulmans, demandons-leur de voir la vie en rose plutôt qu’en rouge sang! ».

L’excitation était à son comble : les djilbebs volèrent, les sarouels explosèrent, les « savants » ithyphalliques s’étreignirent, délaissant leurs chamelles, caressant à l’envie des membres du SRI et des militantes défraîchies de Réseau Éducation sans Frontières! Maître Tubiana en robe saumon, aux anges, avait certes du mal à suivre le rythme mais battait des mains avec ardeur en hurlant qu’il était pour la discrimination rositive et pour l’incitation à l’amour du rose! Nicolas Gauthier, préparant un BAFA islamique, cherchant à se remettre d’une avoinée journaleuse, fumait malborose sur malborose et, s’imprégnant de cette chaleureuse ambiance multiculturelle, scribouillait les grandes lignes d’un nouvel article indispensable au renom de Boulevard Voltaire.

A l’acmé de cette bacchanale époustouflante, Maîtresse Barjot, transfigurée, métamorphosée, comme possédée, hurla sa jouissance et son nouveau mantra : « Le vert de l’islam, c’est le rose, le rose c’est le vert, la paix c’est la guerre, la guerre c’est la paix, Big Sister c’est moi, vive la Manip Pour Tous! »

Dans un soubresaut de terreur, je me suis réveillée en nage, étreignant mon oreiller et, horreur, qu’ai-je vu alors? Mes draps étaient de couleur ROSE.

Danielle Moulins 

PS Toute ressemblance avec des personnages ou des situations réelles ne saurait être que fortuite…

(1) http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=jjKWraiDgVw

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