J’ai lu le livre de Sébastien Jallamion et j’ai aimé le parcours de cet homme

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne connais pas M. Jallamion, qu’il n’est nullement un ami, et que, par conséquent, je ne lui dois absolument rien.

De plus, je ne prendrais jamais la plume pour complimenter un travail que je jugerais indigent, même pour faire plaisir à Riposte Laïque.

J’ai également pu constater comment certains membres des forces de l’ordre prennent un malin plaisir à persécuter les citoyens ordinaires, en se cachant par exemple à l’entrée des agglomérations, dans l’unique but de verbaliser les automobilistes pour de micro-excès de vitesse.

Comme tout le monde, j’ai vu avec quel niveau de violence ils ont maté le mouvement des Gilets jaunes, violence qu’ils se gardent bien d’utiliser envers les populations nuisibles qui pourtant le mériteraient amplement.

Nous avons tous observé avec quel zèle certains d’entre eux se comportaient lors du confinement, allant même jusqu’à verbaliser une femme de plus de 80 ans dans mon village, car elle avait osé traverser la route pour balayer l’église, pendant que les représentants de l’invasion diversitaire continuaient à vaquer à leurs activités comme si de rien était, bafouant la loi au vu et au su de nos forces de l’ordre.

Il serait aisé d’en conclure que nos forces de police et de gendarmerie forment une espèce de secte nuisible, dont l’unique objectif est de nous oppresser, en suivant scrupuleusement les ordres du gouvernement.

De plus, il ne faut jamais perdre de vue que nous sommes là nécessairement les victimes d’un biais de confirmation, car, par définition, la presse ne parle jamais des interventions qui se déroulent selon les règles de l’art. Seules font la une des journaux celles qui ont donné lieu à une situation pour le moins non optimale. On ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure.

L’image des policiers est écornée depuis longtemps, une réputation de pauvre abruti leur colle à la peau, entretenue même par le ministre de l’Intérieur.

En revanche, on n’évoque que rarement les salaires médiocres, les horaires à rallonge, les heures supplémentaires jamais compensées, la haine des magistrats envers la police et les suicides.

L’attitude des policiers est parfois critiquable, certes, mais c’est cependant toujours vers eux que beaucoup d’entre nous se tournent lorsque la violence s’abat sur eux.

De plus, contrairement à ce qu’ils se passe dans de nombreux pays, y compris certains dits “développés”, comme les États-Unis, nous ne sommes que très rarement rackettés, ou abattus comme des chiens sans raison, lors de nos interactions avec les policiers français. C’est un luxe auquel peu de gens ont accès sur notre planète.

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser à penser, le livre de Sébastien Jallamion n’est pas une apologie de la police telle qu’elle est.

Bien au contraire, ce livre est tout d’abord une description sans concession de ce que sont vraiment nos policiers, qui comptent dans leurs rangs, à l’instar de toutes les catégories socio-professionnelles, leur lot de pleutres, de malhonnêtes, de petites frappes et de carriéristes nuisibles.

Mais le livre de Jallamion retrace également, et c’est un autre aspect très intéressant, le parcours hors du commun d’un homme, qui n’a pas eu la chance de naître avec une cuillère en argent dans la bouche, qui aurait tout naturellement dû glisser par gravité vers la petite délinquance, mais qui, au lieu de cela, est parvenu à faire des études, et à devenir OPJ (Officier de Police Judiciaire).

L’ouvrage décrit remarquablement avec quelle violence le Système est capable de s’acharner sur un individu, dont le seul tort est d’aimer son métier, et de l’exercer tel qu’il pense qu’il doit l’être.

Quant à ceux qui penseraient encore que les policiers sont nécessairement de pauvres tarés à moitié lettrés, vous découvrirez avec Sébastien Jallamion qu’il existe au moins une exception.

Le livre est en effet écrit au passé simple, temps maintenant désuet, dont la majorité des moins de 30 ans ne connaissent même pas l’existence.

Bien plus qu’une description des forces de police, cet ouvrage vous permet également de balayer un large spectre de la délinquance et de la criminalité en France ; pédophilie, toxicomanie, petite délinquance, crime organisé et fraude financière y sont décrits sans fard.

J’ai lu le livre de Sébastien Jallamion d’une traite et je ne regrette pas le moins du monde les quelques heures que j’y ai consacrées.

Alain Falento

Commander le livre de Sébastien Jallamion

Règlement par chèque à l’ordre de RIPOSTE LAIQUE à envoyer à RIPOSTE LAIQUE BP32 27140 GISORS

Règlement par carte bancaire par PAYPAL

PRIX 17,00€


Aux Editions Riposte Laïque (Cliquez sur les images pour les détails)

image_pdfimage_print
25
2

13 Commentaires

  1. Les racailles ne sont pas des anges mais beaucoup beaucoup de flic ne le sont pas non plus

  2. “Il serait aisé d’en conclure que nos forces de police et de gendarmerie forment une espèce de secte nuisible, dont l’unique objectif est de nous oppresser, en suivant scrupuleusement les ordres du gouvernement”. Oui, j’ai été moi-même gilet jaune, et cette phrase résume parfaitement ce que je pense. Les forces de l’ordre sont là pour protéger les institutions et le pouvoir, en aucun cas le peuple…

  3. Sébastien Jallamion, n’est-ce pas cet ancien policier qui nous faisait part de son suicide imminent sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, le 7 juillet dernier ? Deux mois et demi ensuite pour écrire son bouquin, belle performance ! Ne dit-on pas que l’écriture est une catharsis ?

    • Je na sais pas, je ne suis sur aucun réseau social.
      Par contre je peux vous assurer qu’en ce qui nous concerne, il n’y a aucun enrichissement personnel à espérer d’un livre.
      Un livre coûte bien plus qu’il ne rapporte à l’auteur, surtout lorsqu’il faut aller le défendre dans les studios parisiens d’un média.

    • J’essaie de comprendre… Quel est l’interêt de ce commentaire ? Mis à part évoquer un sujet dont je vous conteste la légitimité, où voulez-vous en venir ?

  4. J’en fus pendant presque 30 ans, si c’était à refaire, je passerai mon tour. Le policier est celui à qui on demande tout et à qui on ne pardonne rien. Il est l’éboueur de la société, il travaille sur la matière humaine la plus inconstante, la plus vile, la plus sombre. Dans la même journée tu peux te retrouver aux deux extrémités de l’échelle sociale, aux aurores enquête dans un bidonville, un dortoir à clandos dans une cave inondée, des agglos servant de “pas japonais” pour circuler, le soir en noeud pap’ pour assurer une protection dans un raout mondain. A la longue le policier est le plus “fatigué” de la terre, il est le champion du suicide, du divorce et des vies familiales brisées. Salutations fraternelles à M. Jallamion de la part d’un ancien.

    • Je corrige ma phrase, Henri, il y a maintenant deux exceptions parmi les policiers.)

    • Respect pour votre parcours monsieur, ce monde va bien mal et je suis effrayée par ce que devient notre pays

  5. Le formatage des flics et des militaires les conduit à oublier la France au profit de la republique outre à meconnaitre leur obligation de refuser d’ executer un ordre manifestement illegal
    Actuellement je n’ ai pas plus confiance dans la police qu’ envers le corps medical ou la magistrature

  6. Monsieur Jallamion vous êtes certainement une personne bien, courageuse et honnête mais vous êtes une exception dans la police et bien peut nombreux.
    Salutations .

  7. NON ! Flic n’est pas le plus beau métier du monde le plus beau métier du monde est prostitué
    La preuve une grande partie des français ont voté Sarkozy hollande et deux fois Macron

  8. Cher monsieur,

    Je tenais à réagir à chaud suite à la découverte de votre critique, pour vous témoigner ma gratitude concernant votre objectivité et la sincérité avec laquelle vous semblez avoir apprécié cet ouvrage.

    Je ne vous cache pas qu’il n’a pas été facile à écrire, tant il m’a fallu me replonger dans des épisodes qui ne furent pas les plus agréables de ma vie, mais dont l’importance nécessitait à mes yeux d’être révélée…

    J’espère qu’à travers ce récit certaines idées reçues voleront en éclat, et que d’autres lecteurs porteront un regard nouveau sur ce métier pas tout à fait comme les autres…

    Bien à vous,
    Sébastien Jallamion

Les commentaires sont fermés.