J’ai pleuré en découvrant ce qu’était devenu le Marseille de mon enfance

Publié le 25 septembre 2013 - par - 4 253 vues
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Je suis née à Marseille il y a 60 ans. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de 18 ans. Quand j’étais petite c’était alors une ville agréable je pouvais me promener avec ma grand mère sur la Canebière sans avoir peur. Je me souviens d’une ville gaie, du soleil, de la nonchalance des gens se promenant ou attablés à une terrasse de café papotant de la pluie et du beau temps, ne se souciant pas de savoir si leur sac allait disparaître subrepticement volé par des Roms ou autres chances pour la France qui sont prêts à vous assassiner pour 10 euros ou vous égorger au nom de l’islam. Il n’y avait pas de femmes voilées. Certes Marseille est un port, donc forcément beaucoup d’étrangers arrivaient : arméniens au début du 20 ème siècle après le génocide qu’ils ont subi par les turcs ottomans, les italiens partis de leur pays pour trouver du travail, idem pour les espagnols, les portugais et les polonais. Pas de problème, ils étaient tous chrétiens, partageant la même culture. Tout ce petit monde se côtoyait sans beaucoup de difficulté.

Ayant rendez vous chez un médecin avenue du Prado (pour ceux qui connaissent Marseille c’est ou c’était une avenue chic) j’y vais en bus au départ d’Aix. Arrivée à la gare st Charles, je décide d’aller sur le Prado à pied passant successivement par le boulevard d’ Athènes, la Canebière la rue de Rome et enfin l’avenue du Prado, environ une heure de marche. J’ai voulu voir Marseille aujourd’hui. J’ai tellement été choquée que chemin faisant je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer voyant le triste spectacle de la France d’aujourd’hui ou plutôt de la France du futur représentée par Marseille, Roubaix, le 93 et bien d’autres parties de notre beau pays. Oui j’ai pleuré, sur mon passé, sur notre passé commun chrétien, par le spectacle de cette ville sale, envahie par les étrangers. Je n’ai croisé que des noirs, des arabes, des roms, des indiens, des blancs ne parlant pas français. Arrivée sur l’avenue du Prado, il y avait le marché, un arabe vendait des corans et une multitude de femmes étaient là voilées faisant leurs achats. Une angoisse sourde m’a envahie, je me demandais où j’étais. Qu’allait il advenir de notre pays qui fut un temps le phare du monde. Aujourd’hui dans cette partie de la ville tout n’est que désolation, burkas, kamis, barbus, commerces halal, trottoirs défoncés, rues sales, des papiers partout, des saletés, des crachats, des gens qui parlent un français vulgaire avec aucun accent marseillais, aucune expression si imagée que j’avais l’habitude d’entendre dans mon enfance. Rien qu’un sabir incompréhensible, de l’arabe, du roumain, de l’indien etc. comment a-t-on pu en arriver là ? Nos politiques ont les yeux voilés c’est le cas de le dire. Pourquoi devrions nous abandonner notre façon de vivre au profit de populations exogènes qui veulent nous imposer leurs habitudes niant notre culture doublement millénaire N’a-t-on plus voix au chapitre ? Doit-on se taire et ne rien faire ? Il est temps d’agir et de se révolter. Lorsqu’un peuple n’est plus maître de son destin, il devient un instrument aux mains des autres.

Sophie Vienne

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