J’ai voté Hollande pour débarrasser la France de Sarkozy, et je ne regrette rien

Devant le déchaînement anti-Hollande que je lis dans RL, j’ai eu envie de donner mon sentiment.

Je constate que beaucoup de patriotes et de résistants ont apporté leur voix  Sarkozy. Eh bien moi, après avoir longtemps réfléchi, pensant d’abord m’abstenir, j’ai voté contre Sarkozy. Voici pourquoi :

Beaucoup ont sans doute été, une fois encore, embobinés par le talent de comédien du bonhomme. Mais moi, de l’entendre se poser en champion de la Patrie, en chantre des frontières et du protectionnisme, en rempart contre l’immigration et l’islamisation, ça m’a tout simplement soulevé le coeur et je n’étais pas loin de cracher sur mon écran de télévision.

Chers amis, avez-vous donc oublié que ce triste-sire est au pouvoir depuis dix ans? Il disposait de tous les leviers pour protéger notre Patrie, notre peuple et notre culture. L’a t’il fait? Non, il a fait le contraire.

Les frontières? En se montrant le valet zélé de ce monstre antidémocratique qu’est l’Union Européenne, en signant tous les traités qui dépouillaient notre chère France de son indépendance et le Peuple Français de sa souveraineté, il a largement contribué à dissoudre notre pays dans le salmigondis européen, où le mot « frontière » est un gros mot obscène.

Le protectionnisme? Partisan de l’ultralibralisme le plus dur, de la dérégulation la plus poussée, il n’a jamais levé le petit doigt pour protéger notre industrie et notre économie des ravages de la mondialisation. Tant de discours grandiloquents contre les banques, la finance, les revenus astronomiques des grands patrons, tant de mots emportés par le vent qui n’ont jamais débouché sur la moindre action. Pour paraphraser J.F. Kahn, a commençait par « La Chevauche des Walkyries » et a finissait par « Viens Poupoule ! »

L’immigration? N’oubliez pas que Sarko était au service du grand patronat qui réclamait toujours plus de main d’oeuvre corvéable et docile, ne réclamant ni droits sociaux, ni protection, et qu’on pouvait sous-payer sans qu’elle ne bronche. Tout cela a contribué  à peser sur les salaires et les conditions de travail des travailleurs français.

D’un côté, prtendre lutter contre l’immigration clandestine en expulsant, à grand renfort de com, quelques péquins qui se sont fait pincer, de l’autre, laisser entrer des trains entiers de nouveaux étrangers illégaux bénéficiant de l’AME (facile, puisqu’il n’y a plus de frontières), pour servir le patronat.

L’islamisation? Sarkozy s’était prononcé contre la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école, et depuis, il a largement contribué, malgré ses froncements de sourcils bidons, à faire prospérer l’islam en France. En dix années de pouvoir sarkozyste, les mosquées, financées par le l’argent public, ont poussé comme des champignons, les voiles et les barbus se sont multipliés dans nos rues, le salafisme a pris de l’ampleur, le halal s’est introduit insidieusement dans nos assiettes, les enseignants ne peuvent plus aborder la Shoah ou la colonisation sans faire face à des broncas dans leurs classes, la critique de l’islam en tant qu’idéologie fascisante est réprimée par une justice gauchisante, avec le concours des associations dites antiracistes, à qui Sarkozy a toujours fourni force subventions, sans jamais les forcer  se modérer. N’oubliez pas que c’est Sarkozy qui a créé le CFCM, laissant les musulmans français entre les mains de cet avatar des Frères Musulmans égyptiens, que Juppé a trouvés si respectables.

 Et là, je ne parle pas de la fascination puérile de Sarkozy pour les Etats-Unis, ce qui l’a conduit à se montrer sous des jours ridicules, dégoulinant de sueur en faisant son jogging ou en maillot de bain sur une plage, tenant sa si pure et si ingénue Carlita par la mimine. Ca l’a surtout conduit  réintégrer l’OTAN, cette machine de guerre surranne au service des USA et  entraîner la France dans des aventures militaires coûteuses en argent et en vies de soldats. Bien qu’Obama l’ait toujours toisé de haut, il n’est jamais revenu de son émerveillement face aux Américains, ces faux-frères, ces faux-culs, soit-disant nos alliés, mais qui ne manquent jamais une occasion pour traîner la France et les Français dans la boue.

Alors oui, dimanche dernier, j’ai pris le bulletin Hollande, car je savais que si Sarko était réélu, ce serait le festival, la folie furieuse. ll a assez montré qu’il n’a jamais réalisé ce qu’il a promis. Sarkozy II, c’tait encore plus d’immigration, plus de Bruxelles, plus d’islam et plus d’américanisme exacerbé.

Mais attention, je ne suis pas devenu partisan d’Hollande, encore moins socialiste. Mais le dégoût, voire la haine de Sarkozy était trop forte. Et je ne veux pas juger Hollande avant de l’avoir vu  l’oeuvre. Au niveau du style, c’est déjà largement mieux. Les accordéons de Tulle me plaisent plus que le décor clinquant du Fouquet’s. Hollande sera devant l’Arc de Triomphe en ce 8 mai, alors que le 8 mai 2007, Sarko était sur le yacht de Bolloré, alors même que Chirac l’avait invité à participer à la cérémonie.

Le droit de vote des étrangers? Oui, c’est un scandale. Mais ne nous affolons pas, Hollande a dit que ce n’était pas une priorité et je suis de l’avis de l’hebdomadaire Marianne qui pense qu’il va laisser traîner la chose et finir par recourir au référendum (très souhaitable), où le NON l’emportera et ainsi se sortir honorablement de cette question embarrassante. De plus, n’imaginez pas que les étrangers vont se ruer dans les bureaux de vote et que demain, Trifouilly-les-Coincoin aura un maire islamiste. Les étrangers ne s’intéressent pas  à la vie politique franaise et vivent plus branchés sur leur communauté et leur pays. Je n’ai guère de crainte  ce niveau-là.

Mélenchon? Il n’aura aucune influence sur le nouveau président, qui n’a pas du tout goûté le qualificatif de « capitaine de pédalo » et qui va soigneusement se tenir  l’écart de ce zébulon illuminé.

Je concluerai en disant que j’attends de voir. Si Hollande déconne, on pourra largement le descendre en flèche, mais ne lui faisons pas d’emblée un procès d’intention. L’homme me semble intelligent, je veux lui laisser sa chance. Et puis, si nous sommes républicains et démocrates, respectons la décision du Peuple Français qui l’a choisi comme président.

Didier MEY

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